CHA.PITRE XXXIII VERRE SOLUBLE
Sommaire. — I. Procédés par voie sèche. — IL Procède» par voie humide. — III. Usage du verre solublc.
Les anciens verriers et les alchimistes savaient parfaitement que lorsqu'on force la dose des alcalis, dans leur mélange avec la silice, on obtient une matière d'un aspect vitreux qui se dissout quand on
la jette dans Teau. C'est même là un moyen dont on s'est servi depuis longtemps pour attaquer beaucoup de minéraux qui ont pour base la silice, et pour en faire l'analyse. Glauber^ en 1648, donna le nom de liqueur des cailloux à une combinaison de silicate de potasse qu'il préparait avec de la silice et du sel de tartre.
On désigne aujourd'hui sous le nom de verre solubie divers silicates de soude et de potasse qui ont trouvé d'importantes applications dans l'industrie ; ce sont :
i*» Le verre soluble de potasse ; 2<* Le verre soluble de soude ; 3^ Le verre soluble double ; 4** Le verre soluble fixateur.
Les procédés en usage pour la fabrication de ces produits peuvent être divisés en deux classes : 1** par voie sèche ; 2° par voie humide.
Dans les procédés du premier genre, on combine la silice et l'alcali en les soumettant ensemble à l'action d'une forte température. Le verre ainsi obtenu est ensuite réduit en petits morceaux, et enfin dissous dans l'eau chaude.
Dans les procédés par voie humide, on attaque directement la matière siliceuse (silex, farine fossile, etc.) par une lessive alcaline, en facilitant la combinaison par l'action simultanée de la chaleur et de la pression.
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