‹ Nouveau manuel complet du verrierChapitre 20 sur 194 · IV. DOBt'ISfc · texte numérisé non relu

IV. DOBt'ISfc

Les procédés de dorure «ont t**^ w,-- '^*;^t. *r. peut les classer en trois i?n^»upfr^ : j* c r.** t: :« feuille qui s'exécute pour !<• *vrr»r fy>:;.:r i- j/. .♦ ;.. -vr autre matière, en déposant l'or en Ur. ..< h.f t'j<mixtion préalablement couchée fcur m, r*r»^<r. t* *j ^ . en séchant, détermine l'adhérenee. I*i.it 1* do*^.!* ;>oi? des procédés chimiques déterminant ua4!; acf>^f.i>' beaucoup plus énergique, gré/::*? à la/;ia»rj.«f on o a plus à craindre de voir se àkVunhttr Vift, ^Ài pur J#f frottement ou Faction de l'humioité. ^>ux-4:i be t^ubdivisent à leur tour, suivant que l'on eftt obligé de cuire ou non. Cette dernière classe offre l'avantage de dispenser du brunissage qui, sur des t^uri&cei< en creux, est souvent impossible à pratiquer. Nous don- Ci) PolifUekmiitkeg NtixbUlt, 1869, n« 10. p. 145.

nerons, parmi tous ces procédés, les plus intéressants.

En Bohême, on opère par un procédé en tous points analogue à celui de la peinture et qui permet, par suite, d'obtenir par le pinceau des dessins en or aussi fins et déliés que s'il s'çigissait de toute auti*e couleur. On dissout de Tor fin dans Teau régale, et on le précipite ensuite de sa dissolution par le sulfate de protoxyde de fer. Le précipité fourni est recueilli sur le filtre, bien lavé, desséché, mêlé avec un peu de borax calciné et pulvérisé fin. On forme ensuite avec ce mélange et de l'essence de térébenthine une bouillie épaisse, qu'on applique au pinceau sur le verre. Celui-ci est ensuite porté à un feu de moufle assez élevé pour vitrifier le borax. Il ne reste plus qu'à brunir l'or ainsi fixé, par les procédés ordinaires.

Pour l'argenture, on prépare les poudres d'argent en précipitant l'azotate d'argent par un barreau de cuivre. Pour le platinage on emploie le chlorure double de platine et d'ammoniaque bien lavé.

La dorure éclatante et durable ne prend bien sur verre que par le moyen de la chaleur. Les dorures à froid présentent, il est vrai, une belle apparence, mais s'enlèvent quand on lave les pièces.

Pour préparer la liqueur convenable, on ajoute à 1,000 parties d'or dissous dans l'eau régale, â92 parties de chlorure de sodium. On évapore à siccité et on laisse la chaleur agir jusqu'à ce que tout l'acide libre soit chassé, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'on n'en sente plus l'odeur. On fait dissoudre le résidu dans assez d'eau pour que le liquide contienne exactement i gramme d'or par litre. Cette première solution sert

à en préparer deux autres. Pour la première, on mêle à 50 centimètres cubes de la solution d'or, SO centimètres cubes d'une solution de soude de 1^035 de densité et 300 centimètres cubes d'eau, on porte le tout à rébuUition et on laisse réduire ainsi à âoO centimètres cubes.

Pour la deuxième solution, on prend les mêmes quantités de solution d'or et de solution de soude ; on y ajoute 230 centimètres cubes d'eau et Ton place le mélange pendant une demi-heure au bain-marie bouillant. On mêle ensuite les deux liquides.

Lorsqu'on veut dorer l'intérieur d'un vase de verre, on y verse la dixième partie de son volume d'un mélange de deux parties d'alcool et une d'éther, on le remplit entièrement de la solution d'or encore chaude et on le place dans de l'eau dont la température ne doit pas dépasser 80° C.

Au bout de 10 ou 15 minutes, le verre se couvre d'une pellicule brillante d'or; aussitôt que les parois observées par transparence ne laissent plus pénétrer la lumière ou paraissent d'un vert très foncé, on retire le bain du vase.

Pour distinguer une dorure fine d'avec une inférieure, on pose dessus une goutte de solution de chlorure de cuivre.

Si l'or est pur, il ne manifeste aucun changement, s'il est allié, on le verra noircir.

Procédé G. WiUiam

On dissout l'or dans l'eau régale et on le précipite par l'ammoniaque liquide. On lave avec soin, on filtre la dissolution et l'on obtient un résidu métallique jaune et volumineux qui, pour le but proposé, a

besoin d'être conservé à l'état humide jusqu'au moment où Ton doit préparer la composition pour la dorure.

Quand on veut s'en servir pour cet objet, on mélange ce résidu avec un composé adhésif formé de 2 parties de la plus belle poix de Bourgogne, 2 parties de vernis des peintres, et lorsque la masse a été mélangée, incorporée et est parfaitement sèche, elle a perdu sa propriété explosive et peut être travaillée en toute sûreté. Ce composé, mélangé au borate de bismuth, produit une dorure d'une grande solidité, mais qui a besoin d'être légèrement brunie.

Procédé Bôttger

M. le professeur Bôttger a proposé le procédé suivant de dorure sur verre.

On emploie pour cela trois solutions préparées à l'avance, se conservant longtemps et qu'il suffit de mêler dans des proportions définies avant d'opérer:

i^ Solution de chlorure d'or dans de l'eau contenant i gramme d'or dans 120 centimètres cubes. Cette solution se prépare en dissolvant l'or dans l'eau régale, et évaporant l'excès d'acide. 11 peut rester un peu d'acide libre, il faut seulement que l'or soit rigoureusement pur.

2° Solution de soude à la densité de 1,06. On peut employer la soude ordinaire du commerce.

3^ Solution réductrice. On mêle 50 grammes d'acide sulfurique à 66°, avec 40 d'alcool et 35 d'eau. On ajoute 50 grammes de peroxyde de manganèse, réduit en poudre fine, on fait distiller au bain de sable à douce chaleur, en recevant les vapeurs dans

DOIUIE dd

50 grammes d'eaa froide, et opéraot jusqu'à ce que ce volume ait doublé. On décompose cette liqueur avec 100 centimètres cubes d'alcool et 10 grammes de sucre de canne interverti par Tacide azotique ; on porte le mélange par addition d'eau à 500 centimètres cubes. Le sucre interverti se prépare en faisant fondre 100 grammes de sucre ordinaire do canne dans 70 centimètres cubes d'eau, ajoutant 5 grainmes d'acide azotique à 1,34 de densité, et en faisant bouillir le tout pendant un quart d'heure.

Pour dorer une pièce, on prend 1 volume de la solution de soude, 4 de la solution d'or, et 1/35 ou 1/40 au plus de la liqueur réductrice. Le mélange prend prompte ment une couleur verte due à l'or qui se sépare ; on le met aussitôt en contact avec le verre. A la chaleur moyenne de 18® C, en une heure et demie, on obtient une couche transparente d'une magnifique couleur verte, qui devient presque opaque si on fait durer l'opération 3 heures. On lave et sèche à la température ordinaire.

Ce procédé, imaginé en vue de la préparation des miroirs pour les instruments d'optique, a reçu certaines simplifications. La solution d'or ne change pas, celle de soude est formée par 6 grammes de soude caustique dans 100 centimètres cubes d'eau. La solution réductrice se prépare en mêlant 2 grammes de sucre ordinaire d'amidon, 24 centimètres cubes d'eau, 24 centimètres cubes d'alcool à 80 centièmes, et 24 d'aldéhyde du commerce à 0,870 de densité. Seulement alors que la première peut se conserver plusieurs mois en vases clos, il ne faut pas préparer celle-ci plus de un ou deux jours à l'avance.

Pour dorer un vase on y verse, de manière à le

remplir à moitié, 4- volumes de^ la solution d'or, i de celle de soude, i/16 de la solution réductrice. On met toutes ses parois en contact avec le mélange et l'opération est achevée en cinq minutes. L'excès d'or qui se précipite peut être recueilli sur un filtre et utilisé de nouveau. En répétant cette opération plusieurs fois, on augmente à volonté l'épaisseur de la couche d'or déposée.

Procédé Sch^varzenbach

Le procédé employé par M. Schwarzenbach^ de Berne, consiste à dissoudre du chlorure d'or pur dans l'eau distillée bouillante. Cette liqueur (A) est rendue normale, de telle sorte que 1 litre de solution contienne 0 gr. 300 d'or métallique ; on la rend alcaline par Taddition de carbonate, de soude.

On prépare une deuxième liqueur (B), avec une dissolution saturée d'hydrogène protocarboné {éthylêne) dans l'alcool ; on étend cette liqueur de son volume d'eau ; puis une troisième liqueur (C) formée de 25 centimètres cubes de la liqueur (B) et de 200 centimètres cubes de la liqueur (A).

Cette liqueur (C) est versée entre la glace à dorer et une feuille de verre placée à 3 millimètres audessous de la première. Après 2 ou 3 heures de contact, la dorure est terminée. Il ne reste plus qu'à laver et sécher la glace.

Procédé E. Hansen (1)

Ce procédé est applicable aussi bien à la dorure qu'à Targenture et au platinage du verre. On dissout du soufre dans de l'essence de lavande

(1) Potytechniiches Notizhlatt, t. XXXI, p. 287.

BOBUilE ÎH

jusgo'à c^insistanrf «eiuHfluidtt. oii y mélanirr iint' solution «tbf»réf dt* chlorure d'or ou de chlorure de plalÎDe rt Ton concentre de nouveau à une douce <^alenr. La coniposhion ainsi uhtenue est appin qnée an pinceau snr le? surfart^s à roetaliiser. après quoi on j»orte les objets dans un moufle et on les chauffe avec précaution jusqu'à ce que le soufre et les matières volatiles aient été éliminés. Il se forme ainsi un dépôt d'or ou de jihitine qu'on peut alors recouvrir d'une couche uniforme d'arpent, d'or ou de platine par voie {ralvanique.

De même que] »onr Fatg-entu re 1 le verre d em a ti d e pour la dorure et le platinage à être soipneuseuu^nt aettoyë. Les procédés de décapag'e sont les mêmes que pour Taisent ure.

Naturellement, les solutions d'or ou de ])latine sont substituées à la solution d'aryen L On enijil(»ie également Thyposulfite de soude : les solutions dOr et de platine sont préparées ainsi qu'il suit :

Solution auHquc. — Deux équivalents chimiques de pepchlonire d'or alliés avec un équivalent chimique de citrate d'ammoniaque.

On dissout dans un litre et demi d'eau, 30 grammes chlorure aurique, et on filtre cette dissolution. On fait un mélange, à part, de 19 grammes d'acide ' citrique préalablement dissous dans quatre ou cinq fois leur poids d*eau distillée et de 10 grammes d'ammoniaque liquide.

On met ce mélange reposer une ou deux heures pour le faire refroidir, puis on verse dans la dissoln-

(1) Voir page 61 : Procédé Petit-Jean pour Targenture.

tion le chlorure aurique. La solution est prête ainsi à être employée. Il ne faut la préparer qu'au fur et à mesure des besoins.

Solution de platiHe, — Un équivalent chimique de perchlorure de platine allié avec un équivalent chimique de hitartrate de soude.

On dissout dans un litre et demi d'eau distillée 30 grammes de chlorure platinique, et on filtre celte dissolution.

On y verse ensuite 25 grammes de hitartrate de soude préalablement dissous dans huit ou neuf fois leur poids d'eau distillée.

Dans cet état, la solution de platine est prête pour l'usage. Il faut, pour la dorure et la platioure, suivre la même marche que celle indiquée pour l'argenture.

Page 1