‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 4 sur 120 · TAILLE ET PROPORTIONS DD CHEVAL · texte numérisé non relu

TAILLE ET PROPORTIONS DD CHEVAL

maladies locales. Comme plusieurs de ces affections disparaissent momentanément par l'exercice, les maquignons ne manquent pas de faire trotter le cheval qui en est atteint avant de le présenter a l'acheteur; mais ii suffit de lui rafraîchir un peu les jambes ou de le laisser reposer quelques instants, pour savoir à quoi s'en tenir. 11 tst cependant plusieurs de ces défectuosités qui ne paraissent qu'après quelques jours de repos. Les autres parties des jambes de derrière doivent avoir les mêmes qualités que celles de devant. Après la visite des diverses parties du cheval, que l'on termine ordinairement par l'examen des bourses, du fourreau et du vagin, qui peuvent être le siège de divers engorgements, de chancres et de ficSj il convient de jeter un coup d'œil sur l'ensemble de l'animal, pour en reconnaître les proportions et les aplombs (t).

DE LA TAILLE ET DES PRINCIPALES PROPORTIONS DU CHEVAL. i

Les proportions s'entendent des rapports des diverses parties du corps du cheval les unes avec les autres. Leur recherche a pour objet non seulement de reconnaître et de constater la beauté du cheval, mais encore de s'assurer si la structure de son corps comporte les conditions générales de solidité et de résistance nécessaires aux efforts de différents genres auxquels cet animal est exposé. Plusieurs auteurs ont

(') Lortqao l"on Teut Icbeter un durai, il no suffit pai *> l'eraratneT au repoi, Il tant encore 1s ruir dnui l'oiercice i c'est -inrlout itaui cet eiomen oju'uno !oi>notf habitude est d'une grimle rcttaticcu : lu pat, lu trot cl le Galop mut les allure» naturel!» de chant.

Le pu doit être lègulicr, front, cl faire entendre iju.ilro battues diitinclei et à /galei dàuuiccs; nntremeni il y uuralt cleudlcaii™, «o dnnt on l'apercevra Lieu plUi bellement bu irai, qui doit être fermu et prompt ; lu jeu <lca membres iloil *ï™ libre, uni que pour cela ils (oient lui» trop haut, eu qui ocrai ionoe mit mm ruine prochaine; il ne doit point y moir de beresmeni; le terrain duii du» umbmsio êgn]eiaeu\ ; I animal dnlt trotter devant loi, >am forger, j'en Ire-loi lier ni blllnrderi enfin il but qu'il y ait de la leï>èiouî dunt la jnorrhe, et que lu derrière chosie le deiont »rcc frsncblio. Luri-

nrc aiunce, fîgaedr, e-lrlriid et Mipleur, quuliiéi encntlellei, lurtout pour lu ojicnl

toute l'ntsooce que l'on désirerait, II ne faudrait pat pour cela lo rejeter, mail lu

11 n'en point non plu» liun de propos de rulr si le eberal recule bien; la difficulté eu l'inipottibililû où «uni qooii|uej-irnid'«i[.'euler eu wuureoient, en an |jraDd Ui'fuut. |Voyex l'article i-rfjf« rw.)

assigné des proportions fixes pourlc cheval: quelque* antres* qui en oat admis la nécessité, ont négligé de les déterminer. Quelques écuyers ont proposé, pour type proportionnel, la cheval d'escadron ou le 'cheval de manège ; d'autres voudraient, soit le cheval d'Espagne, soit celui de l'Angleterre ou de l'Arabie : système vicieux , dès qu'il s'agit du cheval en généra!. Bourgelat seul, en fixant les proporlions,en établit d'applicables à tous les chevaux, à ceux de toutes les contrées, de toutes les tailles et de tous les genres de service.

La longueur de la tète est la mesure que l'on prend pour point de comparaison des autres dimensions. Dans un cheval bien conformé, cette longueur égale celle de l'encolure, la hauteur des épaules, l'épaisseur et la largeur du corps; cette même longueur, moins la fente de la bouche, la longueur, la largeur et la hauteur de la croupe, la longueur latérale des. jambes postérieures, la hauteur perpendiculaire de l'artieu-' lation du tibia à terre, et la distance du sommet du garrot à l'insertion de l'encolure dans le poitrail. Deux tiers de la longueur de la téte égalent la largeur du poitrail; un tiers de la longueur est égal à la largeur de la tôte et la largeur latérale de l'a vaut-bras. Les deux neuvièmes de la téle entière donnent l'élévation perpendiculaire de la pointe du coude audessus du niveau de la pointe du sternum , la hauteur du milieu de la courbure du dos au niveau de la pointe du garrot, ia largeur latérale des jambes postérieures, la distance des avant-bras d'un ars à l'autre : un sixième de la longueur de ia tète égale l'épaisseur de l'avant-bras, le diamètre de la couronne des pieds de devant, la largeur de la couronne et des bou'ets des pieds de derrière, celle des genoux, l'épaisseur des jarrets. Un douzième doune l'épaisseur du canon de devant ; la distance du conde au pli du genou égale celle de ce pli à terre, celle 'de la rotule au pli du jarret, et celle de ce pli à la couronne. Le sixième égale la largeur du canon de l'avant-main vu latéralement, et celle du boulet vu de face. Le tiers de cette mesure est à peu près la largeur du jarret; le quart, la longueur et la largeur du genou.

L'intervalle des yeux, d'un grand angle à l'autre, égale la largeur latérale de la jambe de derrière; la moitié de cette mesure, la largeur latérale du canon de derrière, la largeur latérale des boulets de devant; eufïn, la différence de hauteur de la croupe relativement au sommet du garrot. Trois longueurs de téte égalent la hauteur totale du cheval, du toupet à la terre ; deux longueurs et demie, cette hauteur prise du sommet au garrot, la longueur du corps de la pointe du bras à celle de la fesse.

TilU-R BT PUflPOftHPBe »D CHEVAL.

It ce faut pas croire cependant que ces proportions soient toujours exactes, ni que leur appréciation soit purement oiseuse : le fait est qu'elles influent beaucoup sur la bonté do l'animal. La longueur excessive de la tète ou de l'encolure a fort mauvaise grâce, rend en outre le cheval lourd à la main, et le fait porter bas. Celui dont le corps est trop court, a les œouvemeu ts rudes, les reins raides, le trot peu allongé, la bouche ordinairement dure, et tourne difficilement. Quand, an contraire, le corps est trop long, les reins sont faibles, le cheval ensellé , le bercement très-prononcé , les efforts de reins fréquents. Le cheval bas sur son devant, surchargé par la chasse du train de derrière, ne peut 6e détacher du terrain, butte- facilement, fatigue la main du cavalier sang cesse obligé de le soutenir, et le met à, chaque instant en péril de tomber. Si le train de devant est plus haut que celui de derrière, le cheval trotte sous lui, fait peu do chemin; la trop grande facilité qu'il a à enlever le train de devaut, tandis que celui de derrière a de la peins à quitter le terrain, l'oblige à se défendre, à se cabrer, et le rend sujet à tomber à la renverse. Les jambes trop chargées ou trop grêles ont aussi de nombreux inconvénients.

Tels sont les principaux rapports qui doivent exister entre les proportions d'un cheval bien conformé. On ne peut pas espérer, sans doute, de les trouver tous réunis chez le même individu; mais quand on rencontre , sinon la totalité , au moins les plus essentiels de ces rapports , il est rare que le cheval ne joigne pas la bonté à la beauté. Un peu d'habitude suffit pour mesurer les proportions à vue d'oeil sans le secours d'instrument.

Ce n'est pas assez qu'un cheval soit beau et bien fait , il faut encore qu'il soit d'une taille qui le rende propre au service auquel on le destine, et que les proportions respectives des diverses parties de son corps soient en rapport avec sa taille, sans quoi on ne pourra trouver dans ses mouvements l'harmonie et l'aplomb qu'ils doivent avoir.

Un cheval de selle ordinaire doit avoir 1 mètre 49 à 1 mè-r tre 51 centimètres, mesurés perpendicili'J rement de la pointe du garrot à terre : l^s chevaux de troupe doivent avoir environ 19 ceulimètres dans les hussards; '1% à 21 centimètres dans les dragons; 27 à 29 centimètres dans la grosse cavalerie; ceux de carrosse, de cette dernière taille à 1 mètre 70 ou 1 mètre 73 centimètres. On tient peu de compte de la longueur; cependant, il faut qu'elle soit en rapport avec les autres dimensions, et que la longueur de la selle remplisse la courbure du dos,. La, jument doit s.tre un pou plus longue que le cheval.

SES APLOMBS nu CHEVAL,

On dit qu'un cheval a ses aplombs réguliers quand les rayons de ses membres ont une direction telle que, placés de la manière la plus favorable au support de l'animal en état d'immobilité, ils soient aussi le mieux préparés à opérer son transport par la répartition la plus égale possible de la masse surenx. Les aplombs importent essentiellement à la sûreté aiusi qu'à la durée de service du cheval, dont les extrémités sont la base fondamentale.

Le cbeval étant placé ou rassemblé, si l'on voit les membres de profil, une verticale supposée tomber de la pointe de l'épaule à terre, répondra directement à l'extrémité de la pince. Une seconde ligne verticale, tirée de la sommité du garrot à terre, passera sur la pointe du coude ; tandis qu'une troisième verticale , conduite du tiers postérieur de la sommité de l'avant-bras au sol, partagera également la largeur du canon, le boulet y compris jusqu'au paturon.

Une verticale abaissée sur la terre depuis le grasset , répondra précisément a la pince.

Si Ton examine les membres de face, on verra que, quoique le contour ou la partie latérale externe des avant-bras rentre plus en dedans à mesure qu'ils descendent près du genou, le contour intérieur ne se rapproche pas de cette même partie latérale. Une verticale menée de leur portion la plus étroite jusqu'au sol, diviserait également la largeur de toutes les pièces formant le reste de ces extrémités. Pour ce qui concerne les membres postérieurs, on voit : 1° que le contour extérieur des jambes rentre plus en dedans à mesure qu'elles approchent des jarrets, que celui des avant-bras à mesure qu'ils atteignent les genoux; 2° que leur contour intérieur tombe presque verticalement: 3° qu'une verticale qui les conduit du milieu de la largeur du jarret sur le sol, partagerait également la largeur de toutes les parties qui les composent.

Ces directions ne sont que trop souvent interverties, soit dans la totalité du membre', soit dans quelques-unes dé ses portions; elles constituent des défauts d'aplomb, et de fausses directions des membres, qui font que le cheval peut être sous lui, campé, bas jointé, droit jointe, brassicourt , genou creux , trop ouvert , serré du devant ou derrière, panard, cagneux, genou de bœuf, clos du derrière, etc. Ils nuisent plus ou moins à la solidité et à la durée du cbeval. Des dessins représentant ces divers défauts, pouvant les mieux faire

AI.LCRES KiTUTiËLLES HT DÉFECTUEUSES, 2t co nnajtre que les meilleures descriptions;, nous renvoyons le lecteur à la planche deuxième.

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