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ÉMAILLAGE DES MÉTAUX COMMUNS

Silice 45

Carbonate de soude sec 24

Chaux hydratée 8

Argile d'Elbingerode 7

IJtharge 17

s'est fondue en un verre translucide, et en 5 minutes de chaleur rouge intense a adhéré solidement sur le fer.

No 4

La masse suivante, composée de :

Carbonate de soude sec , 35

Silice 35

Chaux hydratée 10

Argile d'Elbingerode 8

Chlorure de plomb 12

a fourni un verre blanc verdàtre, homogène, largement nacré, translucide. Elle a fondu en 5 minutes sur le fer. En réduisant le verre en poudre et le faisant bouillir avec de Tacide nitrique, on trouvait dans la liqueur du chlore et du plomb. Dans la combinaison des ingrédients, le chlorure de sodium ne s'était pas séparé de la masse.

On a pris 33 parties de silice, 3 d'argile lavée d'Elhingerode, et on y a ajouté 14^5 parties de litharge et 0,& partie de salpêtre. On a mis le mélange en fusion parfiaite. La masse fondue était blanc de lait, huileuse, et par une chaleur rouge modérée, elle a bien adhéré sur la fonte qu'elle a recouverte d'un enduit d'un grand éclat. Un essai consécutif sur la quantité d'oxyde de plomb contenue dans cette cou-

verte après la fusion, a démontré qu'elle s'élevait à 05,60 pour iOO.

Lorsqu'on mélange 2 parties de litharge, i,373 parties de silice et 0,5 de potasse, et qu*on met en fusion complète, on obtient également une masse très propre à faire une couverte, et dans laquelle on trouve après la formation jusqu'à 29,268 d*oxyde de plomb.

Dans les assiettes terro -alcalines plombeuses, dont les recettes ont été données avant ces dernières, il v a infmiment moins d*oxyde de plomb après la cuisson.

Les verres purs, translucides, ayant beaucoup d'éclat et de poli, aisément fusibles, ou bien qui sont composés de matériaux qui fondent facilement, et qui, après la fusion, restent translucides et brillants, se nomment des vernis ou couvertes. Si on donne de Fopacité à ces vernis ou couvertes par un corps réduit en poudre très fine, et plus difficilement fusible, jusqu'à ce que le fond sur lequel ils sont étendus ne s'aperçoive plus à travers, alors on a formé un émail.

Les émaux, considérés en général, sont plus ou moins blancs, mais de plus on peut leur donner une infinité de couleurs.

f /émail blanc des poteries est connu depuis bien longtemps ; pour produire cet émail, (« profite de la propriété que possède Toxyde de plomb, combiné avec une certaine quantité de silice et de potasse, de former un verre translucide, dense et incolore, qu'on transforme ensuite en émail, au moyen de Toxyde d'étain qui est peu fusible. Cet éfflail est pulvéfisé

g^nXAGK DES SIÉTAnX COMMCSS â»

t^^ fin et porté sor le» piè*« en t«re i létot 4* ^iffie, e« te délayant dat» leao. pu.* «B U. b« ^

le seraurs de la chaleur.

^* cherché à perfectionner ce procède : .i ab.*d Sr les poteries dun beau blanc, en a,a,muaot I* E doxîde de plomb, et. enfin, en U suppnnwnt Srement, parce qu'on sest apenru que ce corp.. £ïï^ r;mployait en q.«mtité trop coa*.d.rabV St^aucoup, par sa décoa.pos.t,on, « la b^uv et à léclat des produit».

Poar le remplacer, on a eu rwours aux alca. .. et ,,„ s-est aperçu q,»e ces fondants, quoKju. combina en L> ^àe quantité, n'avaient F^ d effet ^.bLment^sible, attendu que cet excès trj.«v«t dan. rXt à émafller «ne matière avec laquelle d pr«|vart •nnir sa« *u^r. lyun autre «^té, on a vu qu . n y l^lt ri« non plus à redouter dune dose trop forte îe fondant alcalin, poisquon pouvait y suppléer a.- Smeot par nne élévation de tempéniture ou un «e- S-plarpwtongé dans les fourneaux des ob^^tsa émaHler Tontefois, des expériences inainles fois re- Ses ont démontré que le. p«Kluits émaillés de la ^ ne possédaient pas le bel aspect gras de la cou- ^ k l'osj^e de plomb, et que ce nouvel email etoit en définitive plus dispendieux que le dernier. On en revint donc à l'oxyde de plomb, qu on a cherché a eLbiner avec d'antres substances dans des rapporte Sque les objete présentassent toutes les propriétés et les avantages des vernis plombifères, sans en avoir

^.of nombreuses expériences ont été faites sur ce sujet, nous parierons d'abord de celles dues a m. Jordan père et fils.

Une fois les émaux plombeux rejetés, on a dû d'abord, dans la fabrication d'un émail, faire choix, autant que possible, de matières qu'on puisse obtenir eo abondance et à bas prix. Par conséquent, il faut d'abord avoir recours aux compositions &ù entrent les verres blancs, les quartz, les os calcinés au blanc, l'argile, la craie, le gypse, le spath pesant, le sel marin et le carbonate de potasse associés à l'oxyde d'étain.

On a essayé, pour fabriquer des émaux, de se ser-* vir, au lieu d'oxyde de plomb, d'oxyde de bismuth, mais il est beaucoup inférieur et revient plus cher.

Ces corps sont mélangés, dans des proportions qui varient, introduits dans un bon fourneau à vent et amenés, par une chaleur blanche soutenue pendant deux heures, à un état d'union intime. C'est ainsi qu'on a fabriqué un certain nombre d'émaux bien fondus et de bonne qualité, à en juger au moins par leur aspect extérieur, et qui possédaient une densité convenable et n'étaient que peu ou point bulieux. Tous présentaient cependant le défaut d'être trop p^i fusibles pour émailler les métaux aisément oxydables, tels que la fonte. On n'a trouvé qu'un petit nombre d'entre eux qu'on pût amener dans le moufle d'un fourneau d'essai fortement chauffé à se fritter mi cinq minutes. Appliqués sur les poteries, ils ont fourni des résultats satisfaisants, non-seulement parce qu'ils couvraient bien, mais ils ont aussi donné un vernis dur, d'un grand éclat et insoluble.

On est donc disposé à croire que les émaux aloalino-terreux ne sont pas applicables sur le fer; ki facile oxydation de ce métal et la haute température dont on a besoin se sont opposées aui; tentatives

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élevée; alors on agite la masse, on laisse eiïcore quelques minutes au feu, et on coule.

Les propriétés émaillantes de l'oxyde d'élaio ne sont réellement énergiques que lorsqu'il est parfaitement préparé.

Les émaux alcalino-terreux possédant une trop grande infusibilité, on a eu recours à d'autres matériaux, plus chers, il est vrai, mais donnant de meilleurs résultats.

On a fait usage de la silice, de Talumine et de la chaux, la dernière en partie à Tétat de phosphate eu d'os pulvérisés finement et calcinés au blanc.

L'expérience a démontré que. ces ingrédients combinés dans un grand nombre de proportions entre eux, peuvent se vitrifier. Si on y ajoute du carbonate de soude ou du borax, ou ces deux corps à la fois, en proportions telles qu'on obtienne un verre facilement fusible, alors il faut avoir soin de composer celui-ci de telle manière qu'une ébullition prolongée dans l'eau et les acides faibles dont on fait usage dans l'économie domestique, ne puissent l'attaquer. Ces sortes de verres fusibles ne peuvent guère contracter une odeur d'hydrogène sulfuré, et il n'est pas possible de les colorer ou d'en détruire l'éclat par certains aliments, tels que les choux, la choucroute, etc.

On n'a ajouté également l'oxyde d'étain à ces émaux- qu'après leur vitrification complète. On y a combiné aussi avec avantage de iâ à 15 pour 100 de salpêtre, afin d'oxyder au plus haut degré les matières colorées, qui, comme l'oxydule de fer et le charbon se trouvent communément mélangées aux matériaux qui servent à composer l'émail et de leur

ÊMAILLAGE DBS HCTACIL COHILKS

enlerer ainsi leurs propriétés colorantes. La potesse que le salpêtre, après sa décompositiaa. laisse dans ie mélange, doit être toajoors oonsidéiée comme fondant. Oo obtient aussi le même lésnhat par une addition de peroxyde de manganèse et d'araoïic; mais le peroxyde de manganèse colore les émaux à un degré assez considérable, même lorsqull y entre en faible proportion; qoant à rarsenic, il faut le rejeier toutes les fois que les émaux sont destinés à être en contact avec des matières alimentaires.

On a préparé de cette manière différents émaux qui avaient une belle couleur blanche, et qui ne présentaient qu'ime faible translucidité sur les bords. Ces émaux fondaient aisément à la flamme d'une lampe à buile, et possédaient après le refroidissement un éclat remarquable et du brillant ; ils résistaient enfin à tous les agents qui peuvent attaquer les émaux dans les divers emplois économiques.

Voici la composition d'un de ces émaux :

Proportions en centièmes

des ingrédients bruts employés

Argile ( Alumine

d'Elbin- ] hydratée. 3,533

gerode f Silice. . 4,689

Silice. ...... 14,097

Chaux hydratée . . 5,580 Carbonate de soude

calciné 28,928

Borax fondu .... 16,887

Salpêtre 8,810

Peroxyde de mang»e o,073

Os calcinés .... 5,580

Oxyde d'étain . . . 11,160

Composition en centièmes après rélimioation an fen des matières volatiles^

Alumine Silice. .

Chaux .

Soude .

Borax. .

Potasse .

OxyAî de

nèse . . .

Os calcinés .

Oxyde d'étain

manga-

Verrier, Tome II.

Cet émail est d'un très bel aspect et aisément fusible à la flamme d'une lampe.

Il constitue une couverte uniforme, brillante et d'une application facile dans la pratique.

Gomme les émaux alcalino-teireux^ même dans leur état de plus grande fusibilité, résistent encore beaucoup à l'influence fondante des alcalis, on a essayé d'ajouter à l'un de ces métaux iO pour 100 d'oxyde de plomb pour affaiblir cette propriété embarrassante. En eflet, cette petite quantité d'oxyde de plomb a suffi pour produire une fusibilité plus grande et plus de fluidité.

La formule qui suit offre un exemple rentrant dans le dernier cas dont nous venons de parler :

No 2

Proportions en centièmes des ingrédients bruts employés.

Alumine hydratée

Silice

Chaux hydratée.

Carbonate do soude 06C * . • , •

Borax

Salpêtre. . . .

Oxyde de plomb Os calcinés . .

Oxyde d'étain .

Composition en eentièmes après l'élimination an fea des nu- .tières volatiles.

Alumine 7,819

Silice 17,706

Chaux 4,442

Soude 20.532

Borax 21,721

Potasse 4,596

Oxyde de plomb. . 10.333

Os calciné» ..... ' 2,961

Oxyde d'étain. . . 9,87:"^

Email blanc, homogène, nacré, -aisément fusible à la flamme de la lampe.

Les émaux alcalino4erreux plombeux sont les plus anciens et les plus étudiés. Les plus simples con&iâ-

ÉBfAILLàGE DES MÉTAUX COMMUNS 291

tent uoiquemeat en silicates aicalino-plombeux, rendus opaques par de l'oxyde d'étain, ainsi qu'on les préparait déjà au temps de Néri ou de Kunkel.

C'est à peu près la composition de l'émail tel qu'on le prépare encore à Venise. Cet émail blanc jaunâtre renferme communénrent un peu d'oxyde d'antimoine. Tous ces émaux ou couvertes ont un bel éclat opalin ou de cire, et sont très fusibles quoiqu'un peu épais.

On ne peut jamais parvenir, sans oxyde de plomb, à donner aax émaux un éclat opalin et gras; par conséquent ces émaux ne sauraient être recommandés pour couvrir un grand nombre d'ustensiles employés dans réconomie domestique. Mais ils sont excellents comme fonds ou assiettes pour la peinture en émail, attendu que les bases alcalines et l'oxyde de plomb n'altèrent presque aucune matière colorante et ne les font guère passer au mat.

On ne peut nier que le plomb ajouté en trop grande quantité, par exemple jusqu'à la moitié du poids de la masse, ne soit une chose très nuisible dans l'emploi économique des ustensiles de ménage. Une addition de chaux peut aussi favoriser notablement la décomposition des verres très plombeux, car l'oxyde de plomb fondu avec la chaux, donne un composé soluble dans l'eau. La silice, l'alumine et la soude ne paraissent pas former des composés insolubles, avec des proportions trop considérables de chaux et de plomb. Enfin une addition considérable de chaux, et qui dépasse 20 pour 100, donne déjà au verre commun une grande disposition à s'exfolier.

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