‹ Nouveau manuel complet du verrierChapitre 89 sur 194 · ÉMAUX DE BIJOUTERIE · texte numérisé non relu

ÉMAUX DE BIJOUTERIE

Ofl hroie les émaux à Teau pure, et on lave la poudre jusqu'à ce que Teau s'écoule limpide du dépôt. Ou introduit Témail dans un vase plat et on en décante l'eau ; la poudre reste couverte d*une faible nappe.

Avec une petite spatule en fer, on couvre Tor d'une couche d'émail, que Ton comprime légèrement ; de cette manière on peut appliquer plusieurs couches Tune à côté de l'autre, sans risquer qu'elles se confondent pendant la fusion.

L'épaisseur des couches d'émail détermine leur plus ou moins grande transparence et l'intensité des couleurs.

Quand l'or est en feuille si mince que l'on craint des dérangements au feu, on recouvre le revers d'une couche d'émail.

Aussitôt que l'application de l'émail est terminée, on sèche par compression à l'aide d'un linge. Ensuite on sèche et on vitrifie dans un four à moufle.

On suit attentivement les progrès de la cuisson ; on déplace et on tourne les objets pour que toutes leurs parties reçoivent le même effet de la chaleur, et quand la vitrification est complète, on retire les objets vers Fouvreau, où ils se refroidissent lentement.

S'il est nécessaire, on applique une deuxième couche d'émail et on vitrifie de nouveau.

Pour donner plus de lustre à l'émail, on dégrossit sa surface à la bouillie de sable, on doucit à l'émeri, et on polit au rouge de fer.

Quelquefois on recouvre l'émail d'une couche de fondant que l'on polit après vitrification. Cette manière d'opérer est usitée pour préserver les peintures.

Lorsqu'on a besoin d'incruster dans Téroail des ornements d'or qui, à leur tour, sont revêtus d'émail, on pose ces ornements sur l'émail et on vitriAe de nouveau ; la réunion est parfaite,

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