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On obtient le rouge ordinaire avec I partie

les recettes 22, 26 et 63, ces deux ingrédients, avant d'être ajoutés à la couleur, sont mélangés et fondas à une hante tempéntiire dans nn creaset de Hesse, versés dans un mortier de fer, polvérisé» après le refroidissement et lavés i Teaa par décantation, tandis que le fondant de sable, de litharge et de verre de borax, comme pour les recettes 32, 59, 68 et 74, le sable et la litharge sont bien, comme il vient d'être dit, fondus et pnlvérisés, mais le boni tevr est simplement ajonté et pulvérisé avec eux, mais jamais iondu avec leur pondre.

PRÉPARATION DES COULEURS i65

de sulfate de fer, calciné à uoe température très élevée» lavé par décantation à 4, 5 ou 6 reprises différentes avec de Teau chaude, desséché et broyé fia avec 3 parties de fondant.

Fondant : 4 parties de sable et 12 de litharge.

23. — Pour rendre plus stable ce safran de Mars, qui est extrêmement léger, on le calcine avec du sel marin fin et blanc, porté préalablement dans un creuset couvert à une température voisine du rouge ; on ajoute une partie de ce sel à une partie de safran dans un mortier d'agate ou de verre, on pulvérise avec soin et on remplit de cette poudre un creuset qu'on soumet à une chaleur de plus en plus élevée, en l'entourant successivement et complètement de charbons incandescents. La masse retirée du feu et refroidie est versée dans un mortier, réduite en poudre fine, décantée trois à quatre fois à Teau chaude en agitant soigneusement à chaque nouvelle addition d'eau avec une baguette en verre pour enlever complètement le sel. Quand Teau de lavage ne tient plus en suspension de matière colorante rouge, on décante, on lave encore une fols à Teau pure, puis après le séchage on broie finement pour l'usage, puis on broie avec une partie du fondant précédent. Pour opérer avec plus de sécurité, on peut dissoudre préalablement le sel marin dans l'eau, filtrer et évaporer. Enfin il est plus prudent, pour le succès de l'opération, de faire usage d'un creuset neuf et qui n'a point encore servi.

24. — Ou bien, parties égales d'ocre jaune, d'oxyde jaune de plomb ou de silicate de plomb, d'antimoine, de sulfure de cuivre et de sulfure d'argent, triturés finement à l'eau, puis portés sur le verre sans addition de fondant.

1^ PEINTURE SUR Y^RRB

Î5. — i partie d'argent renfermant du cuivre, par exemple celui des monnaies, fondu avec 2 parties de sulfure d'^anttmoine, pulvérisé et mêlé à autant d'oxyde rouge de fer ou colcotar. Ce mélange s'emploie également saad fondant et s'étend conlme le précédent en couche assez épaisse à la surface du verre qui, à la- température nécessaire pour la cuisson, se colore en rouge. Le surplus de la masse est enlevé après l'opération avec une spatule.

26. — i partie d'argent, 2 parties d'antimoine sulfuré rouge et 1 partie de soufre, rendus liquides par la fusion et mélangés pour l'usage à 2 parties de fondant.

Fondant : A parties de sable et 8 de litharge.

27. — Ou bien, 2 parties d'oxyde rouge de fer, 4 partie de gomme, 4 parties de silicate de plomb et 6 parties de la plus belle sanguine. On commence par broyer très finement sûr une glace le silicate de plomb, puis on y ajoute la litharge, la gomme et l'oxyde de fer, et après que le tout a été bien incorporé, la sangfuine pulvérisée, on broie le tout au plus haut degré de finesse possible, puis on mélange dans un verre à pied, avec la quantité d'eau nécessaire, 120 à 130 grammes pour faire un sirop de peu de consistance. Eh été, on place le mélange au soleil, et en hiver près d'un poêle ou dans un four, en le garantissant avec le plus grand soin de la poussière, sans cependant s'opposer à l'èvaporation par les moyens dont on se sert pour le couvrir, en le couvrant d'une cloche en verre sur les parois de laquelle les vapeurs se condensent et ruissellent. .On laisse ainsi le liquide en repos pendant trois jours, les parties pesantes se précipitent au fond du verre, et la

liqaeur se miMitre soi le» bordai «^n aaattftus ttii^i i— •ride» d'une belle coulenr rouç»; : jq ji ip^ram*- tu •> soigneusement et on procède de oieine j ir? ir-<»fdemment jusqu'à ce que, par de» leraa'iujina .>j^tées, on ait extrait toute la L'oa.eur -ii i»^t**,i. Xj.rt on l'évaporé à aicdté dans une «^apsii^ -ta f'tr^. « une douce chaleur, celle du *ii»îLi iK^Lr." (.**; p*,iî— sible, et on le conserve pour /isa,r^- îl:,.\l'.j".k^ letat encore liquide et avant d-i^'*î e-i-'-^rv-x^-:^ sèche, cette couleur est V.ij.j.-^ pi ..-^ f. k •:': '^,r éclatante qu'après la des*n!cati«.D. 000.-$^ j: î^.-.ox état, on en fait usage sans ia af.v^r ^c*r'à^.:,x".:..^,i. opération qui lui enlèverait -sà tran.'rca.'^fLi:*^ < t., a éclat. Bien préparée et emplr^vèe av-«: i:*«r*îî*:. ^.< surpasse, sous ces deux rapp«jrt*, > p i- i>r . ; »». j^»? des anciens.

28. — On prépare im ruuçe bri^ii^r 4.c»: 1 ;«.ir. * d'oxyde de fer et 12 d'un jaua«f d «^rT^s «4 . »-#î :*:; ^\^ 1 partie de sulfate baâque d^ fer et I y^"^,^*: d vx^atr de zinc et mêlé à 5 parties de f*jcdant.

Fondant : \ partie de sab e, 3 p.7.rt:•r^ de luiniuai et i/8 partie de borax cakiaé. qu'on pulvense» mélange, fond, dissout, sèche et broie, comme au q* il.

29. — On prépare on rouge de chair eu faisant fuser par la chaleur du sulfate de fer et de laluo réduits en poudre grossière, et poussant la teiui>érature jusqu'à l'apparition de la couleur désirée ; on lave le résidu à Teau chaude et on le mélange à 1 ou 2 parties de fondant.

Fondant : 6 parties de sable quarlzeux, blanc, lavé et calciné ; 4 parties d'oxyde jaune de plomb ; I partie de borax et \ partie de salpêtre, traités comme au n« 21.

30. — Rouge sombre : I partie de sanguine préparée avec 3 parties de fondant mélangés et broyés sur glace.

Fondant : 4 parties de sable et 8 de litharge.

31. — On prépare le pourpre de Cassius en précipitant une dissolution d'or (celle de chlorure) par une dissolution d'étain (chlorure d'étain). C'est de la plus ou moins grande quantité de l'étain qu'on ajoute et de l'état d'oxydation plus ou moins considérable des solutions que dépend la nuance de cette belle couleur rouge, telle que l'écarlate, le carmin, le rose, la couleur de chair, etc., ou bien le violet ou le brun. Pour s'en servir, on y ajoute 4 parties de fondant.

Fondant : i partie de pierre à fusil, portée au rouge trois ou quatre fois de suite dans un creuset et chaque fois plongée dans l'eau, puis pulvérisée dans un mortier de porcelaine, passée au tamis de soie ; 1 i/4 partie de borax calciné et S/8 partie de minium, le tout fondu ensemble puis trituré finement.

32. — On dissout 1 partie de feuilles d*or dans de l'eau régale, on verse la solution dans un verre, on rétend de 15 parties d'eau de pluie et on y ajoute 1 i/2 partie de copeaux d'étain fin qu'on a fait dissoudre dans de l'acide chlorhydrique, laissé refroidir et qu'on verse en agitant continuellement. Après avoir abandonné le mélange au repos pendant un quart d'heure, on verse 1/2 partie. d'urine pure et on remue avec soin. Au bout de deux heures environ on décante la liqueur qiii surnage le pourpre qui s'est déposé, on lave celui-ci avec soin, puis quand il est sec on le dépose dans un vase plat de porce-

l&iae, on le couvre d'un papier et on l*expose en cet état sur des charbons ardents jusqu'à ce que le papier soit charbonné. Le pourpre s'emploie avec 1i parties de fondant.

Fondant : \ partie de sable, 2 de litharge et 3/ A de borax calciné.

33. — On dissout une pièce d'or dans de l'eau régale ; la solution est débarrassée par décantation du chlorure d'argent qui s'est formé par suite de l'alliage de ce dernier métal avec l'or; on lave ce chlorure à l'eau distillée qu'on ajoute ensuite à la solution aurique ; on évapore celle-ci sans filtration à une douce chaleur jusqu'à ce qu'il se forme à sa surface une pellicule cristalline et qu'en penchant un peu le vase d'un côté on voie une petite portion de la solution rouge se faire jour à travers la pellicule. Alors on laisse refroidir la masse qui se concrète de plus en plus, puis qu'on dissout sans plus attendre et pour éviter qu'elle ne tombe en déliquescence, dans iO fois son poids d'eau, et enfin qu'un filtre pour en séparer une faible portion d'or réduit. On conserve une portion de ia quantité d'eau qui a été pesée pour laver le filtre et on ajoute à la solution. — Pour préparer la dissolution d'étain,on peut très bien se servir du sel d'étain cristallisé du commerce, qu'on fait sécher quand il est humide en le pressant entre des feuilles de papier gris. Une partie de ce sel est dissoute dans 4 parties d'eau distillée, on filtre la solution et on l'emploie aussitôt sa préparation, parce que plus tard elle attire l'oxygène de l'atmosphère, se trouble et dépose sous forme de poudre blanche un chlorhydrate basique d'étain. Puis d'autre côté on fait dissoudre 1 partie de gomme Verrier, Tome II. 10

arabique dans 3 parties d'eau distillée chaude, on filtre à travers le papier gris et non pas le papier à filtre ordinaire, à travers lequel le liquide dense et visqueux ne passerait pas. Quand on a préparé ainsi ces trois liqueurs, on ajoute à iOO grammes d'eau distillée 1,50 gramme de la dissolution de gomme, puis, en agitant avec le plus grand soin, 0,75 gramme de la dissolution d'étain ; le vase dans lequel on pose cette dernière est lavé avec un peu d'eau, puis on ajoute aussitôt au tout 1 ,26 gramme de la dissolution d'or pesée dans un vase qu'on lave avec la liqueur mélangée elle-même. La couleur qui résulte des proportions indiquées est le brun-rouge vif, mais quand on s'en sert pour la peinture sur verre, elle se développe et devient du plus beau rouge pourpre. Pour prévenir l'action de l'acide devenu libre dans la liqueur par la formation du pourpre, acide qui altère un peu cette couleur, on rétend avec deux fois son poids d'eau et on y dissout 0,55 gramme de bicarbonate de potasse, puis ou mêle comme il a été dit avec la dissolution d'étain mélangée à l'eau gommée. Afin de séparer le pourpre dont la précipitation est quelquefois rendue difficile par la gomme, on ajoute au mélange de l'alcool jusqu'à ce qu'il se manifeste un grand trouble; pour cela on emploie, environ le double du poids du mélange, de l'alcool à 75 degrés centésimaux, et quand on a fait usage de bicarbonate de soude, au-delà du triple de ce poids. Au bout d'une heure, après avoir agité à plusieurs reprises pendant ce temps, le pourpre se précipite en flocons brun rougeàtre, la liqueur s'éclaircit et n'a plus qu'une faible coloration. Après avoir décanté on verse encore un peu d'alcool

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172 PEINTURE SUR YERBE

Fondant : 8 parties de sable quartzeux, blanc, lavé et calciné, 4 de borax calciné, 1 de salpêtre et i de craie blanche ; le tout traité comme au n*» 21 (1).

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