ARTÈRE ALVÉOLAIRE OU MAXILLAIRE SUPÉRIEURE. Fournie
quelquefois par une temporale profonde ou par la sous-orbitaire. Elle s'avance en serpentant sut la tubérosité de l'os maxillaire supérieur, et envoie des rameaux à travers les trous dentaires supérieurs et postérieurs, dans les racines des dents molaires et dans le sinus maxillaire. Ses autres rameaux se distribuent dans les muscles voisins, dans les gencives, dans la membrane muqueuse de la bouche, et s'anastomosent avec la sous-orbitaire et ayec la faciale.
11.* Artère sous-orbitaire. Elle entre dans l'orbite par la fente sphéno -maxillaire, donne un rameau à la glande lacrymale et au muscle orbiculaire des paupières , et s'avance dans le canal sous-orbitaire; dans ce trajet elle fournit un rameau qui descend dans le conduit dentaire antérieur et supérieur, pour se distribuer aux racines des dents incisives et canine, 'et au sinus maxillaire. L'artère sous-orbitaire sort ensuite de son canal par le trou orbitaire inférieur, et se distribue à la face, par un grand nombre de rameaux, que l'on distingue en labiaux, en nasaux et en palpébraux , et qui s'anastomosent avec les branches de la faciale, de la buccale et de l'alvéolaire.
12.° Artères palatines descendantes ou supérieures. Elles sont au nombre de deux ou de trois , quelquefois réunies à leur origine en un seul tronc. L'une d'entre elles, appelée aussi artère pharyngienne descendante ou supérieure , ou artère ptéry gopalatine, traverse le conduit ptéry go-palatin, et se ramifie dans la partie supérieure du pharynx et dans la trompe d'Eustache. Les autres traversent le conduit palatin postérieur et les conduits secondaires qui le terminent en bas, et, arrivées à la voûte palatine, elles fournissent au voile du palais des rameaux qui s9y anastomosent avec l'artère palatine ascendante. D'autres rameaux s'avancent le long de la voûte palatine, s'y distribuent, et traversent le trou palatin antérieur pour entrer dans le nez, où
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ils s'anastomosent avec les artères nasales postérieures, avec les artères dorsales du nez, et quelquefois avec les artères antérieures de la cloison.
13.* Artèbe vidienne. Cette artère se dirige en arrière dans le canal vidien, et quand elle en est sortie, elle se ramifie dans la partie supérieure du pharynx et dans la trompe d'Eustache.
14.° Artère nasale postérieure ousphéno-palatine. C'est par elle que se termine l'artère maxillaire interne. Quelquefois au lieu d'une on en trouve deux ou trois. Elle passe par le trou sphéno- palatin dans la fosse nasale , où elle se divise en deux branches : l'une, externe, se ramifie sur les cornets ; l'autre, interne, ou artère postérieure de la cloison , s'avance en diagonale sur la cloison du nés, lui donne une foule de rameaux, et s'anastomose en avant avec les branches de la palatine descendante, qui sont arrivées dans le nez à travers le trou palatin antérieur. D'autf es fois c'est cette artère elle-même qui traverse le trou, et qui s'anastomose avec les artères palatines dans le palais.
PataiiATio*. L'artère maxillaire interne est si profondément située, que pour voir tout son trajet il faut faire aux os et anx parties molles de nombreuses coupes et sacrifier plusieurs vaisseaux superficiels; c'est ainsi qu'on ouvrira le canal dentaire inférieur, et qu'on enlèvera successivement l'arcade zygomatique, la branche montante de la mâchoire inférieure, les os de la tempe, la voûte et la paroi externe de l'orbite, l'arcade orbilaire supérieure, etc. A cet effet, on sépare le muscle masséter de êe» attaches à l'arcade zygomatique , en ayant soin de ménager l'artère massétérine, qui se rend dans le muscle en passant entre le condyle et l'apophyse coronoïde de la mâchoire ; on sépare de même, avec précaution , ce muscle de la majeure partie de ses attaches à la mâchoire inférieure, en ne le laissant adhérer que vers l'angle de cet os. On recherche au niveau des dents petites molaires, l'artère dentaire inférieure qui sort du trou mentonnier, et l'on enlève le périoste qui recouvre la mâchoire, suivant le trajet du canal, que Ton ouvre avec le ciseau et le marteau dans tonte son étendue. Pendant cette préparation , il faut avoir soin de ne pas laisser pénétrer le ciseau trop profondément, sans quoi l'on risque de blesser l'artère. L'orifice postérieur du canal sera largement agrandi, en se gardant toutefois de trop tirailler l'artère massétérine; puis, si l'on juge qu'on ne risque plus de blesser l'artère dentaire, on coupe la branche de la mâchoire avec une scie à main, introduite entre le masséter et l'os : la coupe sera oblique, et s'étendra depuis l'angle de la mâchoire jusqu'en arrière de la dernière molaire.
On fait aux parties molles du crâne une incision sur la ligne médiane ,