M L APPAREIL DIGESTIF; LANGUE
Je cératoglosse, de la grande corne, et le ckondroglosse, de la petite corne de l'os hyoïde; ce dernier faisceau forme un plan mince de fibres longitudinales, placées sous les tégumens de la lace dorsale de la langue, et qui a été décrit récemment sous le nom de muscle lingual superficiel, ou cutané lingual. Usages. Il abaisse la langue et la porte de côté. Si les deux muscles agissent ensemble, ils l'abaissent en totalité et la raccourcissent. Les fibres du chondroglosse les plus rapprochées de la ligne médiane doirent recourber la pointe de la langue en haut et en arriére
3.# GémoGLossE. II est le plus volumineux des muscles de la langue; il provient derrière le génio- hyoïdien du tubercule interne de la symphyse du menton; de là ses fibres se portent en divergeant vers la langue, dont elles constituent la partie moyenne. Les plus internes de ces fibres viennent s'insérer sur une lame Jl&ro-cartilagineusef placée verticalement au centre de la langue. Quelques-unes de ses fibres arrivent jusqu'à la petite corne de l'os hyoïde et à l'épiglotte. Usages. Il tire la langue en avant et la fait sortir de la bouche si c'est la partie postérieure qui se contracte; il la tire un peu en arrière si la partie antérieure seule agit; si les deux portions agissent ensemble, le milieu de la langue est déprimé sans que l'organe change de place en totalité; de plus il dilate le pharynx.
4.* Lingual. Faisceau musculeux, placé dans l'intervalle de Thyoglosse et du génioglosse, et qui, de la base de la langue, s'étend vers la pointe. Usages. Il raccourcit la langue et en replie la jointe en bas et en arrière.
5.* On remarque encore dans la langue, surtout vers la pointe, des fibres transversales, et dans toute l'étendue de cet organe des fibres verticales qui traversent celles des muscles précédemment énumérés; les premières rétrécissent la langue et contribuent avec le génioglosse à creuser la langue en gouttière longitudinale ; les secondes amincissent et élargissent la langue. Enfin, la langue reçoit encore les fibres du muscle glossosiaphyUn et du glosso-épiglottique , dont nous parlerons plus bas.
Il artère linguale est fournie par la carotide externe; la veine linguale s'unit à là jugulaire interne.
Les nerfs proviennent de trois sources : la branche linguale du maxillaire inférieur se distribue surtout dans les papilles coniques et fungiformes ; le nerf glosso-pharyngien se distribue aux
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papilles lenticulaires, que nous avons dit n'être que des glande* muqueuses ; le nerf grand hypoglosse se distribue aux muscles de la langue.
La langue est le principal organe du goût; elle sert en outre pendant la mastication, la déglutition, la succion, et elle est indispensable au libre exercice de la parole.
PuépARATiew. On commence par étudier la conformation extérieur* de la langue et ses rapporta arec les autres parties, ce qui est facile quand on ouvre fortement la bouche , ou qu'on incise les joues an be*» soin. Je ne vois pas qu'il soit nécessaire pour cela de diviser la mâchoire inférieure derrière les dents canines, comme on le conseille.
Muscles. Après avoir détaché la peau, on sépare de la mâchoire inférieure le ventre antérieur du digastrique, le mylo-hyoïdien et le génio-hyoïdien ; c'est sous ce dernier que Ton trouve le géhioglosse. En enlevant la graisse qui est accumulée sur les côtés de la langue, oa trouvera facilement le styloglosss et Vfyoglosse. ht lingual sers: recherche profondément dans la langue , entre les muscles hyoglosse et génioglosse : il ressemble assez au premier par la direction de ses fibres; mais il s'en distingue en ce qu'il ne prend pas attache à l'os hyoïde. Cette préparation sera plus facile à faire sur une langue détachée du corps avec l'os hyoïde ; mais il faudrait avant cela avoir préparé le pharynx et le voile dn palais, Ltê fibres musculaires transversales se voient sur le profil d'une coupe transversale faite à la partie antérieure de la langue. C'est également sur le profil de coupes transversales on longitudinales, faites dans divers points de la langue, que l'on étudie ses fibres verticales.
Les papilles de la langue sont visibles dès que cet organe a été lavé , après Favoir laissé macérer pendant quelques instans dans Veau tiède. £31es «ont beaucoup plus visibles dans les langues injectées. Pour bien les distinguer les unes des autres, on recourbe la langue sur elle-même, de manière à rendre sa face supérieure convexe. 11 n'est pas difficile de poursuivre les filets du nerf glosso-pharyngien dans les papilles lenticulaires; mais il Test davantage de suivre ceux du lingual dans les autres papilles ; on y parvient néanmoins avec un peu d'attention.
On sépare la pe'riglotu de la membrane papillaire, par l'immersion dans l'eau chaude ou par la macération. 61 l'on opère sur une langue injectée , on emplotra ce dernier procédé exclusivement. Sur la langue du bœuf on trouve une troisième couche intermédiaire aux deux qtae noU6 avons énumérées; elle parait analogue au corps mnqueux de Malpighi (c'est même sur la langue du bœuf que cet anatoraisle a d'abord découvert son corps muqueux)i cette couche n'existe pas dans l'homme.
Art. 4* Voile du palais* l
Il se compose d'une lame musculo-membranense qui, de V extrémité postérieure dn palais, descend en arrière vers la base de
i Saxtosisi, Septemdecim tabula , Uk. Vil.