ARTÈRE MAXILLAIRE INTERNE
Artère buée aie. On en facilite la dissection, en distendant la joue par de l'étoupe introduite dans la bouche.
artère alvéolaire. Pour suivre ses rameaux dentaires , il faut enlever la table externe de l'os avec le ciseau ou avec un fort scalpel, en suivant la marche des rameaux artériels, et après avoir abaissé le bord supérieur du buccinateur.
Artère sous-orbitaire. L'œil étant récliné en dedans, avec les parties qui l'entourent, on ouvre avec le ciseau le canal sous-orbitaire , jusqu'à une ligne environ du rebord orbi taire inférieur, puis on dissèque les rameaux que l'artère fournit en sortant par le trou orbitaire inférieur; repoussant ensuite ces rameaux en avant, on incise jusqu'à l'os les par» ties molles situées en dehors du trou sous-orbitaire , afin de dénuder la fosse canine. Après avoir agrandi le trou vers sa demi-circonférence externe , on ne tarde pas à voir les rameaux que l'artère sous-orbitaire envoie à la muqueuse du sinus maxillaire, et aux dents incisives et canine. On poursuit les premiers avec le ciseau, mais avec la précaution de ne pas déchirer la membrane muqueuse du sinus , qui est extrêmement mince. Cette partie de la dissection se fera surtout vers la face externe et supérieure du sinus. Les rameaux dentaires seront poursuivis immédiatement an-dessous du trou sous-orbitaire , et en n'enlevant que la table externe de l'os.
Artères palatines descendantes et pharyngienne descendante. On suit ces artères en ouvrant avec un ciseau bien tranchant, et à petits coups de marteau, les canaux palatins postérieurs et ptéry go-palatin, en travaillant entre l'apophyse ptérvgoïde externe et l'os maxillaire supérieur. La terminaison des artères dans le palais ne peut pas être aperçue dans le moment; d'ailleurs la dissection se fait comme celle des nerfs palatins postérieurs. On étudiera en même temps la terminaison de l'artère pharyngienne ascendante, dont on n'a vu que l'origine pendant la dissection des artères superficielles de la tête.
Artère vidienne. La paroi externe de l'orbite étant entièrement enlevée, comme nous l'avons dit, le sommet de la fosse zygomatique se trouve bien à découvert; il suffit donc d'enlever peu à peu avec le ciseau les portions externes de la base de l'apophyse ptérygoïde, et de la grande aile du sphénoïde, de manière à ouvrir le canal vidien. Il est presque inutile de faire observer qu'il faut enlever le nerf maxillaire supérieur et les veines qui entourent les artères dans le haut de la fosse zygomatique et qui contribuent à rendre plus difficile encore cette dissection, qui se fait dans un espace si rétréci.
Artère nasale postérieure. On commence par agrandir le trou sphénopalatin avec beaucoup de précaution. Dans cette opération on risque surtout de casser les apophyses ptérygoides. On scie ' ensuite la tête d'avant en arriére , de manière à laisser la cloison du nez du côté où l'on fait la préparation, et l'on enlève de dessus la cloison , la membrane
1 Ayant que de scier la tête en deux, il est convenable d'ouvrir le canal carotique pour mettre à découvert le trajet de la carotide interne, sans quoi les parties osseuses, déjà tant affaiblies par la préparation de la maxillaire interne, se briseraient vers le corps du sphénoïde, ne présentant plus assez de résistance pour permettre l'ouverture du canal carotique.