‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 132 sur 297 · splanchnotomIe · texte numérisé non relu

splanchnotomIe

en dehors avec la peau par un orifice étroit; ou pour parler phtf exactement, le bulbe n'est autre chose qu'une portion du derme repliée vers l'intérieur sous forme de poche, et dont la texture est modifiée suivant les fonctions quelle a à remplir. Le corps du bulbe est ferme et coriace; par son extrémité interne il reçoit de nombreux vaisseaux et nerfs. Dans le fond du follicule on rer marque une papille conique , pulpeuse , très-vasculairp , qui semble continuée du réseau vasculaire du derme; c'est sur cette papille qu'est implantée la tige du poil, qui- y commence par une base assez large, mais qui s'effile à mesure qu'elle sort du follicule. Par sa base le poil est en connexion intime avec l'épiderme, qui se réfléchit dans l'intérieur du bulbe et s'y continue sans interruption avec le poil, de manière à lui former une petite gaine non adhérente qui l'enveloppe depuis sa base jusqu'au point où il quitte la peau1. Envisagé de cette manière» on voit que le poil n'est en dernier résultat qu'une portion intégrante de l'épiilerme, qui se développe vers l'extérieur. L'orifice du bulbe par lequel sort le poil, est plus rétréci que le reste de sa cavité; il porte le nom de goulot du bulbe. Ce goulot est entouré par une zone de petites glandes sébacées, par lesquelles est sécrétée la matière grasse qui lubrifie les poils. La tige du poil est homogène, compacte, de nature cornée, comme l'épidérme; elle est pointue à son extrémité libre et à peu près cylindrique dans le reste de son étendue, à l'exception de la base, que nous avons dit être plus épaisse. La matière colorante qui donne aux poils leurs nuances variées paraît être infiltrée dans la substance cor-

1 On voit que cette disposition est diamétralement opposée à l'opinion de ceux qui disent que le poil, Tenant à sortir de son follicule, pousse devant lui l'épidérme qu'il rencontre sur son passage, et qui forme ainsi une gaine sur sa portion libre. D'autres anatomistes n'admettent ni l'une ni l'autre de ces dispositions : suivant eux*, la papille du bulbe ne sécrète que la substance spongieuse du poil, tandis que le reste des parois du bulbe sécrète l'eoreloppe cornée, à peu près comme sont sécrétées en deux temps les deux substances des dents. Nous avons de nouveau examiné les bulbes des moustaches de la loutre, sur lesquels nous avions fait nos premières observations, et nous avons toujours trouvé d'abord une enveloppe blanche, coriace, qui est le bulbe; dans son intérieur, une enveloppe jaunâtre, transparon te , d'apparence cor* née, souvent composée de plusieurs feuillets, et que nous considérons comme la couche épidermoïde du bulbe; enfin, au centre, la tige du poil que nous croyons par conséquent toujours encore sécrétée par la papille. Dans les poils composés de deux substances, c'est le sommet de la papille qui vraisemblablement sécrè > la substance spongieuse, tandis que la substance cornée doit 1 Atre par le* Lords de la papille , mais non pas par le reste du bulbe , sans quoi l'on ne devrait pas trouver entre ce dernier et le poil une substance épjdermoïde intermédiaire.

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née. Cest par suite d*nne illusion d'optique que l'on a admis dans les poils de l'homme une substance corticale plus dure et une substance centrale celluleuse ou spongieuse ? mais cette dernière substance existe dans les poils de plusieurs animaux.

Il paraîtrait que les poils sont garnis d'aspérités extrêmement petites, dont les pointes sont dirigées vers le sommet des poils, quoiqu'on ne soit pas encore parvenu à les découvrir par l'observation directe.

6.* Follicules cutanés ou sébacés. Ces organes sont des glandes réduites à leur plus grand état de simplicité, n'étant formés que par la peau, qui envoie vers l'intérieur de petits prolongemens sacciformes, de la grosseur d'un grain de millet. Ces petites poches s'ouvrent ordinairement par des orifices étroits dans le goulot du bulbe des poils avec lesquels les follicules sont presque toujours en connexion. Le développement des follicules sébacés et des poils est le plus souvent en rapport inverse de volume: par conséquent un follicule volumineux s'ouvre dans un bulbe peu développé. Il y a toujours plusieurs follicules sébacés pour un seul bulbe pileux, mais souvent un seul a pris du développement , tandis que les autres sont restés petits. Quelquefois le bulbe d'un poil périt, tandis que le follicule correspondant continue à subsister. Mais il se pourrait en outre que quelques follicules eussent toujours existé comme organes à part, bien que cela ne soit pas encore suffisamment démontré. Leur intérieur est tapissé par des prolongemens de l'épiderme, qui constituent une

Eirtie des filamens par lesquels cette membrane tient au derme, es vaisseaux et nerfs viennent se ramifier dans ces follicules par. leur extrémité interne, et ils y sécrètent une matière gra&se, destinée & oindre les poils et la peau. Les poils fins et soyeux qui naissent des bulbes dans lesquels s'ouvrent les follicules les pins volumineux, sont quelquefois arrêtés dans leur sortie, en sorte que, venant à s'alonger par l'accroissement, ils sont obligés de se contourner sur eux-mêmes en spirale dans l'intérieur du goulot du bulbe: par là ce goulot est bouché, et la matière sébacée ne pouvant plus être versée au dehors, elle s'amasse dans le follicule ou le bulbe, $e concrète et forme ainsi les tonnes, que l'on peut faire sortir de leur cavité par la pression, et que Ton avait improprement pris pour des vers. Les follicules ne sont pas également distincts par tout le corps; on les rencontre surfont au nez, au iront, aux tempes, aux joues, aux plis de l'aisselle et de l'aine, à la poitrine et au dos. Dans les parties où Ton

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ne voit pas tout d'abord les follicules sébacés, ceuï-ci sont logé* dans l'intérieur même du derme, cette membrane étant alors trop épaisse pour que d'aussi petits organes puissent proéminer «un sa surface adhérente. Ils manquent à la paume de la main et à la plante du pied, qui sont également dépourvus de poils.

Art. 3. Organe du toucher.

Quoique toute la peau soit sensible, elle ne nous donne cependant en général connaissance que de la présence des corps et non pas de leur forme. Ce dernier but n'est rempli que par l'organe du toucher proprement dit, qui se trouve distribué à la face palmaire de toute la main, mais plus spécialement à la pulpe des doigts. Sur toutes ces parties on remarque des lignes disposées en ovale, en triangle, en spirale, ou différemment encore ', mais toujours plus ou moins parallèles on concentriques. Chacune de ces lignes se compose dune double série de papilles, dans lesquelles viennent se ramifier beaucoup de vaisseaux et de filets nerveux; ce sont elles qui transmettent les impressions des corps, relativement à leur forme et à leur volume. On conçoit que la peau ainsi disposée et recouverte d'un épiderme peu épais, doit être singulièrement apte à recevoir les impressions palpables des corps; mais ces dernières ne sont bien distinctes qu'autant que les doigts saisissent le corps ou qu'au moins leur pulpe soit promenée sur toute sa surface. Cette faculté de saisir dépend de la mobilité de la main, et surtout de la faculté que nous avons d'opposer le pouce aux autres doigts;, c'est pour cela aussi qat la main est un organe du toucher beaucoup plus parfait que le pied, supposé même que ce dernier ne fût pas déformé par les chaussures étroites et que son épiderme ne fût pas rendu calleux par l'exercice, quelle que soit d'ailleurs la similitude de texture de ses surfaces papillaires, comparées à celles de la main.

Préparation. Tissu cellulaire. On commence par étudier ce I la face interne de la peau des paupières, de la verge on du scrotum, où Ton ne' rencontre pas de graisse, ou bien encore, on tire en sens contraire deux muscles voisins pris sur un cadavre maigre , et l'on examine le tissu lamelleux blanchâtre qui leur est interposé. On sépare ensuite un muscle en faisceaux, et ceux-ci en fibres, pour voir comment le tissu cellulaire logé dans leurs interstices devient d'autant pins téau, qu'il enveloppe des parties plus divisées. On se servira aussi compnra-

1 On trouvera rarement deux mains qui aient ces ligues disposées parfaitement de la manie manière, en sorte que les directions de ces lignes ne semblent pas être d'une importance majeure.

bU TISSU fcELLULAIKE, bE LÀ PEAU, etC. 367

kfvimeut de tissu cellulaire pris sur no sujet infiltré : là on Terra très* bien la* disposition de ce tissu , dont les aréoles sont distendues par la sérosité. On en examine ensuite au microscope, pour prendre connais* tance de sa structure intime; expérience qui sera aussi répétée sur du tissu cellulaire bien injecté. Enfin, on s'assure de la composition chi* inique de ce tissu, soit parla coction, soit par la macération prolongée, Ï'uq et Vautre de ces moyens étant également bons pour le résoudre en gélatine.

Tissu graisseux. On le trouve presque isolé dans l'orbite et dans le creux des jouté, parce que le tissu cellulaire est extrêmement fin dans cas points ; on sépare donc dans cette graisse les petits amas ou lobules appréciables à l'œil nu, et on les soumet ail microscope, pour voir les vésicules qui les composent Souvent on sera dans le cas de séparer cet vésicules, sons le microscope, avec la pointe d'une aiguille. Mais le meilleur moyen que j'aie trouvé pour voir les vésicules graisseuses f c'est d'examiner celles qui sont implantées dans les tuniques de quelque gros tronc lymphatique , le canal thoracique, par exemple: on distend une portion de ce canal avec du mercure, et Ton examine ensuite la pièce à la loupe on au microscope ; mais il faut avoir soin de ne pas la laisser dessécher, sans quoi les vésicules se rompraient. Pour bien voir comment les lobules de graisse sont déposés dans les mailles du tissu cellulaire, il faut examiner le tissu sous-cutané d'un cadavre infiltré.

Peau» On l'examinera d'abord dans son ensemble sur un cadavre entier, et l'on observera surtout comment elle se réfléchit dans l'intérieur du corps par les ouvertures naturelles pour former les membranes muqueuses. Dans quelques points on séparera un lambeau de peau à peu de distance de tes oriGces, et on le poursuivra jusqu'au-delà de rend roi t où la membrane muqueuse a commencé. On remarquera de cette manière que cette dernière est beaucoup plus mince que la peau. Les observations microscopique* sur la peau exigeant la division de cette partie en lames extrêmement minces, et la ténacité du derme s'y opposant, on parvient au résultat désiré par ^immersion de portions de tégumensdans une forte solution de carbonate de potasse ou dans Peau bouillante. La peau acquiert par là de la consistance tout en perdant sa ténacité, et elle devient un peu translucide , ce qui facilite d'autant plus les recherches* Ce sont surtout les coupes en profil de toutes les parties corn* posant la peau qui rendent les observations microscopiques instructives* Derme. On commence par isoler un morceau de peau du tissu cellulaire sous-jaceut , 'et Ton observe son mode d'union par des lames cellulaires, qui se continuent de la peau vers l'intérieur. Puis, après avoir entièrement détaché une portion de peau, on la place sur une planche, de manière à avoir devant soi sa face interne , que l'on racle avec un scalpel tranchant pour en enlever soigneusement tout le tissu cellulaire et toute la graisse ; de cette manière on verra la texture aréolaire de cette face du derme. Pour voir la face externe du derme , on en soumet «■e portion à une macération prolongée , ou bien on la plonge pendant quelques minutes dans de l'eau chaude (mais non bouillante); le premier procédé est toutefois préférable, parce que l'eau chaude raccornit toujours les parties. Par ces deux moyens l'épiderme peut en être, séparé, et Ton voit les papille* cutanées s'élever au-dessus de sa sur-

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face. Geâ papilles sont surtout visibles à la paume de la main et à là plante du pied : les plus grandes se trouvent vers le talon ; elles deviennent encore plus évidentes, si la peau est roupie par l'injection; mais alors il faut détacher l'épidémie par la macération et non par l'immersion dans Peau chaude , et la pièce sera examinée à la loupe on an microscope composé. Les vaisseaux seront étudiés sur une peau bien injectée, ou sur une portion de peau enflammée; on l'examine d'abord fraîche, puis on la dessèche et on la recouvre d'un vernis transparent. On dissèque les nerfs dans la peau d'un doigt , en tâchant d'en poursuivre les filets jusque dans les papilles.

Corps m aqueux de Malpighi. On l'examine sur nn morceau de peau que l'on a laissé macérer jusqu'à ce que l'épiderme puisse être dé lâché dn derme; au moment où l'on sépare ces deux membranes, on voit entre elles une couche d'une matière muqueuse, translucide, légèrement grisâtre. Quelques anatomistes prétendent que cette couche n'existe pas réellement, et qu'elle n'est due qu'à un ramollissement de F épiderme par l'eau ; mais il est bien évident que si cette membrane pouvait aussi proraptement être réduite en mucus, la couche muqueuse devrait se trouver à la face libre de l'épiderme, qui est immédiatement en contact avec l'eau, et non pas à sa face adhérente. D'ailleurs, dans la peau du nègre, où le corps muqueux est beaucoup plus épais et plus consistant, il n'est pas difficile d'isoler l'épidémie du corps muqueux et celui-ci dn derme, de manière à présenter sur une même pièce les trois couches de la peau, isolées. Cette dissection réussit surtout bien sur la peau du scrotum , et nous possédons plusieurs de ces préparations au musée de Strasbourg. Chez les blancs qui ont des éphélides en grand nombre, on peut aussi isoler les trois couches ( quoique vec peine), parce que dans ce cas les taches dépendent d'un plus grand développement et d'une plus forte coloration du corps muqueux. La peau rfrui a été plongée dans l'eau chtfude , sert de contre-épreuve à l'expérience précédente; car alors, si l'on détache l'épiderme du derme, on voit, an moment où l'on sépare ces deux membranes, de nombreux filamens blanchâtres se rompre , et former une couche minée, tant sur l'épiderme que sur le derme. Ces couches ne sont que le corps muqueux séparé en deux lames. Dans cette expérience il a été coagulé par la chaleur, ce qui fait présumer qu'il contient beaucoup d'albumine; or, si le corps muqueux n'existe pas, comme on le prétend, il ne peut pas non plus se coaguler. Quelquefois on parvient à isoler des lambeaux de corps muqueux congulés, surtout à la plante du p'ied; c'est ordinairement la partie qui adhère à l'épiderme qui est la plus épaisse. Il importe de ne pas confondre les filamens dus au tiraillement du corps muqueux, avec ceux formés par les prolongerais intérieurs de l'épiderme et les bulbes des poils et les cellules de la transpiration.

Epiderme. Nous avons déjà dit que c'est par la macération ou par l'immersion dans de l'eau chaude, qu'on parvient à le séparer du derme. Dans le vivant on peut obtenir cet effet par les vésicans. Tous ces moyens sont bons pour étudier l'épiderme en général ; mais afin de voir les prolongemens qu'il envoie dans l'épaisseur du derme pour y tapisser les cavités où se sécrète la sueur, les glandes sébacées et l'intérieur des bulbes des poils, il convient d'employer de l'eau la moins chaude pot-

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Bible, on bien il faut plonger U peau pendant long-temps dans une solution très-étendue de sublimé corrosif, jusqu'à ce que l'épidémie puisse en être détacbé. Cette solution, tout en favorisant la séparation des parties» donne d'un autre côté plus de consistance à l'épiderme et aux prolongemens de cette membrane, qu'on voit très-bien à sa face interne, surtout quand la séparation en a été faite lentement et arec soin ; comme les canaux de la transpiration et les poils perforent le plus souvent le derme et l'épiderme suivant une même direction oblique, il importe de tirer Tépiderme suivant et non pas contre cette direction; car dans le dernier cas les prolongera eni épidermoïdes seraient le pins souvent arrachés. On peut encore faire cette préparation, si l'on plonge la partie pendant peu de jours dans une solution de chaux on de potasse, et qu'on la laisse ensuite macérer pendant quelque tempe dans une forte solution de sublimé corrosif. Les canaux spiraux de la transpiration se voient au moyen de coupes en profil examinées an microscope.

Oncles. On voit facilement leur mode d'implantation, en faisant macérer un pouce ou un gros orteil, on en le trempant dans l'eau chaude, jusqu'à ce que l'épiderme se détache; on acquiert surtout des idées exactes sur cette disposition, si l'on scie d'abord l'ongle et la phalange onguéale d'avant en arrière et dans leur milieu; le profil de la coupe permet de saisir parfaitement le rapport des objets : on se rappellera que l'épiderme devient très-mince en passant sous l'ongle. Pour apercevoir les lames dont se compose cette partie, il faut choisir des ongles du gros orteil, pris sur des sujets avancés en âge. On examine enfin le tissu générateur de l'ongle sur une pièce bien injectée» dont on séparera l'épiderme et l'ongle par la macération; les séries papillaires qui le composent sont surtout visibles au moment où l'on détache cette plaque cornée.

Poils. On étudie la structure de leur bulbe sur des cils ou sur des poils de la barbe ou du pubis, où cette partie est plus développée que dans les cheveux. Il suffit d'enlever une portion de peau dans laquelle c^s poils sont implantés, pour trouver facilement le bulbe sur sa face interne; on l'ouvre avec un scalpel fin, pour en examiner l'intérieur. Cest principalement sur les moustaches des animaux que l'on peut bien examiner la structure du bulbe; les animaux qui sont propres à ce genre de recherches, et que l'on peut se procurer le plus facilement r sont le lapin, le cochon d'Inde, le chat, le renard, la loutre, lej>craf, le cheval, etc. ; mais c'est surtout dans le phoque que ces organes prennent nn accroissement considérable. Après avoir détaché la lèvre supérieure, en raclant exactement les os, on injecte l'artériole qui accompagne le faisceau des nerfs sous-orbitaires; puis on dissèque quelques rameaux artériels et nerveux, jusqu'au point où ils pénètrent dans le bulbe; en poursuivant celui-ci jusqu'à son goulot, on J aperçoit . les glandes sébacées qui l'entourent; pour voir la disposition intérieure du bulbe, on l'ouvre par des coupes longitudinales, transversales et obliques ; on verra de cette manière comment l'épiderme se réfléchit dans l'intérieur de la capsule pour la tapisser. De même quand on plonge une portion de cuir chevelu pendant long-temps dans une solution de sublimé corrosif , on parvient à séparer l'épiderme du derme,

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et Ton voit la face interne do premier hérisse par le» base* des cn«yeux encore enveloppées par la gatne épidermoïde. La tige des poils sera étudiée a la loupe ou au microscope; on choisira pour cela des poils ou des cheveux de couleur claire ; on examinera comparativement des poils de lapin et de chevreuil, dont la structure est plus facile à reconnaître. L'intérieur du poil sers examiné sur des coupes obliques et longitudinales ; ces dernières surtout exigent beaucoup de patience de la part de l'anatomiste , et ne peuvent être faîtes qu'avec des instruraens très- trancha ns. On distingue bien au microscope de petite* rugosités sur toute la longueur des poils, mais on n'a pas encore réussi à voir que ces aspérités fussent dirigées vers leur sommet; ce qui a fait admettre cette disposition, c'est qu'en plaçant un cheveu entre lp pouce et l'index des deux mains , et en écartant celles-ci légèrement en sens contraire , il restera toujours dans la main qui est placée du coté du bulbe, tandis que l'extrémité libre glisse facilement dans l'autre main ; ou bien , si l'on place un cheveu entre le pouce et l'index d'une main, et qu'on fasse plusieurs fois glisser ces doigts l'un sur l'autre, suivant la longueur du poil, celui-ci s'échappera constamment par son extrémité libre , quelle que soit la manière dont il ait été placé entee les doigts. Il y a donc quelque chose qui l'empêche de glisser plutôt dans un sens que dans l'autre, et ce n'est donc pas tout-a-fait sane fondement que l'on avait admis que les poils sont recouverts de petite» ^cailles imbriquées les unes sur les autres. Un autre fait vient encore a l'appui de cette manière de voir : il est très-facile de diviser avec un rasoir un cheveu que Ton tient par son extrémité libre; tandis qu'on Y réussit bien plus difficilement si on le tient par l'autre bout.

FolUeuUs sébacés. Ils ne sont pas également développés dans tous les sujets ; mais en général on les aperçoit très-bien sur la face interne de la peau du nez ou de l'aisselle, apr^s avoir enlevé exactement tout )e tissu cellulaire sous-cutané.

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