DES LAVEMENTS
Les lavements sont d'une utilité infinie dans une foule de circonstances; soit qu'il faille débarrasser les gros intestins, y porter défi médicaments que l'on ne pourrait introduire par une autre voie, calmer une irritation locale; soit qu'il s'agisse de rafraîchir la masse du sang. Ils offrent à la thérapeutique un moyen précieux, toutes les fois qu'il s'agit de combattre des symptômes inflammatoires ou d'entretenir la liberté du ventre.
L'eau chaude, les décoctions de tripes, do têtes de mouton, de plantes émollientes, de son, de graine de lin, 'forment Ja base ordinaire des lavements ; on peut y ajouter au besoin des tètes de pavot bu du laudanum, pour les rendre calmants; 125 grammes de savon, ou de 125 à 250 grammes d'huile de noix, de lin ou d'œillette, pour les rendre plus adoucissants et en même temps plus laxatifs ; une ou deux poignées de sel de cuisine, ou 125 grammes de sel de Glauber pour les rendre purgatifs. On peut employer, dans ce dernier cas, une décoction de feuilles de tabac, additionnée de sel et d'huile.
Avant de donner un lavement, il faut, surtout si le rectum est engorgé de crottin, fourrer la main imprégnée d'huile dans le fondement du cheval, aussi avant qu'on le pourra, afin de vider le gros intestin. 11 y a des seringues faites exprès pour les chevaux; mais à défaut de cet instrument, on peut en improviser une au moyen d'une ample vessie, au col de laquelle on adaptera un tube de roseau ou de sureau, de