XVI. OR
L'or pur donne de la dorure jaune ; en alliage avec l'argent, il donne Vor vert ; avec le cuivre, il donne l'or rouge. L'or sert à colorer le verre en rouge rubis.
L'oxygène n'exerce d'action sur l'or à aucune température.
L'acide sulfhydrique ne le ternit pas. L'acide sulfurique, l'acide azotique et l'acide chlorhydrique ne lui font subir aucune altération ; ces deux derniers acides réunis pour former Teau régale le dissolvent très facilement et donnent naissance à du sesquichloriire d'or.
Si l'on ajoute à l'acide chlorhydrique une substance qui soit susceptible de lui faire abandonner du chlore, telle que le bioxyde de manganèse, le peroxyde de plomb, l'acide chromique, etc., l'or se dissout. Le chlore et le brome l'attaquent rapidement même à froid ; l'iode n'agit sur lui que très faiblement.
Les alcalis caustiques ne l'attaquent pas,, même sous l'influence d'une température élevée, pourvu que l'oxygène n'intervienne pas ; dans ce cas, il se forme un aurate.
L'or employé pour la décoration du verre ne doit point contenir de cuivre. Celui-ci, en s'oxydant au feu, retirerait tout le mérite que l'or tire de son éclat, de sa couleur, de son inaltérabililé.
On peut retirer l'or à l'état de pureté des monnaies ou des bijoux ; on les dissout dans l'eau régale, puis