IMPRESSION SUR VERRE
terre) ; puis, lorsque Fépreuve est prise, on applique à la main le taffetas imprimé sur le verre, et on l'assujettit au moyen d'une roulette que Ton passe sur toutes les parties.
L'objet en verre est ensuite plongé dans un baquet plein d'eau, où on laisse jusqu'à ce que le taffetas soit assez imbibé pour se détacher facilement. Le tafletas ne tarde pas, en effet, à se détacher, en laissant le dessin sur le verre, auquel on applique alors de Vov ou do l'argent en feuilles ou en poudre.
Si l'on veut passer des couleurs, on emploie les couleurs ordinaires de la lithographie, en ayant soin qu'elles soient délayées ou mises à point par le mordant d'impression indiqué plus haut.
Il est important, après avoir retiré les objets de l'eau, et lorsque le taffetas en a été détaché, de n'y appliquer l'or, l'argent ou le bronze qu'après les avoir bien laissé sécher à l'air libre.
Lorsque l'or, l'argent, le bronze ou les couleurs appliqués sont bien secs, on les fixe en passant dessus, au pinceau, une couche de vernis siccatif brillant à l'esprit de vin du commerce ; cette dernière opération termine le travail.
Procédé Ducrot
iV. Ducrot a proposé un procédé d'impression sur verre par lequel on dépose une couche d'or, d'argent ou de poudre métallique restant adhérente au verre, suivant le dessin qu'on veut former, et qui, par sa disposition, se trouve garantie de toute altération.
Le dessin ayant été préparé sur une pierre, on en tire une épreuve sur calicot, par les procédés lithogra-
23(> PEINTUBE SUR VERRE
phiques ordinaires, en ajoutant seulement au vernis habituel, du blanc d'argent et du vernis copal. On recouvre immédiatement les dessins avec de la poudre métallique qui y reste adhérente, et en ces endpoits-là seulement.
Le décalque se fait non sur la surface du verre exposée à Tair, mais en dessous, après avoir enduit cette partie avec un encollage composé de gomme arabique, d'alun de Rome et d'acide azotique.
On applique l'épreuve par dessus, et dès qu'elle est sèche on l'arrache doucement. Elle abandonne au verre la poudre métallique dont elle était couverte.
Par derrière, on peut protéger par une couche de peinture, qui fait ressortir les dessins métalliques sur un fond coloré. On peut, en choisissant au lieu de calicot une toile cirée peinte, laisser cette toile adhérente au verre et le fond se trouve ainsi formé en même temps que le dessin. Enfin, on peut à un fond en couleur substituer une couche de vernis transparent, qui laisse la translucidité du verre intacte, là où il n'y a pas de dessin formé.
Pour la porcelaine, on peut opérer par le même procédé, en faisant le décalque en dessus.
Procédé Roy
Ce procédé qui permet d'obtenir d'une façon simple et peu coî^teuse des inscriptions colorées sur des surfaces planes ou courbes, en verre, grès, porcelaine ou émail, s'applique comme suit :
Mettre, par exemple, de l'oxyde de plomb, du silicate de plomb, ou de la soude chimiquement purs, en émulsion dans du verre soluble ou silicate de
IMPRESSION SUR YBRRE 1237
soude. Laisser ensuite au repos, au bain-marie dans de l'eau chaude, jusqu'à complète clarification. Tirer au clair.
Sur une plaque en caoutchouc portant en relief le sujet ou l'inscription à reproduire, appliquer à l'aide d'un rouleau du liquide clair ci-dessus indiqué. Imprimer à la manière ordinaire et saupoudrer avec une couleur quelconque fmement tamisée. Les poudres de bronze de différentes nuances sont particulièrement propres à cet usage; elles donnent sur fond vert, marron, bleu, jaune, etc., des images d'un très bel effet.
Naturellement, les couleurs en poudre peuvent être mélangées avec le liquide clarifié avant l'impression, de sorte que l'empreinte est directement colorée.
Quand il s'agit d'obtenir des images polychromes, le meilleur moyen consiste à faire adhérer à l'empreinte, par frottement, de la couleur sèche en poudre.
Toutes les opérations se terminent par une dessiccation en étuve chauffée de oO à 200° G. La réaction qui se passe alors donne une empreinte insoluble qui retient fortement les matières colorantes employées.
cette manière, nuancer les verres depuis la couleur opale translucide jusqu'au blanc laiteux complet.
On emploie ce verre pour faire des abat-jour, des échelles thermométriques, etc...