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entre le cartilage cricoïde et le bord postérieur du cartilage thyroïde. 11 commence sur le côté du bord supérieur du cartilage cricoïde , monte obliquement en arrière, et s'attache à l'angle externe de la base du cartilage aryténoïde.
Il tire l'angle externe du cartilage aryténoïde en avant et en bas, mouvement qui p«rte l'angle antérieur en dedans, en bas et un peu en avant, de manière à ce que la glotte soit rétrécié et même fermée ; les lèvres de la glotte sont en même temps relâchées et un peu raccourcies. '
4.* Muscle ARYTÉnoïbiEN. Ce muscle impair, de figure quadrilatérale, est placé sur la face postérieure des cartilages aryténoïdes, où il passe de l'un de ces cartilages à l'autre. Eu égard à la direction de ses fibres, on l'a divisé en muscle aryténoïdien transperse et en muscle arylénoïdien oblique.
Il rapproche la partie postérieure. des cartilages aryténoïdes et resserre par là la glotte en arrière.
S.* Muscle thybo-artt^noïdijen. Muscle alongé, qui se compose souvent de deux faisceaux, placés profondément entre le cartilage aryténoïde et le thyroïde. II nait de la moitié inférieure de l'angle rentrant de ce dernier et en partie aussi de la face interne, et se dirige en arrière et un peu en haut, pour s'insérer à la partie externe de la base de l'aryténoïde, au bord externe et antérieur de ce cartilage dans toute la hauteur, à la corde vocale, aux parois du ventricule du larynx et au ligament supérieur de la glotte.
Il tire l'angle antérieur du cartilage aryténoïde en avant et un peu en bas, de manière à raccourcir la glotte; les fibres qui s'implantent aux cordes vocales tirent celle-ci un peu en dehors et leur donnent de la tension , parce que le muscle , eu se contractant , devient lui-même dur et tendu ; les ventricules sont dilatés par les fibres qui s'y implantent.
6.# Muscle thyro-épiglottique. Faisceau musculeux, qui * de la face postérieure du cartilage thyroïde monte vers l'épiglotte, où il s'attache au côté externe: il abaisse l'épiglotte.
On trouve enfin des fibres éparses, qui se rendent de la base de la langue et des cartilages aryténoïdes à l'épiglotte ; on leur a donné les noms de muscle glosso-épiglottique et de muscle ary-émglottique. Le premier est destiné à relever l'épiglotte et le deuxième à l'abaisser.
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Art. 4* Membrane muqueuse.
Tout l'intérieur du larynx est revêtu d'une membrane muqueuse , qui se continue en haut ayec celle du pharynx, en bas avec celle de la trachée-artère et en arrière avec celle de l'oesophage. La muqueuse, du larynx est molle, et elle adhère très-faiblement £ ses parois, excepté sur l'épiglotte, à laquelle elle est unie par du tissu cellulaire serré. En passant de la base de la langue sur l'épiglotte, cette membrane forme trois replis, un moyen et deux latéraux; elle en forme deux autres, en passant de l'épiglotte aux cartilages aryténoïdes. Ces différens replis reçoivent improprement les noms de ligamens glosso-épiglotUques et ary-épiglotticjues. La membrane muqueuse , en passant par-dessus les ligamens thyro-aryténoïdiens supérieur et inférieur, s'engage aussi dans la petite cavité appelée ventricule du larynx. Le larynx est lubrifié •par du mucus que sécrètent \ts follicules glanduleux qui tapissent la face externe de la membrane muqueuse. On trouve un amas de ces cryptes à la partie inférieure de l'épiglotte, derrière la membrane hyo- thyroïdienne, et appelés glandes épiglotiiaues. Les glandes aryténoïdes sont situées près des cartilages de ce nom; elles se composent d'un amas de grains glanduleux, groupés en forme d'L^ dont la branche ascendante est appliquée sur la face interne du cartilage, tandis que la branche horizontale s'étend dans le ligament supérieur du larynx.
Les artères et veines du larynx proviennent des thyroïdiennes supérieure et inférieure et des linguales; ses nerfs sont fournis par le pneumo- gastrique, qui lui donne le rameau laryngé proprement dit, et le rameau récurrent; il en reçoit en outre du glosso- pharyngien et du grand sympathique.
Le larynx est l'organe de la voix. Le son est produit d'une part par les vibrations des lèvres de la glotte lors du passage de l'air, d'autre part par les vibrations que l'air acquiert par lui-même en traversant les parties rétrécies et dilatées du tuyau vocal ; selon que ces parties sont tendues ou relâchées, selon qu'elles sont rapprochées ou écartées , le son monte ou baisse ; le larynx peut donc être considéré comme un instrument à double anche libre, en même temps qu'il agit à la manière d'un tuyau à renflement.
Les usages de l'épiglotte, relativement à l'exercice de la voix, ne sont pas encore suffisamment précisés ; mais il est démontré que cette lame empêche que les alimens n'arrivent dans l'ouverture supérieure du larynx pendant la déglutition , bien qu'il soit vrai aussi que le passage des alimens à travers la glotte est
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empêché par la contraction des muscles qui resserrent cette dernière.
Piepaiation. Dans les démonstrations publiques on a ordinairement besoin d'autant de larynx qu'on a d'objets à y démontrer : ainsi il en faut un pour le faire voir en position, un autre pour les cartilages, un troisième pour les ligamens, etc. ; mais les élèves qui n'en ont qu'an seul à leur disposition , s'attacheront d'abord à étudier le larynx dans ses rapports avec les parties voisines, tant par sa face antérieure que par sa face postérieure t après avoir fendu le pharynx suivant sa longueur. Après cela on détache le larynx du corps, en emportant en même temps l'os hyoïde et la langue.
On passe ensuite à la dissection des muscles; le crico -thyroïdien se trouve facilement. Pour voir le crico-aryté/Toïdien postérieur et Yaiyténoïdien, il faut enlever la membrane muqueuse du pharynx, qui recouvre postérieurement les cartilages cricoïde et aryténoïde. Les muscles erioo-aryténoïdien latéral et thyro-aryténoïdien ne peuvent être bien ▼us qu'après avoir désarticulé d'un côté la corne inférieure du cartilage thyroïde dans son articulation avec le cricoïde; on écarte alors ces deux, cartilages , et l'on dissèque dans leur intervalle , de manière à pénétrer à la face interne du muscle crico-thyroïdien , qui sera séparé du cartilage cricoïde là où il est simplement couché sur lui , tout en restant attaché à êeê deux extrémités. Les muscles thyro-épiglottique , ary-épiglottique et glosso-épiglottique , seront recherchés dans l'épaisseur des plis que la muqueuse forme en se jetant sur l'épiglotte; les deux derniers surtout sont petits.
On dissèque ensuite les ligamens, en suivant la description que nous en avons donnée. En même temps on aura égard à la membrane muqueuse, aux replis qu'elle forme et aux glandes qui la tapissent. Pour bien voir les ligamens de la glotte et les ventricules du larynx, on divise le cartilage thyroïde sur la ligne médiane, de manière cependant à laisser intacte la membrane muqueuse, qui en tapisse la face postérieure. On sépare alors d'un côté l'extrémité inférieure de l'épiglotte du cartilage thyroïde et dn cartilage aryténoïde correspondant, et on la renverse du côté opposé ; par là on a gagné l'espace nécessaire pour bien voir toutes les parties de l'intérieur du larynx, sans nuire à leurs rapports réciproques. Enfin, quand on aura étudié toutes ces parties, on ouvre en entier le larynx par sa face antérieure, et l'on voit alors aux environs de la glotte et du ventricule du larynx les nombreux pores des glandes muqueuses, qui viennent s^j ouvrir. 11 ne reste plus alors qu'à isoler les cartilages de toutes les parties molles qui les avoisinent , et dans cette préparation on aura surtout égard aux petits grains cartilagineux situés dans l'épaisseur des ligamens hyo-thyroïdiens latéraux, aux cartilages cunéiformes, placés dans les replis de la muqueuse étendue entre Fépiglotte et les cartilages aryténoïdes, et aux appendices deSantorini, places sur le sommet des cartilages aryténoïdes; on les -sent très-bien, en les froissant entre deux doigts. Ces préparations s'exécutent aisément, soit avec le scalpel , soit avec les ciseaux , et on se les facilite encore, en faisant macérer le larynx pendant quelque temps.
Une très-bonne méthode, enfin, pour étudier la plupart des ligamens
3?6 splànchkotomie.
du larynx, consiste à diviser sur la ligne médiane le larynx, une portion de trachée-artère, Po» hyoïde et la langue : plusieurs de ces tigamens st voient sur le profil de la coupe; en enlevant alors avec précaution la muqueuse qui recouvre les lîgamens thyro-arytenoïdiena et le ventricule du larynx, on voit que toutes ces parties, ainsi que la membrane cricothyroïdienne, appartiennent à un système de fibres élastiques qui de l'angle rentrant du thyroïde divergent vers le bord supérieur du cricoïde avec le cartilage aryténoïde. •