‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 26 sur 120 · DE LA MONTE ET DD PART · texte numérisé non relu

DE LA MONTE ET DD PART

qu'il puisse saillir tous les jours, on fera bien de le laisser reposer un jour sur deux ou trois, et il sera bon de bc pas l'excéder de travail pendant toute la saison da la monte.

A l'égard des juments, aussitôt qu'elles ont été couvertes, ou les reconduit à la prairie ou à l'écurie. Quelques personnes sont dans l'usage de les promener l'espace d'un quartd'heure, aCn de les faire retenir; d'autres leur jettcDt un seau d'eau froide sous la queue, dans le même but; mais ces moyens sont plus préjudiciables qu'utiles. Ce que l'on a de mieux a faire est de les laisser parfaitement tranquilles pendant quelques heures, et d'éviter même de les bouchonner, dans la crainte de les chatouiller.

Il est assez difficile de reconnaître à des signes certains qu'une jument est pleine, avaut que son fruit commence à remuer : cependant on remarque assez généralement que celles qui out retenu refusent de recevoir le mâle de nouveau, et se maintiennent plus grasses que les autres : on peut aussi faire trotter pendant quelques instants celles que l'on soupçonne pleines; alors, si, après les avoir fait boire et manger, on applique ha main sous le ventre, on sentira plutôt les mouvements en question ; mais il est évident que ce signe ne peut servir qu'au bout de quelques mois.

La jument porte onze mois et quelques jours, et met bas un seul poulain, tres-rarement deux. Elle redevient en ehaleur, peut être présentée de nouveau à l'étalon dès le neuvième jour, ce que l'on renouvelle de neuf en neuf jours, jusqu'à ce qu'elle s'y refuse : c'est ainsi qu'en usent les personnes qui tiennent plus au nombre qu'à la beauté des produits (1).

Les juments pleines demandent à être ménagées , surtout pendant les deux mois qui précèdent le moment du part; celles que l'on tient habituellement à l'écurie ne donnent pas des poulains aussi forts, et sont moins bonnes nourrices que celles qui sont habituées au grand air et aux herbages : aussi est-il convenable que les poulinières pâturent en liberté pendant la belle saison, et ne rentrent à l'écurie qu'aux approches de l'biver. Elles redoutent plus les pluies froides que les fortes gelées. -

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Vétérinaire. 6

On évalue à vingt ou trente, et même au-delà, le nombre de juments qu'un bon étalon peut servir pendant la durée d'une monte ; mais l'on conçoit facilement que ce nombre doit dépendre essentiellement de l'àgc de l'animal, de sa vigueur naturelle, de la nature de sa race, et dH genre de vie auquel il est soumis; et qu'il conservera d'ailleurs sas facultés génératrices d'autant plus longtemps qu'on le ménagera davantage.

Il ne faut pas croire du reste que les étalons nourris à l'écurie soient plus féconds que ceux que l'on fait travailler, l'expérience prouve tous les jours le contraire : il suffit qu'ils soient habituellement bien nourris et bien soignés. La même observation est applicable aux juments pleines.

Les étalons et les juments doivent être déferrés des quatre pieds, dans la monte en liberté. Dans la monte à la main ,, il suffira de défercer ceux-là par devant, et celles-ci du derrière.

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