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1 dont les artères tout bis» ittjeelée*; on pemt les exécuter, toit sut us estompe entier et soufflé, soit tur u» estomac *uveit par une incision dirigée le long de la grande courbure ; mais alors il faut le fixer sur une planche au moyen de plusieurs épingles, pour pouvoir commodément enlever une tunique après l'autre. Quand l'estomac est ainsi ouvert, 011 voit la disposition- des orifice* cardiaque et py torique, et les rides que forme la membrane interne. Quant au pyivve, on le fend suivant la direction dans laquelle l'esiofnaa a été ouvert, et Ton voit très-bien alors sur le profil de la coupe que les trois tuniques in* ternes forment seules le repli vsdvulaire, tandis que la séreuse passe directement de l'estomac vers le duodénum sans se réfléchir. Le tact fera déjà reconnaître les glanées mt^euses près dtf pylore et d* ï*ërfàee œsophagien ; il sera facile de m voir distinctement^ ett y détachant la tunique interne de la cetluleuse.
Art. 9. Haie.1
Ce viscère, situé dans Fhypocondre gauche, a une forme afoit* gée. Convexe dans. la majeure partie de sa circonférence, la rate est concave par son bord qui regarde l'estomac, et par où pénètrent les vaisseaux sanguins ; cette dernière partie porte le nom de hile ou de scissure de la raie. La rate varie beaucoup quant à son volume, on la trouve depuis deux jusqu'à six pouces de long; mais le plus souvent elle en a quatre sur trois ue large et sur un pouce (Tépaisseur. La rate a une couleur rouge brunâtre; elle a très-peu de consistance.
La rate a une tunique externe, séreuse, fournie par le péritoine, et qui adhère fortement à la tunique interne, propre, de nature fibreuse; celle-ci, après avoir enveloppé la totalité de la rate, se réfléchit dans son intérieur par le hile, en fournissant des gaines qui enveloppent les vaisseaux qui se rendent dans ce viscère; en outre il part de la face interne de celte tunique une quantité considérable de lames et de filamens qui plongent dans l'intérieur de la rate et s'y enlre-croisent fréquemment, de manière à former une espèce de trame, sur laquelle viennent se ramifier les vaisseaux. Ceux-ci composent presque en entier le tissu 4e la rate; ils s'y distribuent de la manière suivante : les artères provenant de la liénale, y donnent une quantité considérable de branches > qui se divisent à l'infini sons forme de pmeeaux, sans s'anastomoser entre elles. Ces vaisseaux se continuent avec les
1 J. P. Amolmit, KecWcDes sur Ta rate. Paris, 1810. E. Ho« , On tke structure and ihe uses cf the spleen. Pfiit. trans. % 1 ÔOft , ptg. 45 et 133; 18*1 , pis;. î*.
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veines, qui forment un réseau d'anastomoses autour des artères, et qui viennent enfin se réunir pour constituer la veine iiénale. La rate reçoit des nerfs peu nombreux, fournis par le grand sympathique. Quanta ses lymphatiques, je n'ai jamais remarqué qu'ils lussent aussi nombreux dans V homme, comme le répètent tous les auteurs.
On trouve en outre dans la rate des corpuscules arrondis 9 blanchâtres, que les uns ont pris pour des glandes» d'autres pour de simples renflemens des prolongemens internes de la tunique propre de la rate. Je leur ai^ujours trouvé l'aspect de petites vésicules renfermant une humeur gélatino-albumineuse; au reste ces corpuscules ne se rencontrent pas toujours dans la rate humaine. Les cellules dans l'intérieur de la rate, dans lesquelles on disait qu'il y a du Sang épanché, ne sont autre chose que les prolongemens fibreux de la tunique interne , et le sang n'est pas épanché dans leur intérieur, mais il est logé dans les vaisseaux , comme partout ailleurs
La rate tient au grand cul-de-sac de l'estomac par les vaisseaux courts et par l'épiploon gastro-splénique, liaison constante chez tous les animaux chez lesquels ce viscère existe. Quelquefois, au lieu d'une seule rate, on en trouve plusieurs. Si l'on excise ce viscère à un animal, il s'en reproduit un ou plusieurs autres. Cet organe paraît donc n'être dû qu'au développement excessif du tissu capillaire des environs de l'estomac, et la liaison de la rate avec ce viscère semble indiquer qu'elle en régularise la circulation sanguine de manière à ce qu elle reçoive plus de sang quand l'estomac en reçoit moins, et réciproquement. Outre cet usage, nous pensons avec la majeure partie- des anatombtes, qu'elle sert à modifier le sang d une manière particulière, qui le rend plus apte à la sécrétion de la bile, quand il sera arrivé au foie par la veine porte.
Pképàràtioh. Nous ayons dit, en parlant de l'estomac, que la rate y restera d'abord attachée pour qu'on puisse examiner les liens vasculaires et membraneux qui les unissent. On peut séparer la tunique périlonéalc de la tunique propre de la rate dans une petite portion de son étendue; cette préparation, que Ton facilite par la macération, doit être faite lentement, en se servant alternativement de la lame et du manche du scalpel. Les cloisons que la tunique propre envoie vers l'intérieur, s'observent au moment où l'on cherche à la séparer de la substance de la rate; l'enveloppe réfléchie que la tunique interne envoie autour des vaisseaux,* se voit après avoir débarrassé ces derniers de la graisse qui les entoure et du péritoine qui les recouvre , là ou ils pénètrent dans le hile de la rate. On s'assure du tissu presque exclusivement vasculeux de ce viscère, en le soumettant à des lavages répétés, après