‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 213 sur 297 · ARTÈRE SCAPULAIRE SUPERIEURE OU TRANSVERSE. Souvent · texte numérisé non relu

ARTÈRE SCAPULAIRE SUPERIEURE OU TRANSVERSE. Souvent

elle est fournie par la thyroïdienne inférieure. Elle se dirige en arrière et en dehors sous la clavicule, en donnant quelques rameaux musculaires ; quelquefois elle traverse f échancrure du bord supérieur de l'omoplate sous le ligament coracoïdien, en accompagnant le nerf sus-scapulaire ; mais elle passe plus souvent encore par-dessus le ligament et s'engage sous le muscle sus-épineux, auquel elle donne des rameaux. L'artère scapulaire supérieure descend ensuite sous la voûte de l'acromion dans la fosse sousépineuse, où elle se ramifie dans le muscle sous-épineux en communiquant avec une branche de la sous-scapulaire. Quelquefois cette artère fournit la dorsale scapulaire.

6.° Artère intercostale première. Elle provient du bord postérieur de la sous-clavière , près des muscles scalènes ; de là elle descend sur le col de la première côte, et s'y divise en deux branches , qui s'avancent dans les deux espaces intercostaux supérieurs, où elles se ramifient.

7.* Artère cervicale profonde. Cette artère, qui quelquefois est fournie par l'intercostale première, monte profondé-

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ment sur le corps des vertèbres, en se distribuant aux muscles scalènes, long du cou, droit antérieur de la tête, compliqué de l'épine et grand complexus. Quelquefois elle donne une branche appelée artère vertébrale accessoire, qui monte avec l'artère vertébrale dans les trous des vertèbres ou dans des trous particuliers, percés, à côté de ceux-ci, et qui est principalement destinée à fournir des rameaux musculaires et spinaux.

PftipiRATiOK. L'origine de l'artère sous-clavière est à découvert par la préparation indiquée pour la dissection des vaisseaux profonds de la poitrine. Avant que de passer à l'étude spéciale des branches que fournit cette artère , il convient d'observer exactement sa position. A cet effet, on coupe les muscles sterno-cléido-mastoïdien , sterno-hyoïdien et slerno-thyroïdien à leurs attaches inférieures , s'ils ne Vont pas déjà été 9 et on le% replie en haut ; on enlève ensuite la graisse qui enveloppe l'artère sous-clavière, et l'on étudie ses rapports avec les muscles scalènes et le plexus brachial , avec les nerfs vague» diaphragmatique et grand sympathique , la veine sous-clavière , la première côte , la clavicule , la trachée-artère et la plèvre costale.

On passe ensuite à la dissection des branches artérielles. Avant de diviser les veines qui se trouvent devant elles, il faut placer une ligature autour de la veine sous-clavière , couper ce vaisseau en dehors de la ligature, et faire sortir de suite tout le sang qu'il contient, en comprimant sur leur trajet les veines du cou et du bras, et en épongeant ensuite la préparation : de cette manière on se débarrasse une fois pour tontes du sang, dont la sortie continuelle à travers les veines divisées rendrait la préparation plus difficile.

On divise l'articulation sterno-daviculaire ; on sépare le grand pectoral de son attache à la clavicule, afin de le replier en bas et en dehors, et l'on coupe l'attache costale du sous-clavier $ par la, la clavicule est rendue assez mobile pour qu'elle ne puisse plus gêner dans la dissection de l'artère sous-clavière.

On commence par les branches les plus superficielles, par exemple, la cervicale ascendante et la cervicale transverse, que l'on suit dans leur trajet, soit en écartant simplement les muscles entre lesquels elles passent, soit en les coupant en travers. C'est ainsi qu'il faudra le plus souvent séparer le trapèse de son attache à la clavicule, pour le renverser vers le dos , et couper le rhomboïde en travers. On a quelquefois de la peine à distinguer V artère cervicale transverse de la scapulaire transverse , parce que la synonymie de ces artères est fort embrouillée. Ces deux artères sont à peu près parallèles ; mais la cervicale est placée plus haut que la scapulaire. D'ailleurs cette dernière va toujours dans la fosse sur - épineuse. Pour la suivre dans sa marche, il faut séparer le trapèze de son attache a l'épine de l'omoplate, au moins dans ses deux tiers externes , et séparer de même le deltoïde de son attache à cette épine. On coupe ensuite le muscle sur- épineux en travers, sur le trajet de l'artère, on enlève peu à peu la graisse qui en entoure la continuation sous la voûte de l'acromion , on sépare le sous-épineux de la crête de l'omoplate et d'une partie de la base

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de cet os, et on le replie en bas, pour voir la fin de l'artère scapulaire transverse.

La mammaire interne a déjà été disséquée avec les vaisseaux saper* fi ciels et profonds de la poitrine.

Intercostale première. Pour y arriver, on enlève la portion de la première côte qui dépasse en avant l'insertion dn scalène antérieur, oa enlève la plèvre costale , puis on travaille profondément entre la tête de la première côte et l'artère soiis-claviére , à la partie postérieure de laquelle cette artériole prend naissance.

La cervicale profonde est souvent double. Il faut récliner les muscles scalènes entre lesquels elle passe, et souvent couper en travers sur son trajet le scalène postérieur. On la disséquera de même entre les muscles profonds de la nuque.

Vertébrale. Cette artère ne doit être disséquée qu'après tontes les autres branches de la sous-çlavière , parce que, pour arriver jusqu'à elle , il faut détacher le plus près possible des apophyses transverses des vertèbres cervicales, les muscles qui s'y attachent, et les replier en arrière. C'est après avoir enlevé soigneusement les muscles intertransversaires du cou et la graisse placée entre les apophyses transverses, que l'on voit le tronc de la vertébrale monter vers la tête. Pendant cette préparation, il faut ménager les rameaux musculaires qu'elle jette au-dehors. Les inflexions que forme l'artère prés de la première vertèbre, seront mises à découvert en enlevant les muscles grand et petit droits postérieurs, et l'oblique supérieur de la tête. On détache ensuite avec précaution la dure-mère qui tapisse Pos occipital , et l'on enlève par deux traits de scie la portion s qua mineuse de cet os: par là, on voit Pentrée de la vertébrale dans le crâne, et Pon aperçoit bien l'origine de la méningée postérieure , qui est souvent multiple. Il est inutile d'enlever l'extrémité des apophyses transverses des vertèbres cervicales, pour mettre complètement à nu le trajet de la vertébrale, comme on le recommande encore quelquefois.

L'origine des artères spinales antérieure et postérieure se voit sur l'encéphale que l'on a conservé ; mais la suite de ces artères ne peut être vue qu'après avoir ouvert en arrière le canal vertébral , comme noue Pavons indiqué en parlant de la moelle épinière. On remarquera em même temps les artères spinales cervicales , dorsales et lombaires , fournies par les artères vertébrale, intercostales et lombaires, et qui sont renfermées dans les paquets nerveux qui sortent du canal vertébral.

La dissection des artères qui se ramifieot dans le cerveau est trèsfacile ; il suffit de suivre les vaisseaux ,* en écartant les divers lobes de la substance encéphalique, et de diviser au besoin cette dernière sur leur trajet avec le manche du scalpel. On se guidera dans cette dissection d'après les connaissances que Pon a acquises par l'étude du cerveau lui-même.

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