SE LA LONGE, DO CAVEÇON, DES PILIERS
La longe est une longue corde de la grosseur du petit doigt, au bout de laquelle est une boucle attachée à un cuir que l'on passe dans l'anneau du milieu du caveçon. Elle est trescoramode pour les jeunes chevaux que l'on veut l'aire trotter sur un cercle pour les assouplir, pour ceux qui sont rétifs, ratningues, ou qui retiennent leurs forces par malice* elle sert encore à plusieurs usages.
Il y a deux sortes de caveçon : celui de cuir et celui de fer. Le premier est gne sorte de muserolle qui entoure le nez du cheval, avec deux bandes qui montent sur les côtés pour s'attacher à une têtière derrière les oreilles, et un frontal sur le devant. Le caveçon de fer ne diffère de celui-ci qu'en ce que la muserolle est formée par une bande de fer sur lé devant. Ce caveçon est garni de trois anneaux de fer, dont un de chaque côté et le troisième au milieu sur le nez.
Les effets du caveçon diffèrent essentiellement de ceux de la bride, en ce que celle-ci agit directement sur les barres, au lieu que l'action de celui-là porte en entier sur le nez. Or, cette partie étant beaucoup moins sensible que la première, le caveçon donne les moyens de plier un cheval encore neuf, à tous les mouvements que l'on veut lui faire exécuter, sans lui fatiguer la bouche; le prépaie aux effets de la bride, et ménage la bouche des chevaux que l'on confie à des commençants.
Les piliers sont deux poteaux ronds de 2 mètres de haut, plantés au milieu d'un manège, à l™.t>0 l'un de l'autre, terminés par une tète, et percés de trous ou garnis d'anneaux dans leur hauteur. On attache entre ces deux piliers par les anneaux de côté du caveçon, le cheval que l'on veut dresser
MOTttJS DE DRESSER LES CHEVAUX. 2£1
au piaffer ou à certains airs relevés, ou à qui l'on veut donner de la vigueur. Mais ce moyen, vanté par d'habiles écuyers, blâmé par d'autres, demande, de la part do celui ipii donne la leçou, beaucoup de tact, d'expérience, et une grande habitude dans l'ait de manier à propos la chambrière ; car sans ces qualités, la leçon des piliers pourrait fort bien ne servir qu'à fausser l'intelligence du cheval ou à le coulirmer dans les défauts que l'on voudrait corriger.