‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 3 sur 120 · PARTIES EXTERNES DO CHEVAL · texte numérisé non relu

PARTIES EXTERNES DO CHEVAL

Extrémités.

Les extrémités se divisent en antérieures et postérieures ; chacune des antérieures comprend t'épaule (16), le bras (20), le couds (18), l'avantr-bras, la châtaigne (21), les genoux (22), le canon (23), le boulet (25), le paturon (271, la couronne (28), le sabot (29).

Les épaules forment l'articulation des extrémités de devant avec le corps : elles commencent au garot et finissent au bout de l'avant-bras.

Le bras et Yavant-bras sont la partie du haut du membre qui commence à l'épaule et finit au genou : le couda est l'os du haut de la jambe qui se trouve auprès des côtes. On trouve au-devant et en dedans du bras, une veine très-apparente qui porte le nom d'ars.

La châtaigne est une place dégarnie de poils et recouverte d'une sorte de corne tendre, qui se remarque au-dessus du genou, en dedans, et aux jambes de derrière, au-dessous des jarrets, aussi en dedans.

Le genou est la jointure du milieu de la jambe, qui uni* le bras au canon.

Le canon est la seconde moitié de la jambe; il commence au genou et finit au boulet. Derrière cette partie est un tendon eu manière de corde, très-apparent, et dont l'état de force et de souplesse contribue beaucoup à la bonté de la jambe. * t

Le boulet est la jointure du canon avec le paturon; derrière le boulet est une protubérance d'une sorte de corne tendre, connue sous le nom ù'ergot; la touffe de poil qui l'entoure s'appelle le fatum.

Le paturon est l'espace court qui se trouve entre le boulet et la couronne.

La couronne est une rangée de poils qui borde le haut du pied à la naissance du sabot.

Le pied se compose de la muraille, des quartiers, de la pince et des talons; on trouvera d'ailleurs, au chapitre du Ferrage, la description anatomique de cette partie.

La muraille est toute cette portion de corne qui forme le tour du pied; les quartiers sont les deux côtés du Babot, l'un en dedans, l'autre en dehors.

La pince est le bout de la corne qui forme le devant du pied; le talon est la partie opposée à la pince.

En dessous du pied, on trouve la fourchette et la sole. (Voyez description du pied.)

Chaque extrémité postérieure comprend la cuisse (41), te grasset ou rotule (40), la jambe, le jarret .(42.) ; et comme dans les extrémités antérieures, le canon (23), te boulet (25), le paturon [27), la couronne [2%), et le sabot (29).

Les cuisses s'étendent depuis les hanches jusqu'aux jambes; elles sont formées du fémur et de très-gros muscles.

Les jambes viennent après les cuisses; elles répondent à 1'avant-br.is dans les extrémités antérieures; elles ont pour base le tibia et le péroné.

Le grosset est cette partie arrondie qui se remarque à, l'articulation de la cuisse avec la jambe, auprès du flanc.

Le jarret est l'articulation qui assemble te bas de la, jambe avec te canon de derrière.

BEAUTÉS ET DÉFECTUOSITÉS nES PARTIES EXTERNES.

La bonne conformation des diverses parties du cheval n'influe pas moins sur la nature des services que l'on peut attendre de cet utile animal, que sur la beauté de ses formes. L'examen de ses qualités physiques est donc aussi essentiel sou* le rapport de l'utilité que sous celui de l'agrément : il n'ést pas moins nécessaire de connaître les supercheries que les maquignons emploient pour déguiser les défaute, même les plus essentiels.

On estima une téte sèche, dont tes veines se laissent apercevoir à travers la peau. Une téte trop volumineuse dépare un cheval et le rend pesant à la main; il en est de même d'une tête trop longue qu'on nomme iéle de vieille; une tète trop charnue annonce une prédisposition aux maux d'yeux et la perte dp la vue. Enfin la téte doit être bien attachée, est-à-diré parfaitement distincte de l'encolure, et neq comme plaquée contre cette partie. Dans ce cas, le cheval se bride ordinairement bien. On dit qu'il porte au vent lorsqu'il tend le nez, et qu'il s'encapuchonoe ou s'arme lorsqu'il rapproche trop le menton du poitrail ; l'un ou l'autre de ces défauts est grave, puisqu'il empêche l'action du mors sur les barres.

Les oreilles doivent être bien plantées, petites, droites, peu chargées de poils. Les pointes des oreilles portées eq avant annoncent ordinairement de la fierté; une pointe eu ayant et l'autre en arrière, qu'il y a projet de quelque défense ; toutes deux couchées en arrière, de la colère et.de la mé-

BEAUTÉS £nSH*E6TlIOSiriS DES PiltTIES EXTERNES. il

eîierteté.'On'BotniaeoreiZiflffiSjles chevaux qui Sut les oreilles volumineuses et presque pendantes; c'est un défaut dans les Ètofevatix de luxe ; oreilles de cochon, celles qui ont un mouvement de haut en bas et de bas en haut, lorsque l'animal marche. Les maquignons façonnent les oreilles trop longues, ruse qui n'a aucun inconvénient quand l'opération est laite comme il faut. On nomme l'animal moineau ou craps, lorsque cette opération n'a pas laisse" aux oreilles la longueur qu'elles auraient du avoir naturellement. Ils parviennent aussi à les rapprocher quand elles s'écartent trop, en faisant une incision à la peau qui les Sépare de la nuque, et en la recousant; c'est pourquoi il est . bon d'examiner soigneusement cette partie quand l'on soupçonne quelque manœuvre frauduleuse.

Le toupet Sert quelquefois aux maquignons a recouvrir une fistule, une plaie plus ou moins grave; il est Èon de s'en assurer avant d'acheter.

La nuque des chevaux communs est sujette à cette tumeur connue sens le nom de taupe; cette maladie est grave, aussi doit-on y faire attention.

Les yeux doivent être grands (las petits sont nommés yeux de cochon], égaux, vifs, clairs et animés; pour les observer ploB à l'aise, il faut placer soi-même le cheval au grand jour, mais de manière à ce que les rayons lumineux ne fassent point de reflet sur la vitre : si cette partie n'était pas claire, transparente, et la prunelle nette et sans aucune nébulosité, l'animal pourrait être considéré comme malade, ou ayant une mauvaise vue. Beaucoup de personnes ne connaissent pas d'autre expédient que de passer la main près des yeux a un cheval ou de leur présenter une paille, pour s'assurer de leur bonté; le maquignon, en pareil cas, ne manque pas de saisir le moment favorable pour piquer légèrement le cheval, ce ui lui fait faire un mouvemeut de tête d'après lequel bien es cbevaux aveugles . ou à peu près, sou t journellement achetés pour bons. Le meilleur moyen de n'être pas trompé, est déplacer le cheval de manière qu'il présente lesyeux au grand jour et la croupe S l'obscurité : si ses yeux sont bons, la prunelle, d'abord resserrée par l'éclat de la lumière, s'élargira à mesure que l'on reculera lentement l'animal vers l'obscurité, et réciproquement se rétrécira lorsque vous le ramènerez vers le grand jour : les yeux dont l'iris est blanc en totalité ou eu partie sont dits vairons; il n'est pas plus vrai qu'un cheval vairon est aveugle ou borgne, qu'il ne l'eBt que sa vue soit meilleure.

Les salièfes. C'est une erreur de croire que les salières creuses sont toujours un signe de vieillesse du sujet ou de celle du père ; mais comme cette conformation eboque la vue, les maquignons y insufflent de l'air, ce qu'il est facile de reconnaître par la tumeur qui en est le produit, et par la crépitation qui se fait entendre quand on les presse.

La ganache doit être sèche, écartée sans l'être trop, bien creuse, ne présenter ni glandes volumineuses, ni aucun gonflement : leur présence dans l'âge auquel le cheval jette sa gourmé, ferait présumer qu'elle n'a pas encore eu lieu ; et ce serait plus tard un signe probable de morve si la partie était adhérente : pour ne pas confondre avec une glande l'os qui sert à attacher la langue, lorsqu'on n'a pas l'habitude de tâter la ganache d'un cheval, il est bon de prendre d'une main la langue de l'animal et de s'assurer ainsi que ce que l'on croit une glande ne suit pas le mouvement de la langue.

L'ouverture de la bouche est très-essentielle à examiner dans un cheval de sellé : une bouche trop fendue expose le cavalier à de graves accidents, parce que le mors, au lieu do porter bien exactement sur les barres, se rapproche trop des dents machehères; si elle eBt trop petite, le mors ne peut appuyer sur l'endroit indiqué <]n'en tirant les lèvres en haut, ce qui 'eur fait faire une grimace désagréable et les meurtrit. On fait cas d'un cheval qui goûte bien le mors et dont la bouche se couvre d'une écume blanche. Il ne faut jamais acheter un cheval de prix sans l'avoir fait débrider, afin de pouvoir examiner sa bouche plus à L'aise.

Les naseaux sont quelquefois le siège de chancres (1) ou d'autres maladies locales, que l'on n'a point à craindre lorsqu'ils sont bien vermeils, convenablement humectés, et qu'il ne s'y fait aucun écoulement surnaturel ; des naseaux larges et bien ouverts contribuent également a la beauté du cheval, en même temps qu'ils rendent la respiration plus libre. Lea maquignons introduisent assez souvent du poivre ou autres drogues irritantes dans les narines dim cheval pour faire croire qu'il se mouche bien, ce que l'on peut soupçonner si ce mouvement eBt trop fréquemment répété. Ils trouvent aussi quelquefois le .moyen de faire disparaître les jetages, même ceux de morves, pour quelques instants, en faisant dans les narines des injections astringentes; c'est un motif de plus pour bien s'assurer qu'il n'y a point de glandes dans les parties de la mâchoire inférieure.

(i) 11 ne fa m pu. confondra arec le* chinerai farines du canal lacrymal, qni t'omit dam l'inierlaur da la narine.

BEAUTÉS EÏ DÉFECTUOSITÉ DBS frÀïlTlES EXTERNES. 13

La langue doit être assez petite pour être logée en entier dans le canal sans le déborder, sans quoi elle gênerait l'action du mors; si elle est trop longue, elle est sujette à sortir en dehors, ce qui produit un effet très-désagréable : elle est dite alors pendante; on la nomme serpentine, lorsqu'elle sort et rentre fréquemment dans la bouche. Il faut, en faisant l'examen de cette partie, regarder si elle n'aurait pas été raccourcie accidentellement, ou entamée dans une plus ou moins grande partie de son épaisseur.

Les tarres méritent toute l'attention d'un écuyer, puisque c'est de leur bonne ou mauvaise conformation que dépend en grande partie l'obéissance du cheval : trop charnues, elles rendent presque nulle l'action du mors; trop sèches, au contraire, elles rendraient le chevai sujet à battre à la main. Le marchand qui veut vendre un cheval dont les barres sont trop épaisses, le fait monter avec un simple bridon, afin de pouvoir s'en prendre à la négligence de son palefrenier et au manque d'aides, si l'animal ne sentant pas le mors, vient a s'emporter; il emploie le même moyen envers celui qui est trop sensible, afin qu'il reste plus tranquille.

Une belle encolure est l'une des premières perfections d'un cheval de main : trop allongée ou trop ramassée, elle nuit également à la beauté do l'animal, et donne lieu, dans l'un comme dans l'autre cas, à plusieurs inconvénients graves.

Un garrot sec et saillant dénote que les épaules sont bien libres, et les garantit d'ailleurs des frottements de la selle; trop charnu et trop rond, il serait exposé lui-même à des blessures difficiles a guérir.

Les épaules sont sujet tes. à trois grands défauts qui nuisent singulièrement à la beauté d'un cheval : à être chargées en chair, serrées ou chevillées. Le cheval chargé d'épaules est lourd, sujet à broncher, peu propre à la selle ; celui dont les épaules sont trop rapprochées n'a pas la liberté nécessaire dans ses mouvements, se coupe, se croise fréquemment • il est plus exposé que tous les autres à tomber : les épaules chevillées restent presque immobiles quand le cheval marche; tous les mouvements paraissent partir alors du bras, au lieu de venir des épaules comme cela doit être. Enfin, les chevaux dont les épaules ne sont pas libres ne rendent en général qu'un mauvais service, surtout pour la selle, et sont promptement ruinés des jambes : il est des claudications qui viennent des épaules; elles sont dites à froid lorsqu'elles font boiter avant l'exercice, et à chaud lorsqu'elles le font après le travail.

Vétérinaire. 2

Un beau poitrail est largo, bien à son aise entre les deux épaules, de manière que les deux, jambes de devant ne soient pas trop rapprochées par en haut : on dit alors que le cheval est bien ouvert du devant. Un poitrail trop avancé est un grand défaut pour un cheval de selle.

Les jambes (i^pour être bonnes, doivent être d'une hauteur proportionnée à celle de l'animal : un cheval trop haut sur 'jambes est ordinairement sans force; s'il est trop bas, il fatigue beaucoup des épaules, et ee trouve souvent blessé au garrot par la selle, défaut assez fréquent chez les juments. Un cheval qui marche bien doit poser le pied à plat (ceux qui posent le talon le premier sont assez souvent des chevaux fourbus : en tout cas, il est toujours bon de s'en méfier) ; si, au contraire, il est sujet à marcher de la pince, ce qui se reconnaît aisément, soit en le faisant manœuvrer, soit à l'inspection des fers, qui sont alors plus usés dans cette parlie, il sera sujet à broncher et dangereux à monter par cette raison.

Rien de ce qui concerne les jambes ne doit être indifférent quand il s'agit de choisir un cheval, quel que soit le service auquel on le destine : il faut (Jonc, après avoir jeté un coup d'œil général sur l'ensemble de cette partie, entrer dans un examen approfondi de ces divers détails.

Il faut, par exemple, que le coude ne soit pas trop serréj ce qui ferait porter les jambes trop en dehors, ni trop ouvert, ce qui les porterait en dedans; que le bras soit large et museulcux, ce qui annonce du la force et de la vigueur; que le genou- soit rcaigre, large, ulat et très-souple; le canon large, uni, un peu aplati; le nerf ou tendon fort, sec, bien détaché du canon; te boulet gros, sec, nerveux, etc.

Un bras grêle et plat est tin signe de grande faiblesse; le bras long annonce un cheval propre à. la grande fatigue, mais il donne peu de gràcj à un cheval 'de luxe. On dit qu'un cheval est couronné quand il a le genou en partie pelé ou garni de poils blancs, signes qui annoncent souvent que ses jambes sont usées et qu'il est sujet à tomber sur les genoux. On doit aussi craindre beaucoup d'un cheval dont les jambes plient sous lui, ou tremblent après quelques instants de marche.

On doit passer avec soin la main le long des jambes du

a (l) C'eit une failli! du ilellgner ainsi le» membre* nnlérieun ; niait l'hoWlnde, l'uiQjjo, dam le lanjage vétCr boire, eit de diligner ai mi et Ici membrei poilirieiir» et Ici membre» ooi^ritufi. On dil [oui le» jnun Ici jamtei de ilenor, Ici jambci de dsrrlire.

BEAUTÉS ET DÉFECTUOSITÉS DES PARTIES EXTERNES. 15 cheval que l'on examine, afin de s'assurer que le canon ne présente aucune de ces grosseurs connues sous le nom dësuros, fusées, osselets; que le tendon est bon, qu'il n'offre ni engorgement,™ aucune autre défectuosité ; que le boulet n'est pas couronné, c'est-à-dire entouré d'une espèce de cercle sai !lant, ce qui dénoterait encore un cheval usé des jambes. C'est encore un grand défaut pour un cheval, que d'avoir les jambes raides; aussi le maquignon ne manque pas, en pareil cas, d'échauffer un peu l'animal pour lui délier les jambes, avant de le présenter à l'acheteur; mais il suffit de le faire reposer quelque temps pour découvrir la fourberie.

L'ensemble du pied doit être proportionné à la taille du cheval : les grands pieds sont sujets à se déferrer; les petits, a être encastelés on douloureux. La corne du sabot doit être de préférence noire ou brune, unie, luisante; ne présenter ni inégalités, ni fentes, ni gerçures. Les maquignons s'entendent assez bien à cacher ces défauts si l'on n'y prend garde. Le sabot lui-même doit être arrondi en avant, un peu plus large du bas que du haut.

La sole doit être forte; la corne qui la compose, ainsi que celle delà fourchette, liante, sans être ni trop mollc'ni trop sèche. On nomme pied comble, celui dont la sole forme une convexité; pied plat, celui dont les quartiers sont trop écartés, et la sole au niveau du bord inférieur de la muraille; et pied encasttld, celui dont les quartiers sontau contraire trop rapprochés. Les Chevaux qui se trouvent dans le premier cas ne peuvent marcher sur le pavé sans éprouver, par suite de la compression de la sole, une douleur plus ou moins vive. Les pieds plats ont en général les quartiers et les talons faibles, et sont sujets à boiter. Le même effet résulte de la compression de l'os du petit pied dans ceux qui sont encastelés; ce vice de conformation donne encore lieu aux bleimes et seimes.

La conformation du corps contribue encore beaucoup a la bonté comme à la beauté d'un cheval. Il faut commencer d'abord par promener plusieurs fois la main le long de l'épine du dos, depuis le garrot jusqu'à la croupe, en la tatant alternativement, pour voir s'il n'y a pus quelque parlie faible ou douloureuse. Un léger sillon accompagnant l'épine du dos dans toute sa longueur, est regardé comme un signe de vigueur.

Le dos doit être eu général large, uni, courbé en arc du garrot à la croupe. On dit qu'un cheval est ensellâ, lorsque cette courbure est trop profonde, disposition qui offre plus

16 PREMIÈRE PARTIS. CHAMTRS 1.

d'un inconvénient, notamment celui d'ôter beaucoup de la force et de rendre le cheval difficile ù seller. On nomme dos de mulet celui qui est voûté en contre - haut ; cette conformation annonce la force, en même temps que des réactions dures. Enfin, la partie des reins e,n particulier est sujette à diverses maladies et défectuosités, que les maquignons tâchent de cacher du mieux qu'ils peuvent quand on n'y prend garde.

Le ventre doit être arrondi, al trop plein ni fiasque : cependant, un gros ventre, loin d'être un défaut dans un cheval de fatigue, annonce qu'il se nourri t bien et qu'il est fort, mais paresseux. Les ventres de lévrier ont ordinairement beaucoup de feu, mais ils mangent peu : ce sont de jolis. chevaux de main. On remarque que ceux qui ont le ventre plus gros que leur taille ne le comporte, ou ventre de vache, sont disposés à devenir poussifs.

Les flancs ne doivent être ni trop pleins ni trop affaissés. Lorsqu'un les voit agités d'un mouvement plus fort et moins régulier qu'à l'ordinaire, le cheval étant en repos, en peut craindre qu'il soit poussif où affecté de maladie de poitrine.

Une croupe largo et pleine est un signe de vigueur en même temps qu'une beauté : la croupe étroite et pointue se nomme croupe de mulet; elle nuit beaucoup à la beauté des hanches, elle est dite avalée lorsqu'elle descend trop brusquement.

Les cuisses et les fesses doivent être bien ouvertes du dedans, charnues et musculeuscs. On dit qu'un cheval est mat gigottè quand il a les fesses trop serrées. ,

La queue doit être placée à la naissance des fesses. On dit qu'une queue trop basse annonce la faiblesse. Le tronçon eu doit être rond, fort, bien fourni de crins. Toutes les fois que, l'on examine un cheval , il faut regarder s'il n'a pas quelque plaie sous la queue, et porlor cet examen jusqu'à la marga de l'anus, cette partie étant sujette à plusieurs maladies locales. •

Les jarrets sont exposés à plusieurs défauts essentiels, notamment à être trop rapprochés l'un contre l'autre, ce qui cause presque toujours de la faiblesse dans cette partie; ou à être tournés trop en dehors, ce qui ôte à l'animal beaucoup d'assurance dans les hanches. Do bons jarrets doivent être grands, larges, secs et nerveux : les jarrets grêles et minces sont presque toujours faibles; les jarrets gras sont très-exposés- aux engorgements, courbes, vessigons et plusieurs autres

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