‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 122 sur 297 · PLANCH50T0MI · texte numérisé non relu

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partie antérieure de l'orbite, il y passe dans une poulie cartilagineuse qui le retient contre l'os, et s'y réfléchit alors en dehors et très-peu en arrière, pour s'attacher, en s'épanouissant, à la partie supérieure du globe de l'œil , derrière le tendon du droit supérieur.

4.° Muscle droit interne. Alongé, grêle, placé sous le précédent, le long de la paroi interne de l'orbite. II commence en arrière dans la substance fibreuse qui entoure le nerf optique, se porte en avant et se transforme en un tendon qui s'insère, en s'épanouissant, à la partie interne du globe de l'oeil, au devant de son milieu.

5.° Muscle droit externe. Situé le long de la paroi externe de l'orbite. Il naît près du trou optique de la substance fibreuse qu'on y remarque , et s'insère en avant à la partie externe du segment antérieur du globe de l'œil.

6.° Muscle droit inférieur. Dirigé d'avant en arrière audessous du globe de l'œil. U commence près du cercle fibreux qui entoure le nerf optique à son entrée dans l'orbite, et s'ihsére en avant à la partie inférieure du segment antérieur de l'œil, en s'y épanouissant en une aponévrose.

7.° Muscle oblique inférieur; petit oblique. Recourbé, situé à peu près transversalement au-dessous du globe de l'œil. II commence au bord antérieur et inférieur de l'orbite, en dehors de la gouttière lacrymale ; de là il se recourbe en dehors et en haut sous le globe de l'œil et sous l'extrémité antérieure du muscle précédent, puis il passe entre l'œil et le droit externe, et s'insère enfin à la partie postérieure et externe du globe de l'œil.

Usages. Chacun des quatre muscles droits, s'il agit séparément, tire le globe de l'œil de son côté. Deux muscles droits voisins le meuvent dans une direction moyenne à leurs actions séparées. Le droit externe est l'antagoniste de l'interne; le supérieur est celui de l'inférieur. Si les quatre muscles droits se contractent en même temps, ils tirent peut- être l'œil un peu vers le fond de l'orbite.

Les muscles obliques, considérés chacun isolément, semblent être rotateurs du globe de l'œil sur son axe; le supérieur dirige la partie supérieure de l'œil en dedans et en avant vers le nez; l'inférieur en tourne la partie externe en bas et en avant ; mais nous convenons volontiers que nous n'avons jamais observé cette.

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rotation du globe II nous paraît donc pins convenable d'adopter l'opinion de Schjueder van der Kolk, qni veut que ces deux muscles agissent toujours simultanément : par là leur action rotatoire est mutuellement détruite; mais comme ces muscles entourent la majeure partie du globe de l'œil, celui-ci est comprimé par eux, alongi suivant son axe, et la pupille en même temps dirigée vers le nez.

Pb&aiatiov. Enterez la calotte, du crâne et enfoncer peu a peu la paroi supérieure de l'orbite, en j faisant avec le ciseau et le marteau une oorerture triangulaire, dont un des angles correspond en arriére à Feutrée du nerf optique dans l'orbite. La coupe conseillée par quelques auteurs, et qui consiste à enlever l'arcade orbi taire supérieure, doit être considérée comme inutile et comme détruisant tous les rapporta. Des que le périoste est incisé, on trouve le releveur de la paupière supérieure t que Ton poursuit jusqu'au cartilage tarse; le muscle restera attaché en arriére à la gatne fibreuse qui entoure le nerf optique; on s'en facilite la dissection en abaissant fortement la paupière supérieure. Dans la dissection du releveur de la paupière on se rappellera qnll est collé sur le droit supérieur de Pœil, qni semble faire corps avec loi et dont ou le séparera avec précaution. Les autres muscles de Poâl resteront également insérés autour du nerf optique, que l'on conserve intact. En enlevant peu à peu la graisse, les vaisseaux et les nerfs qui entourent les muscles de l'œil , on parvient facilement à les trouver tous, si Ton a égard à la situation respective de chacun d'eux, telle que nous l'avons indiquée.

V oblique supérieur se contournant en dehors après être sorti de sa poulie, il faut, avant de disséquer son tendon, tirailler en sens contraire le muscle et le globe de l'œil, pour remarquer à travers la gatne muqueuse qui l'entoure, la -véritable situation de la poulie et la direction du tendon réfléchi , qu'il est facile alors de mettre au net.

En préparant le droit inférieur, il faut ménager V oblique inférieur qui se trouve au-dessous de son extrémité antérieure ; enfin , pour préparer facilement ce dernier, on enlève la paupière inférieure et on le dissèque par la face antérieure de l'œil.

Art. 4- Globe de Fœil

(Voyez la coupe en profil, pi. IV, fig. 1.)

L'oeil a la fonpe d'un sphéroïde dont le grand axe est antéropostérieur : cette disposition provient de ce que les quatre cinquièmes postérieurs du globe de l'œil forment un segment d'une sphère plus grande, tandis que le cinquième antérieur est complété par le segment d'une sphère plus petite qui est superposé i l'autre, en sorte que cette dernière partie proémine. Le nerf optique, qui s'unit à la partie postérieure de l'œil, n'est pas exactement dans son axe, mais un peu à son côté interne.

324 SPIAHCHNOTOMIE,

On divise ordinairement les parties qui entrent dans la composition de lvœily en membranes on parties contenantes , et en humeurs ou patties contenues; sans nous arrêter davantage à cette division, nous allons successivement énumérer toutes ces parties.

1.° Sclérotique ou cornée opaque. Elle est la membrane la plus extérieure de l'œil , dont elle embrasse les quatre cinquièmes postérieurs; la cornée transparente la complète en avant Cette sclérotique est blanche, fibreuse, très-serrée, composée d'une seule lame, plus épaisse en arrière à l'entrée du nerf optique qu'en avant, et surtout que dans son milieu. En avant elle présente une ouverture qui reçoit la cornée transparente,- l'union de ces deux parties a lieu en ce que le bord de la sclérotique est taillé en biseau aux dépens de sa face interne, tandis que le bord de la cornée l'est dans le sens opposé ; mais en outre ces deux membranes sont unies en dehors au moyen de fibres , qui de la sclérotique viennent s'implanter dans la cornée. En arrière et un peu en dedans, la sclérotique présente une petite ouverture qui livre passage aux filets dont se compose le nerf optique

La (ace externe de la sclérotique est recouverte de tissu cellulaire; l'interne est lisse. Ce poli est dû, suivant les recherches d'AfugOLD, à l'existence d'une membrane séreuse très-mince , qu'il appelle arachnoïde de l'œil, et qui, après avoir tapissé la face interne de la sclérotique, se jette par-dessus le bord inférieur du ligament ciliaire pour tapisser la face externe de la choroïde, et former ainsi , comme toutes les séreuses , un sac sans ouverture. L'espace vide qui se rencontre entre la sclérotique et la choroïde contient, suivant Arnold, une très-petite quantité de sérosité.

2.° Cornée transparente. Enchâssée dans l'ouverture antérieure de la sclérotique; sa convexité est plus grande que celle de cette membrane; elle n'est pas exactement circulaire, car on remarque que son diamètre transversal est un peu plus long que le vertical. Comme son nom l'indique, elle est parfaitement transparente. Elle se compose de lames , entre lesquelles est déposée une humeur albumineuse; le nombre de ces lames est encore indéterminé; il n'est pas difficile d'en préparer six à huit, mais il m'a toujours semblé qu'il en existe plus que le scalpel ne parvient à isoler. Ces lames elles-mêmes, examinées au microscope, sont composées de fibres de yjoo à 1/koùmm d'épaisseur, rugueuses à leur surface* à direction ondulée et irrégulièrement entre-croisées les unes avec les autres.

&e l'oll, orgahe DE LA V1SI0H. 225

Vos le point de jonction de la cornée avec la sclérotique, là où leur adhère le cercle ciliaire, on trouve un canal circulaire très-étroit et appelé canal de Foniana ' ou canal ciliaire. Ches rhomme ce canal adhère aux membranes extérieures de l'œil; chex le boeuf et les autres animaux, au contraire, il adhère plus fortement au cercle ciliaire. Quoique je n'aie pas vu ce conduit donner des rameaux, il n'est peut-être qu'un vaisseau sanguin; du moins Fai-je une fois vu rempli de matière rouge après l'injection des artères.

3.* Choroïde. La choroïde est une membrane brune,, mince, molle, vasculeuse, placée en dedans de la sclérotique. Elle commence en arrière autour du nerf optique, et se porte de lé en avant pour se terminer dans le cercle ciliaire. Elle peut être séparée en deux lames, dont l'interne est appelée membrane ruysckienne; un examen attentif fait voir que la lame externe seule se termine dans le cercle ciliaire, tandis que l'interne va plus loin pour s'unir directement aux procès ciliaires et è l'iris. Nous avons déjà fait remarquer que les recherches (FArkold tendent i faire admettre que la face externe de la choroïde est tapissée par la lame interne de l'arachnoïde oculaire, dont nous avoas parlé i l'occasion de la sclérotique.

4.° Cercle ou ligament ciliaire. On appelle ainsi un anneau blanchâtre, situé au niveau de Fanion de la sclérotique avec la cornée, et dans lequel se termine la lame externe de la choroïde. Vu le nombre considérable de nerfs qui entrent dans sa composition, on s'accorde assez généralement aujourd'hui à le considérer comme un ganglion. C'est à tort qu'on avait cm

1 Je conçois difficilement comment on a pu me contester d'avoir le premier donné nne description exacte du canal de Fontana chez l'homme, dans la première édition de cet ouvrage qui a paru en 1829; car Schlimm ue Ta décrit qu'une année plus tard , et si cet anatomiste affirme avoir fait sa décou- 9trt€ en 1Ô27, je n'ai jamais prétendu de mon coté n'avoir reconnu cette structure que le jour même de la publication de ce Manuel. Ce serait en effet nne manière bien commode de prendre date, que de publier un fait une année après qu'un autre anatomiste Ta déjà fait, tout en annonçant que la découvert* date de trois ans. On a prétendu en outre que ma description du canal de Fontana se rapporte au bœu/ et non pas à l'homme : il suffit de voir ce que j'en dis dans la première édition à l'article PaiPARA-rtoH , pour rester convaincu que c'est bien de l'homme que j'ai parlé, et que Schlimm n a fait que répéter ce que j'avais dit. Au reste, l'injection du canal de Fontana chez l'homme et un mercure se fait depuis trop long-temps à l'a ni phi théâtre d'anatomie de Strasbourg, pou,. que je puisse dire à qui appartient la première idée de ce mode d'administration.

a 2 6 SPLAKCOlfOTOMIE.

que l'iris et les procès, ciliaires en provenaient ; ces parties se continuent plutôt avec la lame interne de la choroïde.

5.° Corps ciuaire ou procès ciliaires. On donne ce nom à une série d'une soixantaine de petits replis alongés, qui se détachent de la lame interne de la choroïde , à l'endroit où elle contourne le cercle ciliaire; ces replis rayonnent vers l'intérieur, où ils se terminent par des extrémités libres. Ils sont placés derrière l'iris, et devant le corps yitré à côté du cristallin. On est encore dans l'incertitude sur leur nature; quelques anatomistes pensent qu'ils sont musculeux.

6.° Iris. L'iris est un diaphragme membraneux, placé verticalement, et visible derrière la cornée transparente. Différemment coloriée dans les divers individus, cette membrane présente dans son milieu une ouverture arrondie, appelée pupille ou prunelle. Par sa circonférence, l'iris semble se continuer avec la lame interne de la choroïde, et non pas avec le cercle ciliaire, comme on le dit encore quelquefois. La texture de l'iris est essentiellement musculaire; on y distingue un plan de fibres circulaires et un autre de fibres rayonnées. En arrière l'iris est recouvert d'une couche de substance de couleur noire, retenue en position patine continuation de la membrane de l'humeur aqueuse., qui de la face postérieure de la cornée se réfléchit sur la face antérieure de l'iris, et de là sur sa face postérieure. Cette partie postérieure, noire, de l'iris porte le nom d'wée. On distingue dans l'iris deux cercles artériels; l'un, appelé grand cercle de l'iris, entoure sa grande circonférence; l'autre borde l'ouverture pupillaire et est nommé petit cercle. Nous en parlerons encore à l'occasion des artères.

7.° Membrane de Jacob. Cette membrane, extrêmement fine et en apparence dépourvue de vaisseaux sanguins, est placée en dedans de la choroïde, entre elle et la rétine. Son existence n'est bien connue que depuis quelques années; bien qu'elle ne soit révoquée en doute par aucun anatomiste moderne, quelquesuns d'entre eux pensent toutefois qu'il ne faut pas la considérer comme une véritable membrane, mais comme une couche de mucus concrète à la suite de la décomposition cadavérique du pigment noir qui revêt la choroïde. Les recherches de M. J. Ws* ber tendent à prouver que cette membrane ne se termine pas à la hauteur du cercle ciliaire, mais qu'arrivée en cet endroit, elle s'épaissit et passe entre les procès ciliaires et la zone de

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Zinn, jusque vers le cristallin, et que là elle se réfléchit sur la face postérieure de l'iris, où elle se continue avec la membrane de l'humeur aqueuse qui la tapisse.

8.° Rétine. La rétine est une membrane mince, blanchâtre, située en dedans de la précédente membrane, et enveloppant immédiatement le corps vitré. En avant elle se termine au bord postérieur de la zoae de Zinn, en sorte qu'elle n'airive pas immédiatement jusqu'au bord de la capsule cristalline. La rétine se compose elle-même de deux lames : le nerf optique est plus particulièrement en rapport avec l'externe , dans laquelle le microscope ne nous a toutefois pas fait reconnaître de tubes nerveux semblables à ceux qui composent le nerf optique, mais rien qu'un amas de corpuscules arrondis de '/I10 de millimètre d'épaisseur environ; l'interne est vasculaire. A une ligne en dehors de l'endroit où le nerf optique entre dans la rétine, on remarque la tache jaune de Sœmmerring, entourée de quelques replis membraneux, et au centre de laquelle il 7 a une petite ouverture, qui, suivant E. Home, donne passage à un vaisseau lymphatique qui se rend dans le corps vitré.

9/ Humeur aqueuse. On donne ce nom à une humeur ténue, transparente, légèrement albumineuse, qui remplit les chambres antérieure et postérieure de Vœil. Ces chambres sont deux espaces, compris l'un entre la cornée et la face antérieure de l'iris, l'autre entre la face postérieure de l'iris et le cristallin, et communiquant entre eux au moyen de l'ouverture pupillaire. L'humeur aqueuse est sécrétée par la membrane de l humeur aqueuse ou de Demours. Cette membrane tapisse la face postérieure de la cornée; extrêmement mince, c'est cependant là où elle a le plus d'épaisseur; elle est très-fragile, comme cornée, et les lambeaux qu'on en obtient se roulent immédiatement sur eux-mêmes ; sa couleur m'a toujours semblé tirer un peu sur le jaune. Après avoir tapissé la cornée, elle devient beaucoup plus mince, se réfléchit sur la face antérieure de l'iris, traverse la pupille et tapisse la face postérieure de l'iris, où elle retient en place le pigment noir qui y est déposé. En cet endroit elle parait se continuer avec la membrane de Jacob, suivant quelques anatomistes.

10.* Cristallin. Le cristallin est un corps lenticulaire, transparent, quelquefois légèrement jaunâtre, plus convexe en arriére qu'en avant, situé derrière l'iris et devant l'humeur vi-

*2 8 SPLAKCQNOTOMIE.

trée. Il se compose d'un grand nombre de conciles concentriques, dont les extérieures sont les plus molles. Par différons procédés on parvient â y produire des fentes rayonnées, ordinairement au nombre de trois , et qui semblent indiquer que ce corps est formé d'autant de secteurs; mais en outre en remarque dans intervalle de ces fentes principales une foule de fentes beaucoup Elus fines , qui démontrent que chacune des pellicules dont l'emoltement constitue le cristallin , est composée d'une foule de fibrilles soyeuses extrêmement ténues qui rayonnent de la circonférence de chaque couche vers son centre. Le cristallin est ep grande partie composé d'albumine. Ce corps est renfermé librement dans une enveloppe transparente et mince, mais d'un tissu très-dense, comme corné, appelée capsule cristalline ou cristalloïde. Cette capsule 'a absolument la forme du cristallin, mais elle est un peu plus grande que lui, en sorte qu'il y a entre elle et le cristallin un petit espace rempli par un fluide transparent, nommé humeur de Morgagni. Par sa face postérieure la capsule cristalline adhère à la membrane hyaloïde du corps vitré, qui, en outre, envoie au devant d'elle une lame qui est la continuation de la zone de Zinn. *

li.° Corps vitré. Le corps vitré est enveloppé en arrière par la rétine; il occupe la majeure partie de l'œil, depuis la partie postérieure duquel il s'étend jusqu'au cristallin. Le corps vitré est convexe en arrière, pour s'adapter à la concavité de la rétine; il présente en avant une concavité, dans laquelle est logé le cristallin avec sa capsule, qui lui adhère intimement. Ce corps vitré, parfaitement transparent, ne se compose pas d'une humeur épaisse comme on pourrait le croire ; mais sa consistance provient de ce que sa partie fluide est renfermée dans une infinité de cellules, formées par une membrane particulière, appelée hyaloïde-, cette membrane, extrêmement mince, lui forme d'abord une enveloppe générale, puis il s'en détache vers l'intérieur une multitude de cloisons, qui circonscrivent les cellules dans lesquelles l'humeur est renfermée. On trouve entre le corps vitré et le bord du cristallin un espace triangulaire, recourbé en cercle, appelé canal godronné ou de Petit. 11 y a deux manières d'expliquer son mode de formation : les uns pensent que la membrane hyaloïde se compose de deux lames qui, arrivées à une ligne de distance de la capsnle cristalline, se séparent, en sorte que l'une passe derrière la capsule, et l'autre devant, de manière à la retenir en place; de cet écartement il résulte un canal

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triangulaire, dont un des côtés serait formé par la lame postérieure de l'hyaloïde, l'autre par sa lame antérieure, plus épaisse, striée et plissée (zone de Zinn), et le troisième par le bord de la lace postérieure de la capsule cristalline. D'autres anatomistes croient que l'hyaloïde tie se sépare pas en deux lames en avant, et qu'elle passe toute entière derrière la capsule cristalline; mais ils décrivent alors séparément une membrane striée et plissée, la zone de Zinn, qui s'insère à la partie antérieure de l'hyaloïde, et se porte de là en avant, pour s'attacher à la face antérieure de la capsule cristalline tout près de son bord , ou bien pour se continuer sur toute la face antérieure de la capsule cristalline ; cette zone de Zinn formerait alors un des côtés du canal de Petit, et rhyaloïde et la capsule les deux autres. On voit donc que tout le débat roule sur la question de savoir si la zone de Zinn est une dépendance, un dédoublement de l'hyaloïde, ou si elle est nue membrane particulière qui lui est simplement accolée.

12.° Vaisseaux de l'œil. Les artères qui vont au globe de l'œil, sont les artères ciliaires et la centrale de la rétine, qui toutes proviennent de l'artère oph thaï mi que. Les artères ciliaires sont de trois espèces : les ciliaires Courtes ou postérieures , dont on voit quelquefois trente à quarante; traversent la sclérotique près du nerf optique, et se sous-divisent dans la lame externe de la choroïde en plusieurs ramifications, dont part un nombre considérable de rameaux qui forment un lacis extrêmement riche dans la membrane ruyschienne. Quand les artères ciliaires courtes sont arrivées près du cercle ciliaire, quelques-uns de leurs rameaux le traversent et s'unissent au grand cercle de l'iris ; mais la majeure partie se distribue dans les, procès ciliaires.

Les artères ciliaires longues 9 au nombre de deux, traversent la sclérotique vers son tiers postérieur; il y en a une en dehors et une autre en dedans sur le diamètre transversal de l'œil. Elles s'avancent entre la sclérotique et la choroïde jusqu'au cercle ciliaire; là elles se divisent chacune à angle droit en deux branches, qui s'unissent à celles de l'autre, artère et aux rameaux des artères ciliaires courtes, de manière à former le grand cercle de fîris, qui envoie quelques rameaux fins dans l'iris, mais qui en fournit un très-grand nombre aux procès ciliaires.

Les artères ciliaires antérieures , au nombre de quatre ou de rinq, percent la sclérotique tout près de la cornée, et se dirigent en partie vers, le grand cercle de l'iris, et en partie s'avancent jusqu'au bord pupillaire, où elles forment le petit cercle de l'iris*

23o SPLANCBNOTOMIE.

L'artère centrale de la rétine parcourt le centre du nerf ojh tique, et arrive avec lui à la rétine, dans laquelle elle se distribue par un grand nombre de ramifications. L'artère centrale de la rétine fournit en outre une branche qui traverse le corps vitré d'arrière en avant, lui donne en passant quelques rameaux, arrive à la face postérieure de la capsule cristalline, et s'y divise en plusieurs rameaux disposés en rayons.

Lès veines qui correspondent à ces artères sont disposées d une "manière analogue, à l'exception des veines ciliaires postérieures courtes, qui sont formées par la réunion d'un paquet considérable de rameaux, occupant surtout la lame externe de la choroïde, disposés régulièrement et appelés vaisseaux tourbillonnes (vasa vorticosa). Les veines de l'œil se dégorgent dans.(e sinus ophthalmique et .en partie dans la veine faciale antérieure.

Arnold, se fondant sur ses observations microscopiques, considère le tissu cellulaire en général, et la sclérotique, la cornée transparente, la membrane de Demours, U capsule cristalline en particulier, etc., comme étant entièrement composés de lacis de vaisseaux lymphatiques. Nos propres recherches nous ont bien fait reconnaître que la cornée, le tissu cellulaire, le tissu aponé* vro tique, sont composés de fibres soit entrelacées, soit parallèles; mais nous considérons ces filamens comme des fibres primitives et nous ne saurions les rattacher au système lymphatique.

13.° Nerfs de l'œil. Nous avons déjà vu que le nerf optique se distribue sur la rétine; les autres nerfs qui se distribuent au globe.de l'œil sont les nerfs ciliaires: ils proviennent les uns du ganglion ophthalmique et les autres du nerf nasal Ces nerfs ciliaires percent la sclérotique près du nerf optique, marchent d'arrière en avant entre la sclérotique et la choroïde, en donnant très-peu de rameaux à cette dernière, et s'enfoncent dans le cercle ciliaire, qui ne semble être qu'un ganglion formé

1>ar leurs lacis, sans qu'il soit possible, dans l'homme, de suivre eurs filets dans l'iris ou dans les procès ciliaires.

PftépARATiojr. L'examen des parties qui composent le globe de l'œil ne peut guère se faire que sur des yeux très-frais, dont la cornée est encore asses transparente' et bombée. Beaucoup de ces dissections pourront être faites sur des yeux de bœufs.

Pour voir le globe de l'œil, il faut couper les muscles, les nerfs, et spécialement le nerf optique, dans le fond de l'orbite, et tirer l'œil Lors de celte cavité. On peut commencer par rabattre en ayant les quatre muscles droits, afin de voir le mode d'implantation de leurs aponévroses dans la sclérotique, et dont on a mal à propos décrit

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