‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 32 sur 120 · DES ANES ET DES MULETS · texte numérisé non relu

DES ANES ET DES MULETS

ne soit cependant pas tellement régulières que les principes précédemment indiqués puissent être invariablement applicables dans tous les cas. Ainsi, les dents peuvent être trop longues ou trop courtes; leur raseraient peut s'être effectué d'une manière irrégulière, leur éruption peut avoir été entravée ou hâtée dans sa marche : les chevaux dans lesquels ces aberrations dentaires se font remarquer, sont dits mal bouchés ; mais l'observation ayant appris que la partie libra des dents incisives n'a ordinairement que 16 millimètres de saillie au-dessus de la gencive, dans un cheval chez lequel le rasement se fait d'une manière régulière, s'il arrive que cette partie libre ait plus de 16 millimètres de longueur, elle a donc moins usé qu'elle ne devait, et le cheval est nécessairement plus vieux qu'il ne parait. Choisissons un exemple pour faire comprendre cet énoncé. Soient les dents 6 millimètres trop longues, l'anima! devra avoir trois ans de plus qu'il ne marque, parce que chaque année les dents auraient dû user deux des 6 millimètres qui composent l'excédant.

Si les dents sont trop courtes naturellement, ou qu'on les ait sciées pour faire paraître l'animal plus jeune, l'animal parait plus vieux qu'il n'est réellement, et pour déterminer son âge véritable, il faudra retrancher de l'âge qu'il marque autant d'années que les dents ont de lignes de moins en longueur.

D'après ces principes, il devient facile de déterminer l'âge des chevaux bégus, c'est-à-dire," de ceux dans lesquels l'émail central n'a point disparu à l'époque ordinaire ; il suffira pour cela d'avoir principalement égard à la forme qu'affectent les tables dentaires.

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