CUIVRE
a Le cuivre à son plus haut degré d'oxydation donne au verre, complètement exempt de fer, une couleur bleu de ciel, inclinant plus au vert qu'au pourp»*" '
k son état le plus inférieur d^oxydation lui communique une couleur rubis.
« A toutes les époques aussi bien qu'aujourd'hui, le verre h vitres rouge a toujours été coloré par le protoxyde de cuivre, mais il n'est pas facile d'obtenir cette couleur, parce qu'elle n'est nullement fixe ; il faut la saisir au moment convenable, et cette production est la source d'un grand nombre d'observations intéressantes et curieuses. Lorsque le verre rouge est dans l'état propre à être soufflé, si on le verse avec une cuillère dans Teau, de manière à opérer un refroidissement subit, il produit du groisil vert jaunâtre ; si ce groisil jaunâtre est chauffé jusqu'au point de fusion et refroidi lentement, la couleur rouge se montrera graduellement à mesure que le verre refroidira, en devenant de la teinte du plus beau rubis, inclinant plus à l'orangé qu'au pourpre. Dans quelques cas, cette couleur est tellement délicate que le refroidissement qui résulte du procédé usuel de fabrication, s'oppose à la manifestation de la teinie rouge, et il est nécessaire d'exposer la pièce de verre fabriquée à la température de l'arche, cas dans lequel on voit la couleur rouge augmenter graduellement jusqu'à ce qu'elle atteigne sa plus grande intensité.
a Si la température de cette arche est trop élevée ou si le verre rubis déjà fait est placé dans un moufle trop chauffé, la couleur rouge orangé clair tourne bientôt au rouge cramoisi puis au pourpre. Si la chaleur augmente, il prend une teinte bleuâtre^ puis en*suite il se décolore. Il est donc reconnu que le verre rubis doit être exposé à la plus basse température possible pour obtenir les teintes les plus éctatantes.
« On conclut «le ce* •jbanrv^K.tiiitt im* »* '^»*— *- Lin*lequel le enivre est f:rfrJJ^rl i t " '«itr ik ir- ^lo: ' ik ; •.•• une additioD d'étaîo o*i «ir Xiir-i^r»^ »iii/i» anp'L-*^. est apte à acquérir sm^cesntMitiun:: nnr^ fx vifii^ri;*? du spectre y dan« des «rîrr^^rsîsMii**»* ri- u* iiu-i.î«*»^i pas être l'effet d'un* mt:»i.îi'a:.i.a i«p iT-r-^u*
« L'oxyde d*ar]|^at letst rv^^m^it t,.i «^v ui: n»".*!!ges qu'on fond dans [<i^ 5:«ir^ t^ / *r'*r-i*. ii^tt** *^i^ ployé généraleineni p»jijr «ïio'.r^r »^ r>.^> >^ ,ît-.r.i' transparent, sur la ^nH^j^ -i^i^r^ . -^-r *'.**ij: ^ ** cuit. Cette couleur ett prrj#i :.r^ tti-* 40: \i.n o* ; ridant ou /Ziu: ; il est îe,.*-!ij*îi; -^-'.>*'«-*.l •* : ^m-^.»: -* à la surface du verre •vj ci l.nvr*-*^ v>r >-. .* ,»• portion d'oxyde, 00 d'urï*rr{ .-^j'^.o: ..^ t i-->*-" ..t.- * un grand état de divUi^-xi. z>r ^'•^' 4 . - *-' ,t,.'-j' neutre, tel que de ï^r^,:^ p ,.ir- ♦.^ .•. > . : :.* rouge de fer, et d*exp»>^r :- ..r-»-'-r e a •' i-^^. • : . moufle. Le récipient est et* . Vr»r^. *^i-r -^, jrt- -*^ .••en brossant la surfae^ »i > -.r-»»: , "-. *...»'> », ^ loré en jaune j qui varirr tt^'r^, ^ /,»'* '- ':- ... iaune verdâtre et V orangé for^-^^. »^ . **- : a \ -^i.' . -^ d'argent, et spécialement ia q .* > : . iJr»-*»r.
« On peut oiéme prrj.i'jîrfe -j'^r o , posant deux fois le verre à .* ".-iK. Dumas a trouvé, par ur**; 4'.^;. ♦r •^•,p,>,î»^. que le verre qui est suscepui/le «ie ;,r<r'j:.»% ,*ft vr -. >-e foncées, est formé d'éléments q^i se f*>>f >..',«: -jt ^ plus des proportions déûoies-, f:*? q-ji ft<''/'/'":e *i>*r cette observation que le verre doit usoir é*é <i*-;y,^.. >• de tout son excès d'alcali par une fukjju \tr*Àéimy^*nc 4
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122 VERftES COLORÉS
une haute température pour prendre les teintes foncées é'orangé et de rouge,
« Il est important de ne pas chauffer le moufle à une trop haute température, autrement la surface du verre sur laquelle on a déposé l'argent deviendrait opalescente, quoique, regardée par transmission, elle reste toujours jaune ou orangé. Le verre, observé obliquement, réfléchit une couleur bleue opaque, et à une température encore plus élevée, il a des dispositions à paraître rotige pourpre quand on le regarde par transmission, quoique Topacité de la surface soit encore augmentée et soit passée au jaune brunâtre.
« Si au lieu de teinter le verre dans un moufle, l'argent ajouté à un mélange de flint-glass est fondu en pots couverts dans le temps le plus court possible, le résultat est une matière agatisée demi-opaque, qui par les effets combinés de la réfraction et de la réflexion présente toutes les couleurs du spectre. Cet effet est plus sensible si la surface du verre, qui est généralement vert jaunâtre opaque, est taillée à difn férentes profondeurs. Ces effets sont produits par les inégalités dans le refroidissement , comme nous l'avons vu pour le manganèse et le cuivre.