‹ Nouveau manuel complet du verrier et du fabricant de glaces, cristaux: pierres précieuses factices, verres colorés, yeux artificiels, etcChapitre 70 sur 127 · FOUR A VITRES, AU BOIS · texte numérisé non relu

FOUR A VITRES, AU BOIS

au four par leur intérieur. Trois de ces arches servent à recuire les creusets, aussi les nomme-t-on arches àpots, fig. 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, A A A ; la quatrième A M porte le nom d 'arche à matières , parce qu’elle est destinée à leur dessiccation avant leur enfournement. Outre son ouverture principale nommée gueule, chacune de ces arches en aune autre connue sous le nom de bonnard SS, par laquelle, lorsqu’on le juge convenable, on fait du feu dans l’arche pour recuire les pots ou creusets.

Un four à fusion pour glaces dure de douze à quatorze mois; la durée des arches va au-delà de trente ans; on n’a donc besoin que de reconstruire les fours, et de les bien lier aux arches.

Nous allons présentermaintenant la description des fourneaux de verrerie des formes les plus modernes et entre autres celle des fours à la houille inventés par M. Dartigues auquel l’art de la verrerie doit de si nombreux perfectionnements. Nous empruntons en partie ces descriptions à l’atlas qui accompagne le Traité de Chimie appliquée aux Arts , de M. Dumas, au recueil des brevets expirés, ainsi qu’à d’autres ouvrages en langue étrangère qui traitent de la verrerie.

Four à vitres, à la houille, d'après M. Dartigues.

Fig. 71, élévation; fig. 72, plan au niveau de la grille; fig. 73, coupe en A B ; fig. 74, plan suivant la ligne AB, fig. 73; fig. 75, coupe en DE; fig. 76, coupe en GH; fig. 77, coupe suivant la ligne F; fig. 78, élévation du corps du four pour montrer de face la disposition extérieure des ouvreaux.

Ce four est à huit pots; on peut y fondre et travailler en vingt-quatre heures 1,500 à 1,750 kilog. de matière à verre à vitre, en brûlant 1,800 kilog. de houille. Celle-ci ne doit pas être trop cassante ; il faut aussi qu’elle ne décrépite pas au feu.

La figure 73 montre les principales dispositions de ce four: C, grille du foyer ; E E, portes pour le charger; D, cendrier; II, pots ou creusets; FF, voûtes placées au-dessous des arches; NN, conduits par lesquels la fumée passe dans les arches. Ces conduits se voient mieux dans la figure 74, sous les lettres P P, où l’on aperçoit la disposition des quatre arches, ainsi que celles de leurs ouvertures S SS S, par où la fumée s’échappe.

Four à vitres, au bois, d’après M. Dartigues.

La figure 79 montre l’élévation du four ; la figure 80, le

plan au niveau des pots; la fig. 81, une coupe prise en travers d’un des pots. Les pots ou creusets sont ovales, ce qui économise la place dans le four. En face de chaque ouvreau se trouve un tréteau sur lequel se placent les ouvriers. A hauteur d’appui, et à la droite du maître ouvrier, se trouve une auge carrée remplie d’eau et une fourchette en fer. Il place sa canne sur la fourchette, et la rafraîchit au moyen de l’eau contenue dans la caisse toutes les fois que cela est nécessaire. Sur le plancher et au-dessous de la caisse se trouve le marbre ou maire, bloc de bois de hêtre dans lequel on a creusé plusieurs demi-poires.

Pour obtenir 100 de verre en poids, on brûle 200 de bois en poids, tel qu’il vient de la forêt. On fait de trente à trente-quatre travaux en 30 jours.

Fig. 82, creuset sur une plus grande échelle.

Fig. 83, marbre sur une plus grande échelle.

Four à étendre les vitres.

Fig. Si, 85, 86, 87, 88 et 89, four à étendre les vitres.

La figure 88 montre le plan du four au niveau du tisard. La figure 89, le plan pris au niveau de la tôle du four à étendre et du four à recuire les vitres. La figure 86 est une coupe en C D. La figure 87, une coupe en AB. La figure 85 est une élévation du côté de l’ouverture de la trompe, et la figure 84, une autre élévation du côté de la porte du fourneau à recuire. Pour échauffer le four, on charge le tisard par les deux bouts. Quand on veut étendre, on ne laisse qu’une petite ouverture du côté du four à étendre, par laquelle on met une bûche de temps en temps. La llamme du tisard se répand dans les deux fours par lesouvertureseeeeee. Fig. 89. Cette figure montre en E É la trompe par laquelle arrivent les cylindres de verre ; en F se trouve la lagre sur laquelle on les étend. Le travail se fait par une porte placée en C, fig. 86. On pousse les vitres dans le four à recuire, où, par la porte L L, on les redresse en les appliquant sur des barres de fer placées en I.

Four à boudinés, Jig. go et g i , four à verre en tables, d’après M. Dartiguhs.

Fig. 92, élévation du four disposé pour le travail.

Fig. 93, plan du même four pris au niveau des creusets.

Les principales dispositions de ce four sont semblables à celles du four à vitres.

Fig. 94, coupe en A B du four à étendre le verre en tables.

Fig. 95, plan du même four pris au niveau des places d’étçndage.

four de verrerie allemand pour bouteilles. 167

E E, trompe pour conduire les cylindres; F, plaque du four à étendre; J, place où sc met l’étendeur; H, ouverture pour passer les tables de verre dans le four à recuire en G; CC, porte par laquelle on polisse les tables de verre de F en G; L, baguettes de fer qui servent à soutenir les tables à recuire.

Four à glaces coulées.

Fig. 96, élévation du four du côté des ouvreaux.

Fig. 97, élévation de la tonnelle.

Fig. 98, coupe suivant la ligne AB.

Fig. 99, plan au niveau du foyer. •

Fig. 100, plan au niveau des arches .

Fig. 101, coupe suivant la ligne CD.

Fig. 102, détail de la fermeture de la tonnelle.

Fig. 103 et 1 0A» pièces qui ferment les ouvreaux.

La fig. 100 montre les principales dispositions de ce four : A est le foyer que l’on charge en bois par les ouvertures ménagées à la tonnelle, fig. 102; C est le siège sur lequel se placent les pots et les cuvettes; B, le plan incliné par lequel ce siège vient se réunir au foyer ; D D, creusets ou pots à fondre la matière ; E E, cuvettes dans lesquelles la matière se prépare au coulage; FFF, ouvreaux; LL, arches à cuire les pots et les cuvettes ; PP, creusets; SS, cuvettes qui cuisent; HH, lunettes ou conduits par lesquels la flamme passe dans les arches. Les arches vides sont destinées à fritter les compositions pour le verre.

L’ouverture A, fig. 97, nommée tonnelle , sert à enfourner les pots. Elle est fermée ensuite, sauf une ouverture carrée que l’on voit fig. 102, et qui sert de tisard pour jeter le bois sur l’âtre. On forme la tonnelle par le haut avec des briques, et par le bas avec des pièces a, b, cc, cW, dont la disposition est indiquée en élévation et en plan.

Les ouvreaux sont fermés par des tuiles, fig. 103 et 104, munies de trous qui servent aies enlever ou à les placer avec des fourches en fer.

Four de verrerie allemand pour bouteilles , chauffé au bois , dapr'es M. Dartigues.

Fig. 107, plan au niveau des sièges.

Fig. 108, plan au niveau des arches.

Fig. 103, coupe suivant la ligne AB.

Fig. 106, coupe suivant la ligne CD.

Bans la fig. 108, G N sont les fours à fritter les matières; seront soit des fours à recuire, soit des fours k

fritter, soit des fours à cuire les pots. Leur emploi varie selon les besoins et les localités.

Four à boudinés, chauffé au bois, d’après M. Dartigues.

Fig. 109, coupe selon la ligne A B.

Fig. 110, plan à la hauteur des ouvreaux.

Ce four peut servir à la fabrication des bouteilles, à celle du verre à boudiné, ainsi qu’à la fabrication de la gobeletterie commune.

Les pots «, 6, e, et leurs ouvreaux CCC, sont disposés pour gobeletterie commune.

Les pots d , e, f, et les deux ouvreaux D, E, sont disposés pour verre à boudiné, savoir : l’ouvreau D, pour commencer le plat, et l’ouvreau E pour l’achever.

Le pot intermédiaire e est destiné à préparer la matière. Les figures 90 et 91 se rapportent à ce même four. La figure 90 est une coupe prise en A B, et la figure 91 présente deux plans. Dans la partie supérieure de la figure, le plan est pris au niveau des arches ; dans la partie inférieure, le plan est pris au niveau deEE, fig. 90.

A’ B’ C’ D’E’F’ G’ H’ F, de la planche 30, montrent la façon du verre à boudiné ; la boule soufflée en E’, puis aplatie en F’ et coupée en G’, est fixée sur la canne par son côté plat. On agrandit l’ouverture, et on étale la pièce en disque. On peut procéder d’une autre manière qui a été indiquée dans le texte.

Four à cristal, au bois.

Fig. 111, élévation dans le sens de la longueur ; fig. 112, plans au niveau du sol et au niveau du tisard; fig. 113, plans au niveau des sièges et à 20 centim. (8 pouces) au-dessous des pots; fig. 114, coupes en A B et en C D delà fig. 112; fig. 115, coupe en EF de la fig. 113; fig. 116, coupe en GH de la fig. 113.

x, trou par lequel les braises allumées tombent dans le cendrier.

y, cendrier ou brasier.

z, encaissement de 5 centim. (2 pouces) au fond du four, pour retenir les scories des cendres vitrifiées, que l’on tire après la fonte, par le trou x.

r, porte par laquelle on nettoie la sole des cendres qui s’y accumulent.

s, s, s, s, etc., ouvertures par lesquelles on met les pots, et d’où on les retire quand on veut les changer pour en remettre de neufs.

c, c, d , sièges formés de briques massives ou pierres de siège destinées à soutenir les pots.

h, h , è, h, pots figurés à leur place.

FOUR ALLEMAND POUR VERRE CREUX. î69

u, u, trous par lesquels passe la flamme du four, pour échauffer les chambres et galeries à recuire le cristal. g, g , portes des chambres à recuire le cristal. i, i, chambres à recuire les grandes pièces et celles que l’on a laissées épaisses pour les tailler à grandes saillies.

f, f, galeries à recuire le cristal avec les bancs de fer, sur lesquels glissent les ferrasses, ou supports des pièces de cristal.

d, d, barres de fer très-fortes, pour retenir les murs du fourneau.

», v, v , ouvreaux ; les uns sont ronds et servent aux ouvreurs ou maîtres ouvriers, ceux qui ont une forme elliptique servent aux souffleurs. Au-dessous des ouvreaux, on aperçoit les trous dans lesquels les souffleurs font chauffer le bout de leur canne à souffler le verre.

p, p, canal que l’on pratique aux grands fours, pour donner de l’air à la flamme au milieu du four. On n’en fait pas dans les fours à douze ou seulement à huits pots.

q, q, fig. 115 et 116, ouverture par laquelle on met les lillettes , (bois de chauffage fendu et séché.)

La maçonnerie des fours à cristal est de cinq espèces :

m *, en pierres ordinaires, ou si l’on veut, en briques et mortier ordinaires.

m 2, en brique ordinaire, cimentée avec un mortier fait d’argile cuite, mêlée avec de l’argile crue.

m 3, briques d’argile très-réfractaire.

Les pierres de siège sont faites avec de l’argile bien épluchée, comme pour les pots; mais on y emploie le ciment plus gros que pour les pots.

m i, briques faites avec moitié sable et argile réfractaire.

m 5, garnissage en épluchures de briques pour le haut du four, afin qu’il garde mieux la chaleur.

Four à cristal, à la houille, d'apres M. Dartigues.

Fig. 117, élévation; fig. 118, vue de face du côté du tisard ; fig. 119, coupe suivant la ligne LL; fig. 120, coupe suivant la ligne K K ; fig. 121, plan au niveau des sièges.

Dans la figure 121, on voit en C, la grille qui supporte la houille ; D D, sont les sièges qui viennent joindre la grille par un talus; E E, creusets couverts représentés plus en détail dans la figure 122 ; F F, Ouvreaux ; G G, cheminées.

Dans la figure 119, M M, sont les chambres à recuire.

Four allemand pour verre creux.

Voici encore la description et la figure d’un four allemand, Fabricant de Verre, \ 5

170 DEUXIÈME FARTiÊ.

à fabriquer ce qu’on appelle dans ce pays le verre creux, c’est-à-dire, tous les articles creux tels que : bouteilles, gobeletterie, bocaux, globes de lampes, tubes, vaisseaux chimiques en général, depuis le plus beau verre de Bohême à grains, jusqu’aux bouteilles les plus communes.

Les dispositions ordinaires d’un four allemand à verre creux, ont été représentées dans les figures 105 à 108.

Ce four est carré et à six pots, et peut servir à la fabrication de tous les verres du genre indiqué.

La figure 123 représente une section horizontale à la hauteur des sièges.

La figure 124, une section perpendiculaire, par le cintre des ouvertures de tirage.

La figure 125, une autre section perpendiculaire transversalement aux sièges.

La figure 126, une vue en élévation par devant, avec coupe de l’arche à fritte.

Il y a quatre arches latérales attachées au four principal A, sous la forme de quatre ailes, savoir : deux arches à recuire g B, et deux à fritter C C. Au-dessus des fondations dans lesquelles sont ménagés des conduits d’égouttage et d’assèchement x, x, x, on a établi la sole ou pierre w, qui constitue le plancher du four. Les deux foyers avec leurs grilles m, m, sont situés au-dessus des cendriers y, y , et opposés l’un à l’autre ; on les alimente de combustible par les cintres 6, b et d , d , tandis que leurs flammes viennent se réunir sur le milieu de la sole, fig. 125, et entrent ensemble dans l’espace a, a, occupé par les pots u, u, w, w, puis sont réverbérées par les quatre parois de la voûte et s’échappent enfin à travers les carneaux c. c, de 20 ccntim. (8 pouces) de largeur, dans les fours latéraux, dont deux, C, C, peuvent être chauffés par des foyers distincts K, K. Le registre S’, ûg. 126, sert à arrêter le passage de la flamme du fourneau A, quand cela est nécessaire.

Les cloisons i, i, i , l séparent les places occupées par les souflleurs, qui puisent dans les pots par les ouvreaux e, e, e; immédiatement au-dessous, sont les ouvertures p,p, p, qu’on peut ouvrir pour enlever les pots qui sont brisés ou usés, de dessus leurs sièges où ils adhèrent souvent. Afin de retenir la chaleur dans le four, les ouvreaux sont faits aussi étroits qu’il est possible et bien plus petits que les pots ne sont grands, et par conséquent, quand il s’agit de changer ces derniers, on les enlève par les cintres latéraux, au nombre ■de deux dans tous ces fourneaux, et qu’on tient toujours ruaçonués, excepté quand on en fait usage.

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