‹ Nouveau manuel complet du verrierChapitre 65 sur 194 · IV. Bleu · texte numérisé non relu

IV. Bleu

A fondu. J4. — 3 parties d'oxyde de cobalt qu'on prépare ainsi qu'il suit : On dissout du minerai pur de cobalt grillé dans de Tacîde nitrique étendu à une douce chaleur jusqu'à saturation, puis après avoir étendu d'une quantité suffisante d'eau, on précipite par le carbonate de soude et on lave le précipité à l'eau chaude. Quand on fait sécher celui-ci, on le mélange à trois fois son poids de salpêtre pur et sec, on dépose dans un creuset et on enflamme avec un charbon. Lorsque la faible décrépitation qui se manifeste alors a cessé, on porte l'oxyde de cobalt au muge, on lave et on dessèche. 3 parties de cet oxyde sont alors mêlées avec 2 à 5 parties de fondant cornposé de 8 parties de sable quartzeux blanc, lavé et calciné ; 4 à 6 de borax calciné ; i à 2 de salpêtre e 1 de craie blanche ; on fait fondre pendant une heure et demie dans un feu vif et enfin on triture fin pou'l'usage.

35. — Si on ne pouvait se procurer que du minerai brut ou impur de cobalt et qu'on fût forcé dle griller, on prendrait les meilleurs minerais d*Kf

(l) Il est utile de rappeler, relativement aa ponrpre de Cassioque Fnchs, de Munich, a donné une méthode très facile poar ' préparer en décomposant nne solution très étendae d'or dans l'e i régale avec une dissolution corrigée de sesq'iioxyde d'étain, qu'on obtient en ajoatant à une solution de sel d'étain dans Teaii, In chlorhydrate de fer jiLsqn'à re que la liqueur ait perdu sa coiilr-i. et commence faiblement à virer au vert bleuâtre.

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36. - Oa préfnre un âu^ire f^r-iu b'eu a\>?v I lartio d oxyde «ie c»>ba't et i paroles «ie wrw ^te U*ra\, fODduif^ à un Ceo Tïf pen»iiiQt tfuaiir^ heur^^:!^. La fu>îoii difficile do eobnh eiige «|ue ct- f^Hidu, iMrs-iuVm »»u» s'en serrîr, s#>it cne»>re trituiv ave\* ± jiarties d'un fondant qui consi^Ce en i parti*' de cristal de nvhr. et i partie de verre de borax fondus enstMuhU\ plongés dans l'eau froide^ concasses frais, tinenient triturés.

37. — Pour le bleu foocê, on niôlansn' i parties do Vazur commun OC avec 2 i i parti<>s de minium dans un mortier de porcelaine, de la manière la plus intime, puis on expose le mélange dans un civuset compact au feu le plus violent jusqu'à ce qu'on puisse le tirer en ûU de verre parfaitement purs ot du plus beau bleu d'azur; aloi*s on enlève avec un crochet la masse du creuset, on la jette dans un plat rempli d'eau froide, et lorsqu'elle est refroidie et sèche, on la pulvérise très fin pour Tu sage. La ptMw

portion du iniDium doit au reste se déterminer suir vant le degré variable et plus ou moins élevé des azurs qu'on rencontre dans le commerce.

38. — Ou bien on traite i partie de peroxyde noir de cobalt avec 6 parties de verre blanc pulvérisé, 2 parties de minium et 2 parties de salpêtre, ainsi qu'il vient d'être dit.

39. — Ou bien on prend i partie d'azur commun, qu'on fond avec 3 parties de verre de borax, on pulvérise, on mélange à 2 parties de fondant, et on triture comme au n® 36.

40. — On prépare un bleu plus clair avec parties égales d*azur, de verre blanc pulvérisé finement dans un mortier poli de fer ou de porcelaine et passé au tamis, et de minium. Le mélange et la fonte comme au n° 37.

41. — Ou bien 2 parties de safre, 8 parties de verre blanc en poudre fine, 6 parties de salpêtre et 6 parties de minium, mélangés, fondus et triturés comme précédemment.

• B. Couleur» 42. — On prend du cobalt grillé qu'on dissout dans de Tacide nitrique étendu de 2/3 d'eau, on abandonne pendant trois jours au repos en plaçant seulement de temps à autre sur des cendres cbaudes. Peu à peu la solution s'éclaireit et passe au rouge, et lorsque cette couleur a acquis la plus grande intensité, on la décante avec une extrême précaution, afin de ne pas entraîner la moindre particule du dépôt qui s'est formé. On arrose ce dernier à plusieurs reprises avec de l'eau aiguisée d'acide nitrique, afin d'en extraire toute la couleur rouge qu'il pourrait contenir, puis on verse les dissolutions réunies dans une capsule de porcelaine ; à 6

• PRÉPABATION DES COULEURS 175

parties de cette solution rouge, on mêle 2 parties de sel marin le plus blanc et purifié, et lorsque ce dernier est dissous on décante, pour en séparer le dépôt, dans une capsule de porcelaine qu'on place sur des cendres chaudes ; dans Tintervalle de quelques heures il se forme des dépôts successifs par suite de t'évaporation et on décante chaque fois la li(|ueur avec soin, puis lorsqu'elle commence à devenir épaisse, on Tagite soigneusement avec une baguette de verre, jusqu'à ce qu'elle se transforme en un sel grenu de la plus belle couleur bleue. On laisse ce sel une ou deux heures sur les cendres chaudes, puis on Texpose à Tair libre jusqu'à ce qu'au bout de quelques jours il soit devenu cramoisi; on le reporte alors sur les cendres où il redevient bleu, puis à l'air où il repasse au rouge, en répétant ces opéralion& alternatives jusqu'à ce qu'on n'observe plus dans, le sel chauffé la moindre vapeur nitreuse ; on le soumet alors à l'épreuve en en plaçant un peu dans un petit verre où on le recouvre de quelques oiiUimètres d'eau ; au bout d'une demi-heure il doit être devenu rouge, sans communiquer sa couleur à l'eau. Lorsque cette épreuve a réussi, on lave le sel avec soin, on fait sécher cette couleur qui est alors d'un beau rouge, sur de la cendre chaude, puis on la porte sur des charbons incandescents, où elle se transforme dans le plus beau bleu fixe : 1 partie de ce bleu est, dans la pratique, mélangée à 2 I /2 parties de fondant.

Fondant : i partie de cristal de roche et 1 partie de verre de borax bien fondu concassés ensemble, fondus» jetés dans l'eau, pulvérisés dans un mortier de fer, et enfin triturés sur la glace.

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