RMAILLÂ6E DES MÉTAUX COMMUNS
vement à la composition de ces fondants, a conduit M. Salvétat à une nouvelle composition par synthèse d'un produit résumant les qualités de ceux étudiés sans en reproduire les défauts. Cette ou mieux ces compositions sont les suivantes :
Oxyde de plomb. . . . 28,10 27,51
Acide borique 5,49 4,04
Alcalis 17,21 16,14
Acide silicique 47,70 49,00
Chaux, magnéBÎe ... 1,50 3,31
Appliqués sur le fer à une très faible épaisseur, ces mélanges prennent un aspect noirâtre, et sous une épaisseur plus considérable un aspect opalin, une apparence opaque qui ne doit être attribuée qu'à de petites bulles emprisonnées dans la masse, et masquant alors sa limpidité. Le second est plus glacé que le premier ; l'adhérence est complète, c'est-à-^ire que aous le choc de coups de marteaux, la couche vitreuse rés-iste, ne s'écaille pas et ne s'enlève pas par morceaux.
Ces chocs, évidemment, ne peuvent pas dépasser une certaine intensité, car alors il n'y a pas de substance offranl; la moindre adhérence. En revanche, ces matières sont beaucoup moins fusibles que d'autres n'offrant qu'une adhérence médiocre ou moyenne dans lesquelles la proportion d'oxyde de plomb s'élevait à près de 40 0/0.
En cherchant alors à reproduire ces fondants à l'aide de matières premières nouvelles, M. Salvétat est arrivé à formuler ainsi bur préparation ;
Sable d*Ktampeft 48
Minium 30
Borax fondu 8
Carbonate de potaBso à 28 0/0 d'ean . 14
"loo
On peut remplacer le carbonate de potasse par celui do soude, sans rien changer à la qualité du produiti qui prend seulement une teinte plus ve?te. Ce fondant appliqué par quatre couches successives sur une plaque de fer à des feux répétés dix fois, n*a présenté ni bouillon ni ftoufflure, et offrait une bonne résistance.
Si Ton cherche à représenter cette conipositioa au point do vue de sa constitution après la fonte, on a, en i»mploy«nt le nitre :
Silice 48
Oxyde de plomb Î9
Potasse et soude ......... 10
Potasse du nitre 5.&
Borax 8
et^ qui iM^QduU àcoQolure que cette aiatièi^ o'est autiv
que du cristal fondu avec du nitre et du burax ou du
ori^tal fondu avec do Taoîde borique et du carlioDate de soude.
Mais cooime en employant le cristal tout fabriqué.
ou no peut pas être certuin des proportions des xua-
lit^ws constituantes, notamment de celle de i\^xvde de
pUunb qui joue un si grand rôle, M. Sal\nH»t cx^os^iUo
de ju>i^part*r lo fondant de toute pièce avec dt-^ pi\>-
duit^i chimiques purs et detmis exactem^it^ « voi^-i
les proportions employées :
ÉMAILLAGE DES MÉTAUX COMMUNS âSi
Sable . . 48 Silice presque pure, 0,10 seulement de matières étrangères.
Minium 30
Carbonate de soude . 30 Acide borique. ... 10
Nous devons aussi, avant de terminer, dire quelques mots sur des travaux spéciaux dus à M. Salvetat, qui a cherché, en introduisant des matières céramiques, à modifier/ l'adhérence du fondant et du métal, ainsi que les rapports de dilatabilité de ces deux substances et la diminution de la proportion d'oxyde de plomb. Pour cela il a cherché si Ton ne pourrait pas sur une couche de fondant disposer une autre couche de pâte céramique mêlée ou non avec le fondant, le tout recouvert d'une dernière couche de ce fondant. Les essais ont porté sur des matières diverses et il en est résulté un procédé particulier employé à Sèvres, où l'on se sert des débris de porcelaine tendre ou de faïence fine pulvérisés, ce qui forme la pâte céramique pour fer, et qui sert à opacifier le fondant.
Jusqu'ici nous avons parlé d'un fondant en quelque sorte incolore, qui sous une certaine épaisseur prend seulement un aspect opalin. Mais il est possible de lui donner un ton déterminé qui, dans certains cas, peut fournir un fond utile aux décorations qu'on devra faire ensuite par-dessus. Le peroxyde de manganèse, l'oxyde de cobalt, l'oxyde de cuivre et d'urane fournissent des tons : noir, bleu, bleu turquoise et jaune.
Ces fondants peuvent être appliqués directement sur le fer, ou sur le premier fondant préalablement cuit,
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en présentant les qualités du premier fondant incolore.
Les travaux de MM. Jordan, auxquels nous avons déjà fait allusion, sont antérieurs à ceux de M. Salvétat. Il est toutefois intéressant de citer parmi les nombreuses compositions qu'ilsavaient essayées celles qui donnent les meilleurs résultats.
Un composé de :
Spath fluor 45,45
Gypse calciné 45,45
Silice 9,09
a fourni une masse d'un beau blanc mat, feuilletée, translucide dans les parties minces, et d'une pesanteur spécifique assez considérable, qui, après 5 minutes de feu seulement, a parfaitement adhéré sur la fonte.
On a formé un fond avec :
Silice 26,66
Cnùe 26,66
Argile d'Elbingerode 13,33
Orbonate de potasse 26.66
Minium 6.66
et on a obtenu une masse vitreuse, blanc janiiètrew homogène, translucide, qui, en 3 minutes, s'est étendue et a adhéré fortement sur la fonte« en une couleur blanchâtre.
W 3 La niasse composée de :