FOUR A LA HOUILLE POUR LES GLACES. Ï
Des cheminées l, sont souvent élevées au-dessus d’un cil de plusieurs ouvreaux, pour enlever la chaleur et les vapeurs des pots, mais elles ne sont pas indispensables et on les supprime assez généralement. Les arches latérales sont accessibles par des portes S, S, S', le bois est placé sur des planchers à claire-voie Z, Z pour sécher; la voûteuest construite en briques ordinaires et les coins sont remplis de sable et de terre.
Fours accolés et à l'air chaud pour les glaces.
MM. Nicholson et Wadsworth, ont pris depuis peu une patente en Angleterre, pour la construction de deux fourneaux de verrerie accolés l’un à l’autre à l’intérieur d’une hotte conique, ainsi qu’on le voit en élévation et en plans dans les fig. 127 et 128 ; chacun de ces fours n’a qu’un tisage pour l’introduction du combustible, ainsi qu’on le voit en t,t, fig. 128. Au moyen de celte disposition, on diminue notablement la capacité du four comparée à l’aire dessièges T, T, et on réalise une concentration plus énergique de chaleur réverbérée et une économie de combustible, avantages qui ' sont encore augmentés par l’application de l’air chaud, lancé par une machine, dans le fourneau au-dessous de la grille, le cendrier ou puits ordinaire, à chaque extrémité du four, étant tenu fermé.
Du reste, il est étonnant qu’on n’ait pas, parmi les moyens économiques, songé plus tôt en France à l’emploi de l’air chaud dans les fours de verreries, application qui a déjà été faite depuis assez de temps en Allemagne, et qui a, dit-on, procuré une économie de 20 pour 100 sur le combustible.
Four à la houille pour les glaces, de Al. Chance.
Les fabricants anglais ont surtout fait dans ces derniers temps, des efforts pour économiser le combustible dans la fabrication des glaces ; en effet si, comme quelques physiciens et verriers l’affirment, on perd plus de 90 pour 100 de la chaleur développée par le combustible dans les fours de verreries le plus communément en usage, on conçoit qu’il y a là un bien vaste champ ouvert aux perfectionnements et aux procédés économiques. Or, c’est pour arriver à cette économie, que M. Chance a imaginé des dispositions mécaniques pour économiser la houille dans la fabrication des glaces, dont nous allons donner une idée sommaire.
Fig. 129, section longitudinale et verticale du four.
Fig. 130, plan à la hauteur des sièges.
Fig. 131, plan à la hauteur des foyers.
Fig. 132, section transversale.
a, a, deux foyers, un à chacune des extrémités de la construction ; 6, pont qui les divise ; c, c, voûtes sur lesquelles reposent les pots ; d , d, ouvreaux; e, e, ouvertures ordinaires pour charger ou travailler les cuvettes ou les pots ; f, f, \ tonnelles pour leur introduction comme on le fait habituellement. On a réservé des espaces entre les cintres c, c, à travers lesquels la chaleur et la flamme du foyer passe et circule autour des pots en s’échappant à travers les ouvreaux d , d en un cône. On voit donc qu’on s’est efforcé ainsi de mettre la chaleur dans un contact plus immédiat avec les pots, ainsi qu’on a tenté de le faire dans un four à flint-glass, mais d’une manière un peu différente.
Système de four et de creusets de verrerie combinés, dit à travail continu, par M. Morlot.
C’est particulièrement dans la fabrication des bouteilles à vin de toute espèce , et celle des verres à vitres dans les fourneaux ordinaires marchant à la houille , que l’emploi du système qui va être expliqué offre, selon l’inventeur, breveté en 18 kh, des avantages que l’expérience et une exécution pratique sont venues confirmer.
La construction des fours de verreries à la houille, et celle des creusets pour la fabrication des bouteilles et des vitres , n’a pas permis, jusqu’à ce jour, de combiner simultanément deux espèces différentes de travaux , qu’on distingue dans les verreries par: «Temps de la fonte, ou travail de la fonte; travail des ouvriers ou soufflage. » Ces deux opérations sont entièrement distinctes; elles n’ont pu, jusqu’aujourd’hui, s’opérer que successivement.
Le nouveau système fait disparaître cette succession du travail des souffleurs au temps de la fonte. Par la combinaison du four et des creusets, par la disposition des arches à fritter, par le mode d’enfournement et de tisage , le soufflage et la fonte se font simultanément et constamment.
Il résulte de l’ensemble du fourneau et des creusets adoptés dans ce système , que , dans un four d’une dimension ordinaire et habituelle, on obtient, par un travail continu, un produit double.
A l’ensemble de ce système, se rattachent des économies importantes dans toutes les, dépendances et tous les accessoires du four.
Les ouvriers verriers échapperont à l’action du calorique , qui, chez les uns, détruit la vue et hâte la vieillesse; chez les autres, absorbe, avant l’âge, des forces dont ils sont privés de bonne heure par le maniement d’instruments très-