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PRÉFACE. VII

Aucune ville française, ayant quelque importance, ne devait être oubliée, surtout lorsqu'elle a été le centre d'un certain mouvement industrielou scientifique, à chaque nom de ville, inscrit dansnotre manuel, on a joint la date de l'introduction de l'imprimerie d'après les tables de Timperley ot quelques autres traités spéciaux. Il en a été de même pour les capitales étrangères, pour les abbayes de renom, pour les localités célèbres. L'introduction de l'imprimerie dans un lieu quelconque, l'existence constatée d'une bibliothèque de quelque importance, a suffi , presque toujours, pour motiver dans ce dictionnaire , l'admission d'un nom peu connu même des géographes.

Soit que l'on ait eu à développer un article relatif aux sciences, soit que l'on ait dû inscrire dans l'ordre qu'ils gardent entre eux, les livres de pure théologie, les théories philosophiques ou bien les traités d'histoire, on a eu toujours présent à l'esprit ce principe d'impartialité dont le vénérable Gabriel Peignot faisait déjà, il y a plus d'un demi-siècle, la loi suprême du bibliographe.

Dans un rapport qu'il adressait au gouvernement, sur la nécessité d'encourager le développement de certaines bibliothèques, plus spécialement consacrées à telle ou telle branche de savoir, un professeur éminent (1) disait, il y a quelques années (et nous acceptons d'autant mieux son principe que chacun de nos grands articles développés serait, au besoin, le corollaire de sa pensée) : « Il ne faut pas perdre de vue que la science, quoi qu'on fasse, ne peut être jamais rigoureusement spécialisée. Il n'y a pas de science qui ne relève que d'elle seule, toutes se prêtent un indispensable secours. » Il est résulté pour nous de cette solidarité, comprise par tous les esprits sérieux, que divers articles, admis dans ce manuel, n'ont pas pu toujours se compléter, sans la répétition forcée de certaines indications et sans la réimpression de certains titres ; ces cas assez rares se sont reproduits surtout à l'égard des ouvrages encyclopédiques forcément trèsvariés dans leurs parties diverses et offrant, sous un titre unique, des traités très-distincts. Le fait, nécessairement, s'est renouvelé plus fréquemment à l'égard des bibliographies , compléments indispensables des articles : en cette dernière circonstance, pour ménager l'espace et pour éviter un double emploi , on n'a inscrit que les premières lignes du titre qu'il fallait répéter, en renvoyant au mot où ce titre devait figurer d'une manière plus spéciale. Ces exemples sont rares, mais lorsqu'ils se reproduisent, c'est qu'on n'a pu faire autrement pour éclairer complètement l'intelligence de celui qui explore une branche quelconque des sciences, des arts ou de la technologie.

De même qu'il y avait un point de départ assigné tout naturellement au début de chaque article (point de départ fixé en général au XVIe siècle), de même, et de toute nécessité, il fallait assigner une date pour clore les indications. On s'est arrêté, en général, à l'année qui partage le siècle où nous sommes, en deux parties égales. Sans être néanmoins trop rigoureux dans l'admission de ce principe, divers articles portent un millésime qui va au-delà de 1850. Néanmoins, lorsque, dans le cours de l'impression, il s'est rencontré certains ouvrages de publication très-récente et qui semblaient être trop importants ou trop spéciaux pour être omis, on n'a pas voulu les écarter, mais on

(i) M. Dubois, alors directeur do l'école normale.

Tlll

PRÉFACE

s'est contenté alors de reproduire le titre un peu plus sommairement et de signaler simplement la récente publication du livre (i).

Le nombre des volumes qui constituent certains grands ouvrages, ou certaines collections, a été forcément indiqué tel qu'il était lors de l'impression de notre manuel. Quand un titre a été imprimé sans qu'on y joigne aucune indication, c'est que l'ouvrage ne se compose que d'un seul volume.

Notre Manuel renferme un Appendice dont personne ne contestera l'importance : il se divise en trois parties. La première présente, dans l'ordre alphabétique, le détail de la collection dont ce livre fait portion intégrante. La seconde a été consacrée exclusivement aux collections typographiques jouissant encore d'une juste renommée, soit par leur ancienneté, soit par l'élégance des types qui ont servi à leur impression, stflt enfin par la correction des éditions qui en font partie. Ici, nécessairement, il fallait s'imposer des bornes, car de l'article développé on eut pu tirer aisément un ouvrage à part; mais lorsqu'on s'est vu dans l'impossibilité de donner le détail minutieux des éditions qui constituent l'ensemble de ces collections célèbres, on a indiqué soigneusement les titres des ouvrages spéciaux où ce détail bibliographique est donné ; lorsque l'intitule des livres a dû être reproduit, il l'a été d'une façon très-sommaire, parce qu'il doit en général se reproduire dans le cours du Manuel. Telle qu'elle est, cette liste raisonnée des collections sera d'un puissant secours pour compléter les articles consacrés aux classiques, à quelque nation qu'ils appartiennent ; elle fournit d'ailleurs, d'après des données certaines, rénumération, par ordre chronologique, des incunables les plus célèbres. La troisième et dernière subdivision est consacrée à reproduire la liste, aussi complète que possible, des catalogues connus de bibliothèques particulières jouissant d'une certaine renommée, par leur ancienneté, par le nom de leur possesseur ou bien par leur richesse. Une note annexée au mot Catalogue, dans le cours du Manuel, annonçait que cette liste devait suivre immédiatement la préface. Un examen plus attentif de la matière nous a démontré que la place de ce travail était bien celle où il se trouve. Toute personne familiarisée avec les noms des amateurs célèbres, sait parfaitement avec quel soin curieux, quelle persévérance digne d'éloges, certains savants ont poursuivi la recherche des livres destinés à compléter leur collection, soit que ces volumes de choix dussent éclairer un système ou simplement élucider une idée. Il résulte de ce qu'on rappelle ici, que chaque mot important trouve à la fin du livre, dans le paragraphe consacré aux catalogues, une sorte de bibliographie spéciale, dont l'emploi bien dirigé peut mettre sur la voie d'une foule de renseignements. La recherche, encore cette fois,

(l) Au milieu des auteurs classiques de toutes les nations, quelques noms con tempo, rains figureront dans le Manuel, maison a été forcément très-réservé sur ce point; le grand ouvrage de M. Quérard et le Journal de la Librairie donnant les renseignements les plus sûrs et les plus complets. Parfois certaines exceptions ont dùétre faites, elles ont porté spécialement sur les savants et les historiens dont les travaux, quelque appréciés d'ailleurs qu'ils puisseat être, sont moins présents au souvenir que certains ouvrages d'un autre ordre. Qui n'a présents à la mémoire les livres de MM. Villemain, Cousin, Saint-Marc Girardin, Sainte-Beuve, Désiré Nisard, Pntin, etc. etc.

TRÈFACE.

comme cela a lieu dans le reste de l'appendice, est facilitée par Tordre alphabétique. Il suffit seulement de se rappeler le nom du possesseur de la bibliothèque dont le catalogue est signalé.

La réunion systématique de tous les livres cités dans ce manuel, offrirait, saus aucun doute, l'une des bibliothèques les plus vastes, les plus variées, qui ait jamais été rassemblée, si elle ne dépassait même, par le nombre de ses volumes, la plupart des collections dont la renommée est établie en Europe. Un choix raisonné, procédant par époques et puisant dans les littératures étrangères, a présidé nécessairement à la disposition de chaque article, mais on s'est efforcé de conserver une juste proportion entre les indications offertes par les sources primitives et celles que fournit si abondamment la bibliographie moderne ; l'emploi d'une méthode contraire eut amené infailliblement un développement exagéré, qui eut changé la nature du livre. Il est impossible, sans doute, que dans un choix pareil, quelques omissions regrettables ne se fassent pas sentir, mais toutes les fois qu'il s'agira des livres anciens, les bibliographies spéciales, par lesquelles se terminent nos articles, combleront la lacune, et, s'il est question de livres toutà-fait modernes, on aura recours aux journaux de librairie, également signalés dans le manuel, et qui, publiés avec plus ou moins de soins, sur le plan du journal de Beuchot, s'impriment de nos jours dans la plupart des grandes capitales de l'Europe, et nous dirons même de l'Amérique. Certains catalogues officinaux également indiqués, ne seront pas d'une médiocre ressource pour atteindre à divers compléments que peuvent seules fournir les publications étrangères.

Un état général de toutes les richesses bibliographiques du monde pouvait être tenté peut-être au XYIe siècle, il rentre aujourd'hui parfaitement dans le domaine des choses imaginaires. Le nombre des volumes que l'on a imprimés depuis cette époque, s'élève, on peut le dire, au-delà de tous les calculs humains. Il y a déjà dix ans, qu'un bibliographe distingué, qui est aussi un spirituel critique, s'exprimait ainsi sur cette stérile abondance : «A peineya-t-il quatre siècles que nous possédons l'imprimerie, et cette grande découverte a déjà donné tant de livres typographiés, que la liste complète en serait impossible, attendu qu'il en a dû périr autant et plus qu'il n'eu reste, comme on peut l'inférer, tant de ceux qui ont seulement deux cent cinquante ans d'âge, toutes les fois qu'ils n'ont pas été réimprimés, que de l'oubli qui détruit, dans tous les temps, la plus grande partie des méchants ouvrages et aussi beaucoup de bons. Qui connaît aujourd'hui, même vaguement, les écrits des mille auteurs cités par le jésuite es-

agnol Pineda, dans sa monarchie ecclésiastique ? ou la dixième partie

es livres dont parle Yossius? et si nous regardons les manuscrits, c'est bien alors que l'imagination s'épouvante, que la raison se trouble par l'impuissance dans laquelle nous sommes de compulser tout ce qui s'est perdu, de compulser tout ce qui subsiste. » (1)

De bonne heure, sans aucun doute, on a senti la nécessité d'introduire certaines divisions plus ou moins rationnelles dans ces amas successifs de volumes de toutes les formes et de toutes les dimensions; de bonne heure on a dû comprendre qu'il fallait appliquer une méthode sûre d'investigation, qui permît de se reconnaître au milieu de

(«) Voyez Y Analeciabiblion, tome I.

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collections scientifiques et littéraires composées parfois des éléments les plus hétérogènes. De ce besoin, qui alla bientôt croissant, sont sortis les divers systèmes bibliographiques tour à tour admis, abandonnés et repris. Si l'histoire nous a conservé les noms des grandes bibliothèques de l'antiquité, si elle signale encore à notre curiosité celles qui furent rassemblées par Varron , par Asinius Pollio, par Atticus, par Cicéron, par Auguste ; si elle nous laisse de profonds regrets en nous rappelant les immenses réunions de manuscrits qui existaient à Rome dans le temple de la paix, et en Egypte dans cette bibliothèque d'Alexandrie dont la destruction a soulevé tant de controverses, elle ne nous dit rien sur les systèmes de classification adoptés par les anciens. On ne saurait mettre en doute que ces systèmes ne dussent offrir un réel enchaînement, une certaine régularité : peut-être même Jes encyclopédistes des bas siècles, tels que Isidore et Martianus Capella, nous permettent-ils d'entrevoir ce qu'ils pouvaient être. Ce n'est toutefois qu'avec l'invention de 1 imprimerie que se manifestent clairement pour nous les premiers rudiments de systèmes bibliographiques : ils commencent à poindre dans la péninsule, et c'est seulement vers le milieu du XVIe siècle que se dénote ce besoin de classifications régulières. Si le développement qu'a pris notre Manuel ne nous permet pas d'introduire ici un examen raisonné de ces divers systèmes et d'en faire saisir par l'analyse les inconvénients ou les avantages, fidèles au plan que nous avons toujours suivi, nous présenterons ici chronologiquement l'ensemble des renseignements bibliographiques que nous avons pu réunir sur ce genre de classifications. Au moyen de ces indications sommaires, nous mettrons le lecteur à même d'envisager d'un seul coup-d'œil les divers systèmes que Ton a préconisés depuis 1540 jusqu'à nos jours. S'il paraissaient insuffisants pour certaines investigations plus approfondies, divers articles du manuel en offriraient le complément.

Liste chronologique des systèmes bibliographiques et des ouvrages qui en sont le développement.

Alexo Yanegas de Busto. Primera parte de las diferencias de libros que ay en el uni-ver so. Toledo, 1540, pet. in-4.

Ce livre, qu'on peut considérer comme un type bien imparfait des premiers systèmes bibliographiques^ été réimp. à Madrid, 1546, pet. in-4; puis 1569, pet. in-4, et àValladolid, 1583, pet. in-8. On en compte en tout, selon Vicente Salvà, quatre éditions.

Les principaux systèmes bibliographiques antérieurs à celui de Vanegas, ainsi que ceux du même temps, se trouvent appliqués dans

les catalogues officinaux des Aides, des Estienne, des de Colines et autres typographes célèbres.

Entre les plus anciens d'entre eux , on remarque le système par ordre alphabétique de nom d'auteurs, et le système par ordre soit alphabétique," soit méthodique, des matières. Depuis lors, ces systèmes ont été assez souvent mis en pratique. Voyez à la fin de notre Manuel les catalogues Mariani de Aquino , Naigeon , Le Camus de Limare, de Lamoignon, Verdnssenf Garampi, etc., etc., etc.

Système de Conrad Gesner.

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Voyez saBibliotheca univer salis.

Tiguri, Christ. F roschover, 1545 et ann. suiv., in- fol.

Florian Triffer. Méthode de classer les livres imp. à Augsbourg en 1560.

Peignot et les bibliographes qui rotft suivi indkfuent ce système comme l'un des premiers qui aient été publiés au XVIe siècle ; il n'est pas sur le catalogue de nos grandes bibliothèques.

Système de La Croix-du-Maine.

Voyez Desseins ou projects du sieur de La Groix-du-Maine, présentez au roy Henry III, l'an 1583, au mois de may. Impr. à la fin de la Biblioth. française de l'auteur, in-4.

Système de Mutio Pansa. Voyez Délia libraria vaticana ragionamenti di Mutio Pansa. In Roma, app.Giov. Martinelli, 1590, m-4.

Système bibliographique d'Arias Montanus, né à Frexenal en 1527, mort en 1598, et éditeur de la fameuse bible polyglotte dite d'Anvers.

Voyez Claude Clément.

Système de Maréchal (Philib.) sieur de La Roche. Voyez de ce vieil écrivain : La Guide des arts et des sciences, et promptuaire de tous les livres, tant composez que traduicls en françois. Paris, Fr.

Jaquin, m. d. xcviii, pet. i'n-8 de 421 p.

Système de Lipse. Voyez Jnsti Lipsii opéra omnia. Antverpiœ ex officina Plantiniana, 1637, 4 vol.

in-fol.

Le traité des bibliothèques parut in-4, à Anvers, dès 164)3. Gab.

Peignot l'a trad. en tête du Manuel bibliographique.

Systèm e de Henry Dupuy (1606) ( Erycius Puteanus de Venloo).

Voyez Peignot, Dict. de bibliologie, t. II, p. 207, pour l'indication des sources.

And. Schott Hispaniœ bibliotheca, 1608, in-4.

C'est dans cet ouvrage que se trouve exposé le système de l'auteur.

Naudé. Avis pour dresser une bibliothèque. Paris, 1627, petit ni-8 .

Le savant bibliothécaire de Mazarin a encore émis ses idées sur la méthode à suivre en fait de rangements bibliographiques dans le livre suivant.

Catalogue de la bibliothèque du chanoine de Cordes. Paris, 1643.

Le P. Pierre Blanchot. Idée d'une bibliothèque universelle en trois grandes feuilles, en forme de cartes. 1631.

Cl. Clément. Musei sivè bibliothecœ tam privatœ qaam publicœ extructio, instructio, cura, usus, lib. IV, etc. Madrid, 1635.

Il ne faut pas confondre ce savant jésuite, né à Ornaus en 1594 et mort en 1642, avec le garde de la bib. du roi. {N. Clément.)

Système de Daniel Heinsius.

1640. Voyez, pour l'indication de la source, Baillet et Peignot, Dictionnaire de bibliologie. ,

Louis Jacob (de Saint-Charles). Des plus belles bibliothèques publiques ou particulières. Paris, 1644, in-S.

Système de Josse Dudinck.

Voyez son palais d'Apollon et de Pallas. Cologne, 1646, in-S.

Système de Le Gallois. Voyez du même : Traité des plus belles bibliothèques de l'Europe, 1680, tw-12.

Système du P. Garnier. Systema bibliolhecœ Collegii Parisiensis Societatis Jesu. Parisiis, Cramoisy, 1678, in-4.

Cet excellent travail, élaboré avec beaucoup de soin, donne le catalogue du collège de Clermont tenu par les Jésuites de Paris.

Système de Ad. Baillet. Voyez

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Jugement des savants sur les principaux ouvrages des auteurs.

Paris, Ant. Dezallier, 1685-86, 9 vol. i'n-12.

Ce système est exposé dans le tome II de la seconde édit. , sous ce titre :

Baillet. Jugement des savants, édit. corrigée et augmentée par Lamonnoye. Paris, 1722, 7 vol.

J. B. Cardona. De regia S.Laurentii bibliotheca. De pontifîcia Vaticana, etc. Tarracone, Pliilippus Mey, 1687, pet. in-k.

Voyez V. Salvà : A Catalogne, etc. 2e partie.

Système de T. Bertius. Voyez le traité de l'ordre et de l'usage d'une bibliothèque à l'occasion de celle de Leyde, avec le catalogue de cette dernière. 1695, in-A.

Projet d'une nouvelle méthode pour dresser un catalogue [par Fr. Rostgaard). Paris, 1697, %nfol.

Le même. 2e édit. augmentée.

1698, in-fol.

Système de Prosper Marchand.

Voyez dans l'appendice, le catalogue de J. Faultrier, 1709. Voy.

également Gai). Peignot, Dictionnaire raisonne debibliologie,t. //, p. 235.

Système de Gabriel Martin.

Voyez à Vappendice, au mot Catalogue (1725).

Tout le monde sait que le système de ce savant libraire est celui qui, en général, a prévalu dans la disposition des grandes bibliothèques. Peignot réclame pour le jésuite Jean damier le fonds de cette classification.

Voyez Garnier, et Dict. de bibliogie, t. II, p. 236.

Système de P. de Hondt.

Voyez Bibliotheca Marckiana.

Hagae-Comitum, 1727, in 8.

Jo. David Koeler. Sillogealiquot scriptorum de benè ordinandâ et

ornandd bibliothecâ. FrancofuHi,

1728, in- A.

Système de Lenglet Dufresnoy.

Voyez de l'Usage et du choix des livres pour l'étude des belles-lettres, avec des catalogues raisonnés des auteurs utiles et nécessaires pour se former dans les diverses parties de la littérature.

1736, in-\± de Alpages.

Ce n'est que le prospectus d'un grand ouvrage qui devait porter ce titre et qui ne fut jamais publié. L'auteur mourut en

Morhof. Polyhistor lilterarius philosophicus et practicus cura notis Alb. Fabricii. LubecœAlAl , in-A.

Un chapitre de cet ouvrage célèbre est consacré à la disposition des livres dans une bibliothèque.

Système de Burette.

Voyez le catalogue de vente de l'auteur. Taris, 1748, 3 vol. petit in-8.

Système de Le Boucher.

Voyez le catalogue de Larchevesque. Rouen, 1749, in-8.

Lettre d'un académicien à M*** sur le catalogue de la bib. du roi.

1749, in-12.

Catalogus bibliographicus librorum bibliothecœ academiœ Theresianœ. Viennes, 13 vol. in-4.

Les mém. et opuscules divers répandus dans les collections académiques y sont classés méthodiquement.

Formey. Conseils pour former une bibliothèque peu nombreuse mais choisie. Nouv. édit. suiv. de l'introduction à l'étude des scien- 1 ces et belles-lettres, par Lamartinière. Berlin, 1756, in-8.

Système suivi par l'abbé Goujet.

Voyez Barbier, Notice sur un ms. en 6 vol. in-fol., dont l'ac-

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quisition a été faite à la vente des livres de M. Bethune Gharost, et qui porte le titre suivant : Catalogne raisonné des livres de la bibliothèque de l'abbé Goujet , chanoine de Saint- Jacques - de l'Hôpital, associé des acad. de Marseille, de Rouen, d'Angers, «ta., commencé en 1750, terminé en 1759; perfectionné en 1759 et

B. G Struvii Introductio in notitiam Rei litterariœ et usum bibliothecarum, aucta a Fischero, Franco f., 1754, 3 vol. in-S.

Système de Gasiri. Voyez Michel Gasiri. Bibliotheca arabico hispana Escurialensis. Madrid, 1760, 1. 1, préface p. 6.

God. Leibnitz. Opéra omnia collecta studio Lud. Dutens. Genevœ, 1768, 6 vol. in-4.

Il y est traité systématiquement du classement dps livres, d^ns le tome V : Idea Leibnitiana bibliothecae publicse secundum classes, scientiarum ordinandae , fusior et contraction P. 209 et 214.

Système de Lottin.

Yoyez le n» 31 de notre article Bibliothèque.

Système de Van Goens.

Yoyez le n« 46 de notre article Bibliographie générale.

Système de Nyon Vaine.

Voyez le catalogue de Gourtanvaux. Paris, 1782, in-8. — Le catalogue de Le Monnier est également enrichi d'une table des auteurs et d'une table des matières.

Classification bibliographique faite par les conseils de l'abbé Rive.

Voyez à l'appendice, pour ce système bizarre, le catalogue de M. /. [Jeliotte, le fameux chanteur). Paris, Molini, 1783.

Système de Favanne de Montcervelle.

Voyez le catalogue de M. le G.

,de (le comte de La Tour d'Auvergne). Paris, Quillau, 1784, in-8.

Système du répertoire générât de littérature pour les années 1785 à 1790. Imp. à lena en

Voyez Peignot.

Essai sur la formation d'une bibliothèque. Augsbourg, 1788.

Système de Debure.

Gab. Peignot fait remarquer l'étroite analogie qui existe entre ce système et celui de Gab. Martin, et il en donne le détail dans le Dict. raisonné de bibliologie, t. II, p. 237.

Système de Duclos et Cailleau.

Voyez Dictionnaire bibliographique, historique et critique des livres rares. Paris, 1790, 3 vol.

wi-8. Supp.anX, in-S.

Le système de Cailleau, qui diffère peu de celui de Debure, se trouve exposé dans le tome III,

Michel Denis. Enleitung in die bùcherkunde. — Introduction à la connaissance des livres. 2e édit.

Vienne, 1795-96, 2 vol. iw-4.

Cet ouvrage renferme un tableau très-hardiment tracé de la classification des sciences et des livres.

Gomme il n'a point été trad. en français, il peut être important de savoir qu'on en trouvera des extraits dans l'Esprit des journaux, années 1779 et 1780.

Système bibliographique d'Arm.

Gaston Camus.

Mémoire lu à l'Institut en l'an IV.

Ce système est développé dans le Dict. de bibliologie de Peignot.

Système bibliographique de Hub. Pasc. Ameilhon, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Extr.dïun mémoire intitulé : Projet sur quelques changements qu'on peut faire aux catalogues des bibliothèques.

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Lu à l'une des séances de l'Institut, en Fan IV.

Système de N. L. M. Desessarts.

Voyez son Nouveau Dictionnaire bibliographique portatif, ou Essai de Bibliographie universelle. Paris, Fauteur, an VIII (1800), in-8.

Plan de lecture pour une jeune dame, par M. Lezay- Marne sia.

2« édit., augm. Paris, 1800, in-8.

P. Cl. F.Daunou. Mémoire sur la classification des livres d'une grande bibliothèque.

Lu à l'Institut, classe des sciences morales et politiques. Séance du 22 brumaire an IX (13 nov.

Ce système bibliographique se trouve de nouveau exposé à la suite de la notice sur Baunou, notice qui a été donnée par M. N.

de "Wailly. Voyez Catalogue des livres de la bib. de feu M. Baunou, pair de France. Paris, Teohener, 1841, in-8.

Système d'Amand Kœnig. Catalogue systématique des livres françois qui se trouvent chez Amand Kœnig, lib. à Strasbourg.

Strasb., de l'imp. de J. A. Fischer, an X (1801), in-8.

Système Thiébault (de Bernaud). Exposition du tableau philosophique des connaissances humaines. Paris, imp. de la république, an X (1801), in-8.

Voyez à l'appendice, aux Catalogues.

Voyez aussi Peignot.

Système de Guill. Fleischer.

Appliqué dans son Annuaire de la librairie. Paris, Levrault frères, an X (1802), in-8.

Système de Peignot. Voyez Essai d'un système bibliographique calqué sur les trois grandes divisions de l'Encyclopédie et précédé d'une notice sur l'ordre observé par Bacon, d'Alembert et Diderot,

dans le tableau sommaire des connaissances humaines.

Voyez Gab. Peignot, Dict. de Bibliologie, t. II , p. 257 ( 1802 ), et Pseaume, t. I,p. 180, où ce système est développé (1824).

Voyez également le n° 60 de notre art. Bibliographie générale.

Système bibliographique du citoyen Butenschoen , professeur d'histoire du Haut Rhin, à Colmar.

Voyez Peignot, Dict. raisonné de bibliologie, t. II, Paris, an XI (1802).

Système du citoyen Coste, bibliothécaire à Besançon.

Voyez Gab. Peignot, Dictionnaire raisonné de bibliologie , an XI (1802).

Système de Girard. Voyez l'Encyclopédie, à l'art. Catalogue.

Voyez également Gabriel Peignot, Dict. raisonné de bibliologie (1802), t. II.

Système de Laire.

Le système bibliographique de ce savant religieux (né à Vadans, près de Cray, en 1729, mort en 1801), est exposé dans le Dict.

de Bibliologie de Peignot (1802).

Laire appartenait à l'ordre des frères mineurs et était considéré, au début de ce siècle, comme celui auquel on pouvait confier, plus qu'à tout autre, un cours de bibliographie.

Système de Massol, bibliothécaire du département du Tarn, à Albi.

Voyez Gab. Peignot, Dict. raisonné de bibliologie, p. 244.

Système du citoyen Parent.

Voyez pour l'exposé, Gab. Peignot, Dictionnaire de bibliologie, t. II, p. 246.

Système observé dans la classification de la bibliothèque nationale, à Paris.

Voyez le Dictionnaire de bibliologie, t. II, p. 208. Gab. Pei-

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griot, qui développe ce système, a soin de faire observer qu'il indique l'ordre observé dans cette bibliothèque avant la révolution française.

Essai d'une Bibliographie annuelle, ou Résumé des différents catalogues de livres qui ont paru dans le cours de Van IX (1801), avec les prix des articles [par Gr.

M. Bontemps) . Par is, Debray, anX (1802), tn-8.

M. Sclirettinger. Versuch eines Vollstandingen Lehrbuches derBibliothek-wissenschaft oder Einleitung zur vollkommenen geschaftsfuhrung eines Bibliothekars in Wissenschaftlicher form abgefasst. Munchen, 1808-1827, 4 tiv.

in-S.

Achard. Cours élémentaire de bibliographie, ou la Science du bibliothéciire. Paris, 1810, 3 vol.

iw-8.

Système bibliographique du même.

Voyez l'Essai élémentaire sur la bibliographie, par M. P. (Pseaume). Paris, Ponthieu, 1824, en tête du Diction, bibliographique du même, ce système y est développé.

Th. Hartwel Horne. Inlroduction to the study of bibliography .

London, 1814, 2 vol. in-S.

Système Ghaumeton. Voyez l'art. Bibliographie du Die t. des sciences médicales, édit. Panckoucke. Paris, 1812 et ann. suiv., 60 vol. in-8.

Fr. Ebert. Die bildùng des bibliothekars. 2e aùsg. Leipzig,

Il est traité dans cet ouvrage des divers systèmes bibliographiques.

(Fortia d'Urban). Nouveau système de bibliografie alfabétique (sic). Seconde édition, précédée de nouvelles considérations sur

l'orthographe française. A Parisr 1822,1)1-12.

La première partie comprend le sistème général de bibliographie.

La 2e comprend le tableau encyclopédique des connaissances humaines. — Le même. Nouveau sistème de bibliographie alfabétique, 3c partie, usage de ce sistème pour la connaissance des encyclopédies , en quelques langues qu'elles soient écrites , nouvelle édition, terminée par une ample table alfabétique (sic) des matières.

Système de Barbier, fondateur de la bib. imp. du Louvre. — II est développé dans le chap . XXXIX du Dict. bibliographique d'Et.

Pseaume. T. 1 p. 196.

Manuel du libraire, du bibliothécaire et de l'homme de lettres, ouvrage très-utile aux bibliophiles et à tous ceux qui achètent des livres, par un libraire. Paris, Roret, et Avignon , Bousquet Offray, 1828,fw-18 de 216 p.

Système d'Isaac Hafmer. Voyez l'appendice, Catalogue systématique de la bibliothèque de ce savant. Strasbourg, 1832.

Système de M. P. Namur.

Voyez Manuel dubibliothécaire , accompagné de notes critiques, historiques et littéraires , par l'auteur, docteur en philosophie et lettres et bibliothécaire à l'université de Louvain. Bruxelles, 1834, m-8.

Dans ce traité utile, Namur a développé un système bibliographique qui lui est particulier.

Système qui a présidé à la rédaction du Catalogue des diverses bibliothèques de la marine; il est développé au commencement du tome l du Catalogue général des livres composant les bib.. du déparlement de la marine et des

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