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FABRICATION DES SELS DE PLOKB

Le plomb se rencontre dans la nature à Tétat de sulfure (PbS) ou galène, et TaTemeni à Tétat d'oxyde. On l'obtient à Tétat métallique en décomposant la galène par le fer, sous Tinfluence de la chaleur ; o.n procède encore en grillant partiellement la galène au contact de l'air.

On prépare l'oxyde de plomb en calcinant au contact de l'air le plomb métallique ou un de ses sels facilement décomposable par la chaleur (carbonate ou azotate de plomb).

Si l'on maintient le plomb pendant quelque tempH au contact de l'air à une température un peu supi'^rieure à celle de son point de fusion, sa surface »o recouvre d'une couche irisée qui se transforme rapidement en une matière jaune. Cette matière, qui n'est autre que du protoxyde de plomb, constitue le massicot.

On obtient la liiharge comme produit m/^tallurgiqfie daris l'extraction par coupeliation de rai%'f'nt du plomb riche. Elle contient toujours des qunntlt/^B plus ou moins grandes d'oxyde de cuivre» un peu d'oxyde d'antimoine et quelquefois du plomb m/'tallique. Par digestion avec une solution de cnrbnn«f,e d'ammoniaque ou d'acide acétique, on peut In. dAbnp passer de l'oxyde de cuivre qui s'y tpoi/ve vhti\ou\^ ^( qui, môme à faible dose, c/;loferait le nrisfrtl hh W entrerait.

486 MATIKBfiS PREMIERES

On prépare le minium en chauffant, en présence de Tair et en brassant continuellement, du protoxyde de plomb dans un four à réverbère. La chaleur doit être faible, parce que sans cela Toxyde de plomb fondrait et se transformerait en litharge, qui ne peut pas être changée en minium. Le meilleur minium s'obtient en grillant du carbonate de plomb pur à une flamme oxydante et à une température inférieure au rouge; il porte le nom de mine-orange {rouge de Paris),

On peut aussi obtenir du minium pur en alliant le plomb à une petite quantité d'étain. On met de côlé les premiers produits de la calcination, qui renferment tout le cuivre et l'étain mélangés avec plus ou moins de plomb, en sorte que le bain métallique restant, ne contenant plus rien d'étranger, donne un excellent minium.

Pour reconnaître facilement la présence de ces substances étrangères, on traite le minium à Taide du chalumeau. On en pose une petite portion dans le creux qu*on a pratiqué à l'extrémité d'un charbon de bois, et, en réduisant l'oxyde à la flamme du chalumeau, le minium pur laisse sur le charbon un globule de plomb, tandis que l'oxyde impur y laisse en outre des traces rougeîUres.

Ou bien on étend une couche de minium sur un morceau de faïence ou de porcelaine que Ton expose au feu. Lorsque la matière fondue est jaunâtre, la qualité en est bonne ; si elle est verdàtre, on peut conclure à la présence du cuivre.

ÀiUMINË 457

VIll. ALUMI\E

L'alumine, combinaison de raluminiumay^p, l'oxygène, a pour formule chimique Al-^O*^; elle entre dans la composition d'un grand nombre de minéraux. Plusieurs pierres précieuses employées, dans la bijouterie, ejt entre autres le rubis et le saphir ne sont autres que de l'alumine colorée par quelques oxydes métalliques. Il en est de même du corindon qui est de Talumine pure incolore et cristallisée. Le corindon est après le diamant la pierre précieuse la plus recherchée ; elle s'appelle jnibiSy quand elle est colorée en rouge feu ; topa::,e orientale, quand elle est d'un beau jaune citron ; saphir oriental^ si elle a une couleur bleue ; améthyste orientale, si sa teinte est pourpre ou violette.

Toutes ces substances sont, ainsi que Talumine calcinée, inattaquables par les acides et les alcalis.

Vémeri est également de l'alumine cristallisée mélangée à l'oxyde de fer, et qui, en raison de sa dureté, peut servir à polir beaucoup de corps durs, tels que le fer, l'acier, les verres, etc.

Le papier de verre n'est autre chose que du papier fort imprégné de gélatine et saupoudré d'émeri.

L'alumine peut s'obtenir soit anhydre, soit en combinaison avec l'eau. On peut facilement se la procurer sous cette dernière forme en décomposant le sulfate d'alumine ou l'a/un, en dissolution dans l'eau, par Tammoniaque, ou mieux par le carbonate d'ammoniaque ; il se forme un précipité gélatineux qui est de Valumine hydratée.

Cette substance qui est blanche à l'état humide, devient translucide en se desséchant. Si on la chauffe Verrier» Tome II. 26

progressivement à une température supérieure au rouge, elle perd son eau d'hydratation et constitue alors l'alumine anhydre. On peut encore obtenir directement cette dernière en décomposant parla chaleur, soit le sulfate d'alumine, soit le sulfate double d'alumine et d'ammoniaque, connu sous le nom d'alun ammoniacal ; il reste, après la calcination dans le creuset, une matière blanche très légère qui est l'alumine anhydre.

L'hydrate d'alumine est insoluble dans Teau ; il se dissout facilement dans les acides, ainsi que dans une dissolution de potasse ou de soude ; dans ce dernier cas, l'évaporation lente de la liqueur fournit un composé cristallin qui est l'aluminate de potasse.

La solubilité de l'alumine dans l'ammoniaque est très faible ; néanmoins on ne saurait se servir de ce réactif pour précipiter l'alumine s'il s'agissait de la doser ; on évite cet inconvénient en remplaçant ce produit par le carbonate ou mieux par le sulfhydrate d'ammoniaque, qui n'exercent aucune action dissolvante sur l'alumine.

L'alumine anhydre et chauffée au rouge se dissout très facilement dans les acides, ainsi que dans la potasse ou la soude.

L'alumine hydratée s'unit aux matières colorantes d'origine organique, et donne naissance à des composés présentant des couleurs variées qu'on emploie dans la peinture sous le nom de laques.

L'alumine est infusible au feu de forge le plus violent, mais elle fond à la température produite par le chalumeau à gaz hydrogène et oxygène.

Quand on soumet l'alun, additionné d'une très

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