DE L<HL, ORGANE DE LA VISION
s. Ces glandes sécrètent nne humeur onctueuse, la chassie 9 qui sert à lubrifier les parties.
N On remarque plusieurs rangées de poils, implantés dans la peau vers le bord libre des paupières ; on les appelle cils. Ils sort un peu recourbés; ceux de la paupière supérieure sont concaves en haut, ceux de l'inférieure le sont en bas.
Derrière la peau qui recouvre les paupières en dehors, on trouve le muscle orbiculaire des paupières, qui est destiné à les rapprocher, en les tirant un peu vers l'angle interne de l'oeil La paupière supérieure a en outre un releveur propre , que nous examinerons plus tard.
Enfin, derrière l'orbiculaire on trouve les Jibro-caHilages tarses, minces, très-élastiques, s adaptant au globe de l'oeil, et doutant la forme aux paupières. Celui de la paupière supérieure a quatre lignes de haut, celui de la paupière inférieure n'en a qae deux. Les glandes de Meibomius sont placées entre ces lames et la conjonctive. Ces cartilages tarses se terminent à une ligne de distance de l'angle interne de l'œil , où leur extrémité fait un peu saillir le bord libre des paupières.
PiÉFABATioa- On examine la disposition des sourcils en disséquant, eoncfae par couche, la peau et les muscles, comme nous Pavons indiqué dans la myotomie.
Après avoir soigneusement étudié la disposition extérieure des paupières, on en enlève la peau pour préparer le muscle orbiculaire, en disséquant du bord adhérent de la paupière vers son bord libre. Par nne dissection semblable on pourra mettre a découvert ses vaisseaux et nerfs, qui cependant sont plutôt du ressort de l'angiotomie et de la nevrotomie. Après aïoir enlevé la couche musculeuse, on trouve le cariiimge tarse; puis, en renversant en dehors une paupière sans la détacher, on voit la conjonctive qui la recouvre et qui se réfléchit ensuite «or Porjl ; sous la conjonctive on aperçoit des rangées de grains jaunâtres, qui sont les glandes de Meibomius, dont on examine la disposition à la loupe. On rend la conformation de ces glandes beaucoup pins distincte en les injectant de mercure ; on fend à cet effet Vorifice très -étroit des conduits excréteurs au moyen <Tun scalpel effilé : le sinus d'un conduit étant par là mis à découvert, il est facile d'y introduire nn tube à mercure. Toute la série de grains glanduleux étant remplie , on y retient le métal au moyen d'une ligature.
Si Top détache les paupières du rebord orbitaire, on peut, en les tirant en avant, disséquer la conjonctive par sa face postérieure et la détacher peu à peu du globe de l'œil jusqu'à la cornée, où l'on ne pourra cependant pas la poursuivre long -temps; il est nécessaire de l'humecter de temps en temps pendant la préparation; cette dissection est plus facile sur un œil de bœuf. Pour enlever en entier la conjonctive de dessus la cornée, il faut s'aider de la macération ou plonger nn instant la pièce dans l'eau presque bouillante.
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Art. 2. Voies lacrymales.
i.° Glande lacrymale. Située derrière la paupière supérieure, au-dessus de l'angle externe de l'œil, dans une petite fossette creusée dans la voûte orbitaire. Cette glande est rougeàtre et granuleuse, de forme aplatie, et elle donne naissance à six ou sept conduits excréteurs très-déliés, qui s'ouvrent sur la face interne de la paupière supérieure les uns à côté des autres. La glande lacrymale est l'organe sécréteur des larmes.
2.° Caroncule lacrymale. Le bord libre des paupières ne se dirige pas en droite ligne de l'angle externe de l'œil vers l'angle interne; mais à deux lignes environ de ce dernier, chaque bord libre présente une saillie, après quoi ces bords se réunissent en formant entre eux une courbe parabolique. L'espace circonscrit par cette parabole porte le nom de lac lacrymal. C'est dans ce lac lacrymal qu'est logée la caroncule lacrymale, petit corps rongea tre, composé d'un amas de glandes sébacées, et recouvert de poils extrêmement petits. Cette caroncule et ces poils semblent destinés à remplacer les glandes de Meibomius et les cils qui manquent vers fangle interne de l'œil. Elle a en outre une utilité toute mécanique, en dirigeant vers les points lacrymaux les larmes qui avaient été portées dans le lac lacrymal, par les contractions du muscle orbiculaire des paupières.
Au bord externe de la caroncule on remarque un petit repli semi- lunaire de la conjonctive, appelé membrane clignotante. C'est le rudiment d'une troisième paupière verticale, beaucoup plus développée dans les animaux, et surtout dans les oiseaux, où elle peut recouvrir la totalité de la face antérieure de l'oeil , au moyen d'un appareil musculaire très -curieux, qui tire cette membrane de dedans en dehors.
3.° Points lacrymaux. La saillie que l'on remarque sur le bord libre des paupières vers l'angle interne, présente sur sa face interne, qui touche le globe de l'œil, une petite papille, au centre de laquelle on remarque une ouverture rétrécie, qui est le point lacrymal. Cette ouverture étant dirigée en arrière, on conçoit qu'elle doit toujours être prête à recevoir les larmes qui y affluent
4.* Conduits lacrymaux. Au nombre de deux; ils commencent chacun au point lacrymal correspondant, et sont situés dans l'épaisseur du bord libre des paupières vers l'angle interna
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de VaaL Os se portent tous les deux de dehors en dedans, en décriront une courbe; le supérieur se dirige d'abord un peu en bat, pus obliquement en dedans et en bas, l'inférieur descend d'abord un peu, puis il se porte en dedans et en haut; tous les deux se réunissent enfin pour s'ouvrir dans le sac lacrymal. La conjonctive s'insinue dans ces conduits et en tapisse l'intérieur; dans le sac lacrymal elle se continue avec la membrane muqueuse qui le revêt
Un muscle particulier, appelé muscle de Horner ou muscle lacrymal f parait destiné à tirer en dedans ces conduits lacry- «aax et peut-être à comprimer le sac lacrymal, qu'il embrasse sar um côté interne. C'est un muscle grêle, long d'un demipouce environ; il naît du bord postérieur de l'os unguis, et se dirige en avant et en dehors, en se divisant en deux chefs, dont l'un s'unit an point lacrymal supérieur et l'autre à l'inférieur.
5.° Sac lacrymal. Réservoir alongé, situé derrière le t palpébral, dans une gouttière formée par l'os unguis et l'apophyse nasale de l'os maxillaire supérieur. Son extrémité supérieure remonte un peu au-dessus du ligament palpébral (ou tendon de forbiculaire); son extrémité inférieure se rétrécit et se continue avec le canal nasal. Il se compose, comme lp canal nasal, d'une tunique fibreuse externe et d'une tunique interne moqueuse, qui se continue en bas avec la membrane pituitaire, et en haut avec la conjonctive.
6.° Canal nasal. Il n'est que la continuation rétrécie du sic lacrymal, qui s'ouvre dans le méat inférieur du nez, par une oiverture taillée en biseau et garnie d'une petite valvule semiluuire, formée par un repli de la membrane pituitaire. Ce canal est dirigé en bas et un peu en dedans. Il décrit une légère coumité en avant, et tout-à-fait en bas il est un peu concave en avant
Us larmes sécrétées par la glande lacrymale, absorbées par les points lacrymaux, vers lesquels elles sont dirigées par la caroncule, parcourent donc les conduits lacrymaux, le sac lacrymal elle canal nasal, pour couler librement dans le nez.
PtfriUTioH. On peut Toir la gland* lacrymale, soit en détachant le attelé orbiculaire et la paupière supérieure , de la partie supenemre externe de l'orbite, toit en emportant la route de l'orbite sur w tête d0Qt fo calotte du crâne a été enlevée, comme nous allons lincUçuer pour la préparation des muscles de l'œil. Cest ce dernier mode de préparation qu'il faut employer, si l'on veut aussi disséquer les fsjsjeaux et nerfs de la glandé.
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Pour découvrir les orifices des conduits de la glande, il faut déta» cber cette dernière avec la moitié externe de la paupière supérieure, sur la face postérieure de laquelle ces conduits se trouvent; on les rend visibles, soit par Pinsulllation , soit en faisant tremper la pièce pendant quelque temps dans de Peau colorée, par exemple par do sang ou de l'encre, puis on les injecte de mercure ou bien on y introduit les pointes effilées de la barbe d'un cbat. Cette préparation est trèsdifficile sur l'œil humain; sur l'œil du bœuf, au contraire, on Toit facilement les orifices en grand nombre, et il est très -aisé d'y introduire des soies de porc
Les poils qui recouvrent la caroncule lacrymale ne peuvent ordinairement élre aperçus qu'au moyen de la loupe. La membrane cligne*tante, très-petite dans l'homme, sera d'abord étudiée sur l'œil du bœuf, où Ton voit distinctement qu'elle n'est autre cbose qu'un repli de 1* conjonctive. Mais il est surtout intéressant de l'étudier sur un œil d'oiseau, d'une poule, par exemple.
Les points lacrymaux s'aperçoivent vers l'angle interne de Poefl, dés qu'on renverse un peu en avant le bord libre des paupières. Pour mettre à découvert les canaux lacrymaux, le sac lacrymal et le canal nasal, il faut commencer par introduire des soies de sanglier dans les points lacrymaux et les faire peu a peu parvenir dans le nez; à cet effet on saisit la portion de la paupière «voisinant le point lacrymal et on la lire de manière à faire correspondre autant que possible la direction du canal lacrymal à celle du sac; il est donc nécessaire de se rappeler que le canal supérieur monte d'abord directement, puis se porte en dedans en descendant un peu ; que l'inférieur descend d'abord et se porte ensuite en dedans, mais en montant légèrement, et que le sac lacrymal se dirige en bas et très-peu en arriére. Pais, après avoir préparé le muscle orbiculaire, on l'enlève vers l'angle interne de l'œil, mais on en conserve le tendon, dont on étudiera les rapports avec le sac, auquel il est asset adbérent. Il sera facile de ménager les conduits lacrymaux, dont le trajet est représenté par Us soies qu'on y a introduites.
Pour découvrir le canal nasal, on incise les parties molles depuis l'extrémité interne du rebord orbitaire inférieur jusqu'à la lèvre supérieure, en faisant pénétrer l'instrument jusqu'à l'os. Puis on enlève pem à peu, avec le ciseau et le marteau, la portion antérieure de Pos maxillaire supérieur, daos la longueur d'un pouce environ, de manière a, former une gouttière de près de trois lignes de large, toujours en suivant la direction que présente le canal que l'on met à découvert; on -verra alors qu'en général le- canal est convexe en avant, mais que cette direction change un peu tout en bas, où il forme en avant une petite concavité; on observera aussi que la lame de l'os maxillaire qui sépare le canal en dehors de Pantre d'Highmor est très-mince et sujette à être percée .dans le cathétérisme du canal nasal, suivant le procédé de La for est, si on l'exécute sans ménagement. On divise ensuite la tête en deux moitiés par une section verticale, de manière à laisser la cloison du nez du côté où la préparation n'a pas été faite. De cette manière on découvre le méat inférieur du nez, où se termine le canal nasal, que Ton reconnaîtra par une légère saillie semi-lunaire, de «a
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concayîté* de laquelle sortent les soies introduites dans les points lacrymtox. Pour yoîr cette disposition, il est quelquefois nécessaire de briser tu peu le cornet inférieur, en le renversant en haut. C'est a dessein que nous conseillons de ne diviser la tête qu'après avoir mis à découvert le canal nasal, ce qui serait plus difficile a faire sur une moitié de tête.
Un procédé moins avantageux, à ce qu'il me semble, pour découvrir le caotl nasal, consiste à scier une télé verticalement, puis a introdaire dé bas en haut une sonde dans le canal nasal et le sac lacrymal , et à enlever ensuite peu à peu, avec un fort scalpel, les portions de foi ooçuis et du cornet inférieur qui correspondent à leur partie interne.
Poar voir le muscle lacrymal, on sépare en dehors les paupières du globe de Toril, et on les réclîne vers le nez en les laissant adhérer à fangle interne de Toril ; il suffit alors d'enlever la membrane clignotante, les portions -voisines delà conjonctive et la graisse environnante* pour apercevoir facilement ce muscle. x
Art. 3. Muscles de TœiL
Les muscles qui meuvent le globe de l'œil, sont au nombre de six; de plus on trouve dans l'orbite un septième muscle, qui est le releveur de la paupière supérieure, et dont la description doit également trouver sa place ici.
Les muscles qui s'attachent au globe de l'œil, et spécialement les quatre muscles droits, forment sur son segment antérieur une expansion aponévrotique, que l'on avait décrite autrefois , mais à tort, comme une tunique propre de l'œil, sous le nom de tunique albuginée.
V Muscle releveur de la paupière supérieure. Alongé, aplati, dirigé d'arrière en avant, le long du milieu de la partie supérieure de l'orbite. Il commence en arrière dans un bourrelet fibreux qui entoure le nerf optique à son entrée dans l'orbite, et se termine en s'épanouissant dans le bord supérieur du cartilage toise supérieur. Ce muscle relève la paupière supérieure.
2.° Muscle droit supérieur de l'œil. Alongé % placé sous le précédent II commence, comme lui, dans la substance fibreuse qui entoure en arrière le nerf optique, et se termine par une large aponévrose à la partie supérieure du segment antérieur du globe de l'œil.
3.° Muscle oblique supérieur de l'œil ; grand oblique. Akngé, fusiforme, situé le long du bord interne de la paroi jup&eure de l'orbite. Il provient en arrière de la substance Creuse et du périoste de l'orbite à côté du précédent, et se Pffte en avant en se transformant en un tendon. Arrivé à la