V. Jaune
A. Fondu. 43. — On obtient un fondu jaune jonquille en fondant ensemble : 1 partie d'acide antimonique, 3 parties d'une calcine composée de parties égales d'étain et de plomb, 1 partie de carbonate de Soude et ai parties d'un fondant consistant en 1 partie de sable quartzeux blanc, lavé et calciné, et 2 parties de minium.
44. — On prépare un fondu jaune citron en mêlant et fondant 2 parties de sable et 6 de litharge, versant la masse fondue dans un mortier de fer, pulvérisant, puis triturant avec 1 partie d'oxyde d'argent et 1 /8 partie d'antimoine, et fondant à un feu vio* lent, dans un creuset de Hesse, enfm coulant dans l'eau froide et triturant.
B. Couleur. 45, — On mélange pour la couleur jaune, de l'antimoine en poudre fine à 1 1/2 fois son poids de salpêtre, on fait décrépiter dans un creuset à la chaleur rouge, on maintient la masse en fusion pendant un quart d'heure, on pulvérise et triture après le refroidissement, et on lave à l'eau chaude. La poudre blanche qui reste consiste en acide antimonique et en antimoniate de potasse ; mélangée avec son poids et même le double de son poids de minium, cette poudre est chaufTée modérément pendant un quart d'heure dans un creuset, puis mêlée pour l'usage à parties égales de fondant.
Fondant : 1 partie de sable quartzeux blanc, lavé et calciné, <3t 3 parties de minium mêlés et triturés ensemble, puis fondus comme au n*» 21.
46. — Ou bien on prend du minerai d'urane, on le pulvérise et le calcine, puis le dissout dans l'acide
FBÉPAYATIOK DES COULElUS 177
•îtiiqne ; on :fihpe la dissolution et on piv^cipito la
«tite qnanthé de ploml) qu'elle renferme en versant .'outle à ^iJtte an peu d'acide su If unique^ La sohi>
ion verte limpide est évaporée à siccité et calcinée, jusqu'à ce qu'elle se transforme «n une masse saline
watsâàpe. On tritare I pMtîe de la préparation ainsi >b(einie arec 3 parties de fondant,
F^ndtent : 4 parties de minium et i partie de pieme à fusil en poudre fondus ensemble et trilorés.
47. — Ou bien on déooupe f partie d'argent pur et fin réduit en feoilles mioces ou en bandelettes et on pédait en poodre f partie d'antimoine cru et 1 partie de sooîre ; on garnit avec ces deux dernières substances le fend d'un creuset, et on dépose dessus une couche de feuilles d argent découpées, en continuant aiasi jusqu'à ce que le creuset soit char^\ Cela fait, on plmœ ce creuset sur des charbons incandescent^; et OQ le recouvre avec du charbon frais. Aussit;(>t que le sou&e commence à brûler, la masse est en fusion ; on coule alors dans Teau pure, on sèche, on ajoute 3 parties d'ocre calcinée, au brun, puis on triture finement Cette couleur se dé[>ose, sans addition de fondant et sans gomme^ à l'épaisseur d'une lame de couteau sur la face inférieure du verre ; on enlève à la brosse ce qui reste après la cuisson.
48. — Ou bien on prépare un jaune plus clair, en procédant comme pour le numéro précédent, avec cette différence qu'au lieu de 3 parties d'ocre on n'en prend qu'une seule. Cette couleur jaune n'est pas épuisée après un feu sur le verre ; celle qu'on enlève à la brosse peut très bien servir encore à [produire de très beaux tqns.
178 PEI?fTrRl SUR VERRE
49. — Oo obtient le beau jaune des anciens de la manière que voici : On fond ensemble 2 parties de bon sulfure (Fantimoine avec i partie d'argent suffisamment exempt de cuivre : on agite soigneusement le mélange, puis on le verse dans un mortier en métal où on le pulvérise après le refroidissement, puis on conserve dans un vase en verre boucbé cet argent antimonié sulfuré. On prend 1 partie de cet argent et on le broie au plus haut degré possible de finesse sur une planche de cuivre et on le mélange à 4, 5 et jusqu'à 7 parties d'ocre jaune, calcinée deux fois et éteinte dans Teau, suivant qu'on veut obtenir des tons plus ou moins clairs ou foncés. On charge sur le verre comme au n" 47.
50. — Ou bien on pulvérise ensemble à l'eau du chlorure d'argent avec trois fois autant d'argile ferrifère cuite, par exemple celle qui sert pour les fours, et qu'on a préalablement pulvérisée et passée au tamis. On charge comme au n** 47.
51. — Ou bien on triture très finement 1 partie de chlorure d'argent, i partie de verre d'antimoine et i partie d'ocre calcinée et on procède comme précédemment.
52. — Pour préparer la couleur orange, on dissout de l'argent fin dans de l'acide nitrique pur et on le précipite de sa dissolution en suspendant dans celle-ci une lame décapée d'étain ou de cuivre. On recueille les écailles ou lamelles qui se forment ainsi, on lave à 1 ou 2 parties de la couleur rouge n** 27, et charge comme il est dit ci-dessus.
53. — Ou bien 1 partie de l'argent en poudre qu'on obtient par la précipitation d'une solution nitrique d'argent au moyen d'une lame de cuivre, et
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qa'on a lavé à Teau chaude et trituré avec 1 partie d'oxyde rouge et 1 partie d'oxyde jaune do fer, et chargé comme au n^ 47.