‹ Nouveau manuel complet du verrierChapitre 77 sur 194 · PEINTURE SUR VERRE IMITANT LES VITRAUX · texte numérisé non relu

PEINTURE SUR VERRE IMITANT LES VITRAUX

Pour imiter de vieux vitraux, on peut faire usage de vernis damar ou de sandaraque additionné de couleurs solubles, d'aniline, par exemple.

On dessine d'abord les contours avec un pinceau fin et une couleur à l'huile; puis, quand celle-ci est sèche, on remplit les intervalles avec la couleur choisie, en ayant soin autant que possible de ne pas superposer les couches, afin d'éviter les empâtements.

Dans certains cas, on colle sur la face opposée du verre des bandes de plomb qui, suivant les contours du dessin, donnent l'illusion d'un vitrail ancien. On trouve même dans le commerce des réseaux en plomb, d'une seule pièce, tout préparés pour ce genre de travail.

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Le sel d'arçent employé par M. Saliviar .■«.il ihi sulfure, mais il est plus ai-aala^'ux de m- miaii' iI<i chlorure d'argent, ou mieux, du jaune Jenii lluuai" dont la composition est la suivante :

Oxyde de fer 60

Chlorure d'argent. 10

M. Léon Lémal a fait connaître un procédé d'impression sur verre basé sur cette propriété d'imprégnation par Targent.

Pour produire sur verre le'dessin d'une dentelle de fil, par exemple, on plonge cette dentelle dans une solution à 1/1000® de nitrate d'argent, puis dans une solution de sulfure de potassium ; on l'applique sur le verre et on chauffe au moufle; on obtient en peu de temps une empreinte en jaune foncé.

Un cliché photographique sur coUodion, traité de même, laisse également une impression en couleur jaune.

La coloration est, du reste, toutes choses égales d'ailleurs, proportionnelle à la quantité du sel d'argent mise au contact du verre et la pénétration d'autant plus profonde que la température est soutenue pendant un temps plus long. Ainsi, sur une plaque de verre jaunie à l'argent pendant ciijq minutes de c'iisson, la couche d'imprégnation métallique a 17 centièmes de millimètre. Au bout d'une heure de cuisson, l'épaisseur de la couche est de 32 centièmes de millimètre. Enfin, après dix-huit heures, et en renouvelant de six heures en six heures la composition colorante, l'épaisseur atteint 1™"^57, puisqu'une plaque (le 1™™57 est entièrement traversée.

Ces verres, ainsi colorés, sont jaunes par transparence et, par réflexion, ils présentent des teintes d'aspect fluorescent, allant du vert jaunâtre au violet bleuâtre. On obtient aisément ce dichroïsme en ajoutant à la composition colorante d'argent quelques parcelles de cuivre en poudre, Ainsi un cliché pho-

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La nuance pe».: al^rrr ^-l jauù»- \yû,...- au <ij:j*' orangé rouge, selon la k^^ii'^ ••?.: «r C- v^-î^r^-u-; . ■»-. Avcm; certains verreï d»r ♦:.•a-;•.•^.:.•^ i/.e:. u-l:..-. ^-Ij ajoutant ao sel d'armer.: c \ îv.^ *-'L p..-? c ■•'rv rouge, on obtient uue ♦:•• i»--r nju^*- urcii*^. La quantité d'argent mi««e en p'Wrîj»:»: cl v^-rrtf p^uî être très faible.

On constate lesrnéme^ prJ»^^J'»rîJ»-ïJe^ d*r p^-nK ration du verre à 500 degrés ave<* d au *»•>?> njutif-!-»-?? que l'argent, par exemple, avec l'or, le ciivi-e et l»f fer.

Le cuivre donne dans cet ci'^:"D<lafjeeb une ma^ifique couleur rouge-rubis, Illai^ il faut preinlre certaines précautions pour obtenir un bon résultat. Jf. Henrivaux a décrit le pnjcédé employé à ia cristallerie de Saint-I^uîs :

o Un mélange de craie et de sulfate de cuivre, ou de sulfate de chaux et de sulfate de cuivre, est appliqué sur la surface du verre, qui doit être autant que possible exempt d'oxyde de plomb et d'une faible fusibilité. On cuit dans un moufle par les procédés ordinaires; on détache le corps indifférent qui accompagnait le sulfate de cuivre. La surface du verre *^«i colorée faiblement en une nuance verdâtre sale

^4 PEINTURE SUIl VEBBE

faut convertir en protoxyde de cuivre. On y parvient en cuisant de nouveau le verre dans un moutle au milieu d'une atmosphère réductrice, obtenue généralement par l'introduction des produits fuligineux de la houille, ou de tout autre combustible donnant le moins possible de vapeur d'eau.

« f^es nuances rouges tirées du cuivre ne rendent pas aux peintres verriers les mêmes services que le jaune Jean Cousin; on le comprend sans peine, à cause des conditions particulières qu'il faut remplir pour ramener et maintenir Toxyde de cuivre à l'état d'oxydule ».

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