‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 182 sur 297 · NERF GRA1TO SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

NERF GRA1TO SYMPATHIQUE

phragme, en ne le laissant plue tenir qu'au paquet de vaisseaux et de nerfs qui entrent dans le sillon transversal; on isole l'estomac de manière à ne pins le laisser attaché qu'à l'œsophage, au pylore et à l'artère coronaire stomachique entourée de ses nerfs. La rate sera entièrement séparée du diaphragme; on la laissera adhérer à l'estomac et en rapport ayee l'artère splénique , qui elle-même restera logée dans le sillon du pancréas. Les reins et les capsules surrénales devront rester en place. On fend alors le diaphragme sur le trajet des nerfs sp la uch niques, qu'il faut disséquer des deux cotes, et Ton enlève les portions latérales de ce muscle pour n'en conserver que la portion moyenne , dans laquelle se rendent les artères diaphragmatiques inférieures avec leurs plexus.

Au moyen de ces coupes préparatoires on peut, selon le besoin , renverser l'estomac et la rate en haut et à droite, et le foie à gauche, afin de poursuivre commodément les nerfs splanchniques jusqu'aux ga/ig/<on* semi-lunaires; ces deux ganglions étant disséqués, on trouve, en les tiraillant en sens inverse, le plexus solaire, et il n'est pas difficile alors de disséquer les plexus secondaires qui en dérivent, si l'on suit les vaisseaux qu'ils enlacent de leurs réseaux. Ces plexus sont à découvert dès qu'on a enlevé le péritoine; mais pour les voir bien distinctement, on conçoit qu'il importe d'enlever soigneusement tout le tissu cellulaire qui les entoure.

On parvient a rendre les nerfs plus visibles , en les humectant souvent d'alcool étendu d'eau. A la hauteur de la dixième vertèbre du dos on a quelquefois de la peine à trouver la continuation du tronc du grand sympathique, qui y est plus grêle que dans les autres points de son trajet, et qui y change même de direction. On doit donc disséquer avec attention dans cet endroit^ pour ne pas perdre la trace du nerf.

Pour voir la portion lombaire du grand sympathique, il faut jeter les reins en avant, après avoir enlevé la membrane adipeuse qui les entoure. Les communications avec les paires lombaires sont difficiles à trouver, parce que les filets sont très-longs et très-gréles, et qu'ils sont profondément logés dans les gouttières entre les corps des vertèbres, et cachés par le muscle psôas, qu'il faut détacher des os et rejeter en dehors.

Afin de suivre plus facilement la portion sacrée du grand sympathique et le plexus kypogastrique, il contient d'enlever l'extrémité inférieure droite avec la portion correspondante du bassin. Pour cela Ton incise la symphyse des pubis et la symphyse sacro-iliaque droite ; on luxe les os, puis on divise les parties molles de manière à laisser le rectum et les parties génitales internes et externes sur le côté gauche du cadavre, que l'on place ensuite de manière à ce que le jour puisse pénétrer dans l'excavation pelvienne. On suit alors, dans le petit bassin, le plexus mésentérique inférieur, le plexus aortique et les troncs des grands sympathiques; tout ceci ne peut se faire facilement qu'après avoir divisé les replis péritonéaux qui retiennent les viscères contenus dans cette cavité, afin de pouvoir tirer ces derniers en avant et à droite.

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