‹ Nouveau manuel de bibliographie universelleChapitre 1 sur 675 · HAROLD B. LEE LIBRARY · texte numérisé non relu

HAROLD B. LEE LIBRARY

^IGHAM YOUNO UNUŒRSITV PROVO, UTAH ™

PRÉFACE

Ce livre n'est pas, à proprement parler, un Manuel du Bibliophile, line s'adresse pas exclusivement au bibliographe de profession. Avant tout, on a voulu qu'il pût fournir un renseignement concis, une ré-

i)onse précise, non sur la beauté d'une édition, sur la rareté d'un voume, sur le prix arbitraire que l'opinion accorde à certaines raretés, mais bien sur la série d'ouvrages à consulter en telle ou telle occasion, par l'homme de lettres, l'artiste ou le savant. On a voulu qu'il pût présenter chronologiquement aux yenx de tons ce qui a été écrit de plus important sur un sujet quelconque. Ce but ne pouvait être atteint d'ailleurs, qu'en s'entourant de toutes les recherches bibliographiques, qui, grâce aux travaux des maîtres, établissent quelle est la nature des livres et constatent la valeur des éditions.

C'est en pesant bien tout ce qu'il y a de vague, d'incertain, dans la manière dont sont formulées journellement certaines demandes bibliographiques; c'est en se rappelant l'espèce d'incertitude qui se manifeste même chez les meilleurs esprits au début de certaines recherches, qu'on a arrêté le plan de cet ouvrage. En réalité, et comme le porte son titre, on doit le considérer comme un Manuel de Bibliographie encyclopédique, destiné à venir en aide aux mémoires paresseuses et à éclairer les hommes laborieux, qui ne sont encore munis d'aucun renseignement sur un sujet abordé par eux pour la première fois ; mais, comme rien n'est plus varié que les plans qui ont présidé aux diverses encyclopédies, comme rien n'est plus divers que les matières dont elles traitent, il importe d'exposer ici, en peu de mots, quel a été le choix des premiers éléments du livre et quelle a été leur disposition.

l)e tous les procédés de recherches, le plus prompt, le plus facile, est, sans contredit, l'ordre alphabétique, celui qui, sous l'aspect d'une confusion apparente, permet d'obtenir une réponse immédiate au problème quelconque que se pose notre esprit, lorsque nous nous disposons à traiter un sujet. Cet ordre une fois adopté , il s'agissait de recueillir, dans la plupart des dictionnaires encyclopédiques connus, les mots importants et vraiment significatifs qui, par leur simple énoncé, réveillent spontanément l'idée d'une succession de traités publiés à diverses époques ; cet ensemble une fois réuni, il s'agissait d'extraire des biographies, les noms d'hommes qui suscitent dans notre mé-

Bibliographie. Tome 1. a

PRÉFACE

moire l'idée d'un chef-d'œuvre et qui rappellent chez tous les peuples ceux que Ton regarde comme les législateurs de l'esprit humain. Ce double choix une fois arrêté, choix dans lequel nous avons été grandement aidé par un écrivain qui depuis longtemps a fait ses preuves (1), restait le mode d'exécution.

Nul ne peut nier la différence que les siècles apportent dans la manière dont a été envisagé un sujet ou simplement une idée ; pour faire mieux saisir les modifications apportées par le temps, l'ordre chronologique a été adopté presque invariablement, comme base de la disposition, dans la rédaction de chaque article, et l'on n'a établi sur ce point certaines, exceptions pour adopter l'ordre alphabétique, que lorsqu'un rangement contraire des titres eût pu amener de la confusion et présenter un obstacle à la promptitude des recherches.

Les mots qui spécifient certaines sciences fondamentales, certaines contrées, nécessitaient d'une manière absolue des subdivisions ; ces subdivisions existent parfois dans l'article lui-même, parfois aussi elles renvoient à d'autres mots. Pour rendre plus sensible cette explication,

Î[ue l'inspection même la plus sommaire du manuel fera mieux saisir, es mots, qui, dans le système encore adopté, désignent les grandes divisions bibliographiques, la Théologie, la Jurisprudence, l'Histoire, les Sciences et Arts, les Belles-Lettres, ont donné lieu à de grandes subdivisions, en fournissant eux-mêmes des articles très-développés. Ces subdivisions, dont la nécessité se présente tout d'abord à l'esprit, ont été conçues de telle sorte qu'elles se complètent les unes par les autres. Les cinq grandes divisions, avec leurs anexes, forment un tel ensemble, nous avons lieu du moins de l'espérer, que toutes les branches des connaissances humaines s'y trouvent amplement représentées, et que plusieurs de ces articles pourraient au besoin suffire à des études approfondies.

Lorsque les subdivisions ont du être établies dans l'article même, afin de lui donner plus de clarté, on a fait ses efforts pour qu'elles présentassent un caractère uniforme : les noms qui désignent, par exemple, les grands états, foyers d'un mouvement intellectuel, présenteront presque toujours l'indication des cartes géographiques, celle des voyages et des statistiques, puis celle de l'histoire proprement dite, la linguistique et l'histoire littéraire venant immédiatement après. Une dernière subdivision restait à établir, c'est celle qui offre une bibliographie spéciale plus ou moins riche, selon les nécessités que présente l'article ; cet appendice si utile est la fin obligée de presque tous les mots qui figurent dans le manuel. Une bibliographie spéciale bien faite est une clef qui ouvre aux plus érudits la porte d'une vaste bibliothèque.

Dans ce livre, plus particulièrement destiné à des lecteurs français, on a dû inscrire les noms de presque toutes les provinces. Au point de vue du bibliographe, les provinces dont se composait jadis l'ancienne monarchie, et sur lesquelles ont été publiés, depuis des siècles, tant de traités spéciaux, ont dû être choisies pour en former des articles séparés; mais, en développant le mot statistique, ce genre d'ouvrage rappellera, d'une façon sommaire , les descriptions des départements.

(i) M. Le Uoux de Lincy, conservateur honoraire à la bibliothèque d.e l'Arsenal.

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