‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 142 sur 297 · DE L'APPAREIL DIGESTIF; DUODENUM · texte numérisé non relu

DE L'APPAREIL DIGESTIF; DUODENUM

avoir arraché les membranes qui le revêtent et en examinant la pièce sons Peau. Les petits corpuscules blanchâtres se remarquent dans le tibsu d'nne rate qui a été incisée; mais ils n'existent pas toujours.

Dans l'étude du tissu de la rate, on ne négligera pas les injections, qui sont si propres à jeter du jour sur la structure des parties; nous n'en dirons pas autant de l'insufflation, qui ne donne guère que des idées fausses : c'est en ctlci par ce moyen qu'on vent démontrer l'existea c* des cellules de \n raie \ mais on conçoit qne Pair soufflé dans les vaisseau* puisse passer delà dans le tissu cellulaire, et qu'un organe quelc-onqne insnlllû, desséché et coupé par tranches, devra nécessairement prendra un aspect cellule») 1 , quelle que soit d'ailleurs sa structure.

Art. 10. Duodénum.1

Le duodénum forme h portion du canal intestinal qui vient après l'estomac. Sa longueur est d'environ douze travers de doigt ou de dix à onze pouces. Il est situé au devant de la colonne vertébrale, où il décrit une courbe dont la concavité est dirigée eu haut et à gauche. Pour comprendre plus facilement sa direction, on le divise en deux portions : la première, qui commence au pylore, se dirige de gauche à droite et en arrière, puis elle fait une inflexion pour se continuer avec la seconde portion, qui se dirige de droite à gaurfie au devant de la colonne vertébrale; cette portion est un peu recourbée, à concavité supérieure. Arrivé au coté gauche île La colonne vertébrale, le duodénum se continue avec le jéjunum.

Le duodénum est plus ample que le reste de l'intestin grêle, en sorte qu'on Ta aussi appelé estomac secondaire. Cet intestin n'est pas enveloppé par le péritoine, qui passe simplement au devant de lui. Ses autres tuniques sont semblables à celles du reste des intestins grêles , seulement sont-elles un peu plus épaisses. L'Intérieur présente une grande quantité de valvules connwentes. À l'end 1 oit où commence la portion transversale du duodénum, on remarque dans son intérieur une papille saillante, au sommet de laquelle est l'orifice du canal cholédoque, qui lui-même avait déjà reçu le canal pancréa tique.

Les artères du duodénum sont fournies par la pylorique, la pancrcaticu-duodciiaLe, les gastro épiploïques et la mésentériqne supérieure; les veines suivent le trajet des artères; les lymphatiques nombreux se jettent dans les glandes aortiques,- les nerfs proviennent du plexus solaire.

i L. Claumeii, De intestini duodeni situ et nexu. Leipz., 1757, in-4.° £. SAamroAT, T*b. intest, duodeni. Lejde, 1760, in-4.°

2<)B 3PLAKCHNOTOM1S.

Pr^parâtiov. H s*/Bt de soulerer le foie,' d'ikMMr l'arc 4« cetera et d'inciser la lanie antérieure du mésoeelon transverse, peur toit lé duodénum qu'elle recouvre. On an-ire encore à cet intestin en rejetant en haut Parc du colon et en incisant la lame postérieure «ht mésocolon traneveise; l'intestin lui-même restera en place jusqu'à ce que l'insertion du canal cholédoque ait été préparée et étudiée. On puce une ligature a L'extrémité gaoche du duodénum, et on le drriie audessus de la ligature; puis, pour voir l'intérieur de cet intestin et surtout la papille ou s*ourte le conduit biliaire, on incise le duodénum dans toute sa longueur par sa partie antérieure et inférieure. Les tu* niques du duodénum ne seront examinées que plus tard avec celles de l'intestin grêle.

Art. il. Foie.1

Le foie, le plus volumineux de tous les viscères do bas- ventre, est situé dans l'bypocendre droit et dapç une partie de l'épi* gastre. Ses rapports avec les viscères abdominaux ont déjà- été examinés en parlant de l'abdomen en général. Le foie est maintenu en position par plusieurs productions du péritoine, que nous avons déjà indiquées également; ainsi, par le ligament folciforme ou suspenseur, en haut et en avant; par le ligament coronaire, en arrière et en haut; et par les deux ligament triangulçtres on latéraux , en arrière de chaque cèté.

On distingue dans le foie. deux faces: \i face supérieure ou convexe est appliquée contre le diaphragme; le ligament suspenseur la divise en deux portions : celle de droite, plus grande, forme le grand lobe ou lobe droit du foie; celle du cèté gauche forme le lobe moyen ou gauche du foie.

L*faee inférieure (improprement appelée face concave du foie, car quoique très- inégale, la convexité est au moins aussi forte que celle de la face supérieure) est divisée d'avant en arrière en deux moitiés inégales par le sillon longitudinal, antéro- postérieur ou sillon de la veine ombilicale, qui correspond à ia direction dn ligament fakiforme sur la face opposée, et qui forme sur cette face inférieure du foie la limite du lobe droit et du lobe gauche. Ce sillon renferme la veine ombilicale; il est quelquefois interrompu par un ou plusieurs ponts formés par ia substance du foie, et qui unissent tes lobes en passant par-dessus le sillon. Du milieu de ce siHon rongitudinat en part

1 Fit. Clissok, Annt. kepatis. Lond., 1654, in-8.° svec Cg. J. D. Saktobibi, Tab. teptemdeeim. Tsb. IX et XL

F. A. "Walte», De struct. kep. et vesic. ftll. dans Annot. acad. Berlin , 1736, in-4.° svec fi g.

J. M. KUrrts, De penitior. hep. hmm. struct. Tunîngue, loi 7.

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