ORGANES GÉNITAUX
reste droite et devient canal déférent Toute cette transformation est très -avancée à la fia du troisième mois, bien que les inflexions de l'épididyme augmentent encore dans le quatrième. On aperçoit au cinquième mois les vésicules séminales qui se sont successivement élevées de l'extrémité des canaux déférens • la prostate, extrêmement petite, paraît à la même époque.
Le volume relatif des testicules ' est très-considérabie dans les premiers temps; mais il diminue dans le courant du quatrième mois ; pas autant, toutefois , que celui des ovaires. L'épididyme est placé en dehors et en arrière du testicule, et le canal déférent descend directement dans le petit bassin. L'extrémité inférieure de l'épididyme et du testicule donne attache à un cordon fibro-celluleux, cylindrique, appelé gouvernail de Hunier, gubernaculum testis. Ce cordon traverse en bas le canal inguinal et se continue avec le tissu cellulaire du scrotum et avec le fascia superficialis abdominal, dont il est un prolongement interne canalicuté. Nous avons vu que le testicule est d'abord placé sur le côté externe du rein; cette position change vers la fin du troisième mois, en sorte qu'il est alors placé au-dessous du rein ; au quatrième mois il est à quelques lignes plus bas que cet organe et touche l'ilion; au sixième mois il est placé plus bas encore sur le muscle psoas; il correspond an septième mois à l'orifice interne du canal inguinal, traverse ce canal dans le courant dn huitième mois, et il est enfin arrivé jusqu'au fond du scrotum â la fin dn neuvième mois lunaire. On explique cette marche du testicule, soit par les contractions successives du gouvernail deHunter, qui l'entraîne après lui, soit, avec quelques anatomistes modernes, par le plus grand développement des parois abdominales; celles-ci étant en effet étendues et poussées en avant par l'accroissement des viscères de l'abdomen, le fascia superficialis est étendu dans la même proportion: or, comme, d'après cette opinion, le gubernaculum testis n'est autre chose qu'un prolongement interne et canaliculé de ce dernier, la tension du fascia réagit sur le gubernaculum, en sorte qu'il est peu à peu tiré au dehors du bas-ventre, afin que sa partie inférieure
1 J. et W. HroiTEft, Ofthe rupture in which the testis is in contact wilh tke intestine; Medic. comment. , pag. 70. Londres, 176?, in-4.°, ayee fig.
J. P. Loutbi* , Recherches et observation» sur la position des testicules dans le bas-ventre du fœtus et sur leur descente dans le scrotum , dans Sciiweicilkuszb., Arch. des accouchemens , 1801, toni. I.*% pag. 2§9-
J. Cloquet, Recherches anstomicpiefl sur les hernies de l'abdomen Paris, ♦817, in-4.% tTtc fij.
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puisse, pour ainsi dire, fournir l'étoffe nécessaire â l'agrandissement dajasciay avec lequel elle se continue immédiatement. Par ce dernier mouvement le gouvernail entraîne en mène temps le testicule auquel il adhère , eti sorte qu'il se renverse peu à peu comme un doigt de gant, et finit par former une de; enveloppes du testicule (le dartos), quand celui-ci s'enfonce dans les bourses. Dans ce trajet le testicule entraîne plusieurs couches fibreuses du pourtour de l'anneau inguinal, et surtout le bord inférieur du muscle oblique interne , qui lui fournit une tunique iriusculeuse (le crémaster). Mais outre ces diverses coufhes, qui forment autant de tuniques au testicule, il faut considérer ses rapports avec le péritoine, qui donnera naissance à sa tunique vaginale. Le péritoine forme un repli vertical, aplati transversalement, de forme triangulaire, dont la base adhère au muscle psoas et dont le sommet renferme le testicule et l'épididyme. Ces organes sont par conséquent tapissés par la séreuse, en avant et sur les côtés, tandis que leur face postérieure correspond à l'intervalle des deux lames qui constituent le repli Le testicule est donc retenu par un* petit mésentère, dont le bord supérieur renferme en outre les vaisseaux spermatiques, la partie moyenne le canal déférent, tandis que le bord inférieur loge le gouvernail de Hunter. Le péritoine adhère fortement au testicule, à l'épididyme et à l'extrémité supérieure du gouvernail, tandis qu'il n'est uni aux parties circpnvoismes que par du tissu cellulaire lâche. Il résulte de cette disposition que le gouvernail venant à se raccourcir, il tire le testicule en bas, et que le péritoine qui recouvre ces parties, continue à conserver avec elles te mêmes rapports, tandis que la laxité de son union avec les autres parties voisines lui permet de céder aux tractions. Le péritoine adhérant fortement à l'extrémité supérieure du gouvernail, cette membrane doit former dans l'intérieur du canal inguinal un* petite poche séreuse, communiquant à travers l'anneau avec la cavité générale du péritoine, dès que le gouvernail s'est retire du bas-ventre. Cette poche précède donc toujours la détente du testicule, lequel y flotte librement, à l'exception* de son bord postérieur, qui est toujours encore retenu par le petit repli mésentérique dont nous avons parlé en premier lieu. Le testicule étant arrivé dans le scrotum , est par conséquent toujours encore tapissé dans la majeure partie de son étendue pat la séreuse qui, de plus, lui fonne une poche communiquant à travers l'anneau avec la grande cavité péritonéale. Cependant bientôt la portion de cette poche qui traverse le canal inguinal se rétrécit et s'ob-
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Jitère à l'époque de la naissance, en sorte que plus tard on trouve le testicule enveloppé dans un sac séreux, qui ne communique plus avec la cavité du péritoine. Ces changement dans la position du testicule en ont entraîné d'autres dans celle de ses vaisseaux et du canal déférent; car tandis que ces parties étaient primitivement très- éloignées les unes des autres, parce quelles se portaient les unes en dedans et les autres en bas, elles se dirigent au contraire toutes en haut quand le testicule, arrivé dans le scrotum, est lui-même venu occuper la position inférieure; en sorte que ces parties sont alors réunies depuis le testicule jusqu'à l'anneau en un faisceau appelé cordon spermatique.
• Au troisième mois , la verge est érigée ; la gouttière de la face inférieure se ferme et se convertit en canal de l'urètre, en sorte que ce canal s'ouvre maintenant à l'extrémité de la verge, tandis qu'il se terminait d'abord à la partie inférieure de sa base. A la fin du quatrième mois la verge s'alonge davantage et se recourbe en bas. Le prépuce parait sous la forme d'un pli annulaire qui entoure le gland, et qui, très-distinct au cinquième mois, acquiert bientôt un développement tel qu'il est impossible de dénuder le gland; cet état du prépuce persiste pendant toute la vie intrautérine. Les deux plis cutanés dont se forme le scrotum , se réunissent sur la ligne médiane dans le cinquième mois, et forment un raphé au point de leur union. Dans le dernier temps de la gestation, chez le fœtus à terme et quelquefois plus tard encore, on trouve une petite lame membraneuse semi-lunaire qui ferme la moitié postérieure de l'orifice de l'urètre, de la mêine manière que l'hymen ferme en partie l'orifice du vagin.
18.° Mamelles. On aperçoit l'endroit qu'occupera le mamelon dès le troisième mois sous forme d'un cercle qui devient peu à peu plus distinct ; mais le mamelon ne fait pas saillie et il n'est indiqué que par les orifices galactophores considérables disposés en cercle. A l'époque de la naissance, les mamelles dans les deux sexes renferment souvent une humeur laiteuse, quoique la glande mammaire ne soit que peu développée. Jusqu'à l'âge de la puberté, ces organes restent rudimentaires dans les deux sexes; mais alors ils se développent considérablement chez les filles.
PiipAEÀTiow. Nous ne pouvons pas nous étendre sur la manière de préparer les organes de l'embryon et du fœtus, les méthodes devant nécessairement varier suivant l'objet que Ton a en vue. On conçoit d'ailleurs qu'il faudra se servir d'instrumens d'autant plus délicats que l'embryon est plus jeune ; et à cet effet on emploiera avec avantage des aiguilles fines montées sur un manche, des aiguiller à cataracte , etc. Si
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l'objet li examiner est très-petit, il est très-avantageux de disséquer sou l'eau. On se sert pour cela de vases larges, à rebords peu. élevés, dus lesquels ou place nue lame en liégt , retenue au fond de l'eau au moyen d'une plaque en plomb, qui y est ûiée par sa face inférieure. ÀuHei de liège on emploie quelquefois des plaques formées par un mélange de cire et de térébenthine de Venise, et coloré en noir avec du noir de fumée. C'est sur ces plaques que Ton fait la .dissection, en y faut avec des épingles les objets a examiner, et en ayant soin de verser use» d'eau pour que le liquide recouvre entièrement la partie sur laqudle on fait des recherches.
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De la manière de faire des préparations de
cabinet.1