‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 105 sur 120 · TRAVAIL AU PAS ET AU TROT · texte numérisé non relu

TRAVAIL AU PAS ET AU TROT

son corps, les préceptes exposés dans l'article précédent, et mettra son cheval au pus sur la piste de la main droite. Pour cela, il baissera un peu la main gauche en faisant sentir en même temps légèrement l'aide des jambes, mouvements que l'on pourra accompagner d'un léger coup de gaule sur l'épaule droite sans déranger autrement ta main.

Tandis que le cheval marchera , on emploiera l'aide des jambes avec justesse, c'est-à-dire bien également, afin de le maintenir dans la ligne droite et de soutenir son pas; on aura également soin de ne déranger aucune des parties du corps de la situation qui lui est propre, parce que l'on induirait le cheval en erreur, et on le forcerait à se déranger de sa ligne. Arrivé au bout do cette ligne, qui se trouve ordinairement marqué par un angle de mur ou de haie, le cavalier aidera son cheval a bien prendre cet angle pour tourner juste : pour cela, il portera la main gauche, et la tournera ensuite de manière que le pouce soit dirigé de ce côté et le petit doigt vers la droite, les ongles un peu en-dcssns, afin de faire agir la rêne droite plus ou inoins scion la sensibilité des barres; et aussitôt que le cheval aura obéi , on le maintiendra comme auparavant dans la ligne droite. Afin que ce mouvement s'exécute avec justesse, il faut que la tète, les épaules et les hanches passent successivement dans l'angle, et faire sentir en même temps l'aido des jambes, mais particulièrement de la droite, afin que l'arrière-mai-i ne soit pas en retard.

Après avoir de nouveau parcouru une certaine distance en ligne droite, on exécutera comme la première fois un à-droite pour se remettre dans la ligne parallèle à la première; et au bout de cette ligne, on se disposera à tourner dans le sens inverse aux deux premières fois, c'est-à-dire en tournant' un peu les ongles en dessous et en pressant un peu plus de !a jambe gauche. De cette manière, on se trouvera placé sur la piste gauche, et l'on tournera les coins daus le même sens juqu'à ce que l'on exécute un nouveau changement de piste ou de main. II est bon d'observer que lorsque le cheval tourne à droite ou à gauche, L'épaule du cavalier, du côté opposé, reste naturellement en arrière, ce qui donne mauvaise grâce et ôte une partie de l'aplomb; c'est ce qu'il faut éviter, en avauçant imperceptiblement cette partie jusqu'à ce que l'on se soit replacé dans la ligne droite; ■ .-■

Lorsque l'on sera suffisamment exercé au pas, et- que l'on y aura acquis l'aplomb nécessaire, ou passera à lu leçon du trot, la seule qui puisse donner ce degré de FouplesBe et d'aplomb sans lequel on ne peut être parfait écuyer. .

Pour partir au trot, il faut rassembler le cheval, rendre la main et la reprendre sur-le-champ ; approcher les jambes un peu vivement et bien également. Eu cheminant, on rendra la main tout doucement jusqu'à ce qu'elle soit bien replacée: il faut surtout faire attention de ne passe raidir au départ du cheval, ni pendant la durée de la reprise. En marchant ainsi au trot, il faut se rappeler la position que doivent avoir les trois parties du corps, tourner les cuisses sur leur plat èt les abandonner, ainsi que le* jambes, à leur propre poids : ce n'est que par ce moyen que les mouvements du.' cavalier se lieront parfaitement à ceux, de son cheval.

On suit au trot les mêmes pistes qu'au pas; les tournants et changements de mains s'opèrent de la même manière, avec cette seule différence que l'aide des jambes doit être un peu plus vigoureuse afin que le trot ne se ralentisse pas. Il ne faut jamais terminer la reprise du trot sans avoir remis le cheval au pas. A cet effet, pour passer de la première allure à la seconde, on exécutera un demi-arrêt, eu ramenant un peu la main gauche et serrant légèrement les jambes pour que le cheval ne s'arrête pas; et aussitôt qu'il aura obéi, on replacera les jambes et les mains. Il faut aussi commencer la leçon du trot par quelques exercices au pas, avec les changements de main.

. On ne peut parvenir à bien monter à cheval qu'en répétant ces exercices et surtout celui du trot, jusqu'à ce que l'on soit parfaitement familiarisé avec les différents changements de main, ainsi qu'avec les aides que l'on retire tant de cette partie que des jambes, et que l'on sache bien approprier ses attitudes et ses mouvements à ceux du cheval. On exigera un trot plus franc et plus allongé à mesure que l'on fera des progrès, et l'on passera aux exercices suivants quand on se trouvera assez fort.

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