OR
on cûQcentre la liqueur pour enlever Vexci^vt d'acida. L'argent forme du chlorure d'argent qu'on «éparo par lévigation ; on étend d'eau le chlorure d'or et celui de cuivre qui restent mélét», et qu'on Hi^pare au moyen de sulfate de protoxyde de fer. L'or hh prôolpite alors sous forme d'une poudre brune (pi'on laiitMu déposer : on décante le liquide surnageant formé de perchlorure de fer et d'un excès de sulfate de protoxyde du même métal. On lave à l'eau froide à plusieurs reprises ; il se dépose, au sein des dernl^ren eaux de lavage, de l'hydrate de peroxyde de fer qui se mélange avec l'eau et qu'il faut éliminer : on y parvient par un dernier lavage à l'eau bouillante additionnée d'acide chlorhydrique. On lave encore h l'eau bouillante tant que l'eau reste acido.
Il est indispensable de faire sécher la poudre d'or au-dessous de iOO degrés pour éviter que le métal ne se lamine sous l'action de la tnolette, qui doit \a réduire en poudre assez fine pour qu'on puisse le mettre au pinceau sur les pièces à décorer.
Lorsqu'on emploie la couperose verte pour précipiter l'or, ce métal est en poudre dense qui donne une dorure solide. Lorsqu'on veut obtenir une dorure plus légère, on remplace le sulfate de protoxyde de fer par le nitrate d'oxydule de mercure, qui laisse un dépôt d'or métallique, volumineux et plus brun que l'or précipité par la couperose. C'est de cet or, dit au mercure, que le commerce fait principalement usage pour la dorure des porcelaines, faïences, verres et cristaux.
POURPRE DE GASSIUS
Lorsqu'on verse dans une dissolution étendue de chlorure d'or une dissolution renfermant des équiva-
lents égaux de bichlorure et de tétrachlorure d'étain, il se formé un précipité de couleur pourprée plus ou moins riche, observé pour la première fois par Cassius, chimiste de Leyde, en 1663 ; de là le nom sous lequel on le désigne.
On peut faire usage de recettes variées pour la préparation de cette substance, qu'on emploie avec avantage pour la décoration des verres et des poteries.
Le procédé le plus souvent employé consiste à mélanger une solution de chlprure d'or et de sesquichlorure d'étain.
Un autre procédé donnant les meilleurs résultats, suivant M. Bolley, est le suivant : on fait digérer i0,7 parties de perchlorure d'étain ammoniacal avec de rétain, jusqu'à ce que celui-ci soit dissous, on ajoute 18 parties d'eau, on étend d'autre part la solution d'or avec 36 parties d'eau et on mélange les deux liquides.