Système vasculaïre sanguin. ' Les vaisseaux paraissent
1 Mtc**L, Bejtrige mut BUdmngsgeschicÂte des Herstns umd der Zungeh; jfrchhfir PhjrsioL Tom. II, pag. 402, a?«e fi g. — Journ. compl. du Dict. des sciences m éd. Tom. I, pag. 259.
Rolahso , Mémoire sur la formation do cœur. Journal compl. , tom. XV, k*g. 383 3 et tom. XVI, pag. 34.
KiMAH , Ueher tUn Krtitiauf des Blutés im Kinde wsUhts noch nkht gêtthm* hat. Karlsrahe, 1Ô26, in-4.% arec 6g.
6lft EMBHYOTOMIB.
se développer en mène temps que le système nerveux, mai* leur première formation n'a pas encore pu être observée che* L'embryon humain. Il est toutefois permis de remplir cette lacune en nous guidant d'après l'analogie de l'œuf incubé. Il est en conséquence très-probable qu'il se développe d'abord sur le blastoderme des points sanguins, qui se réunissent peu à peu de manière à former un réseau veineux, lequel s'agrandit bientôt au point de se ramifier sur toute l'étendue du blastoderme» de manière à donner ainsi lieu à la formation de la vésicule ombilicale. De ce réseau se détache ensuite une veine, la veine omphalo-méseniérique, qui se dirige vers l'embryon. Bientôt l'extrémité de cette veine, qui plus tard deviendra le cœur (punctum saliens)9 se recourbe sur elle-même, et se continue avec l'aorte, dont les princi- Eaux rameaux se dirigent de nouveau dans le réseau veineux de i vésicule ombilicale pour former ainsi un cercle vasculaire tout simple.
Telle est à peu près aussi la disposition que l'on rencontre chez l'embryon humain vers la quatrième semaine : le cœur, trèsvolumineux, reçoit une veine cave et donne l'aorte; la première, outre quelques très-petits rameaux venant du corps de l'embryon, est surtout formée par la veine omphalo-mésentérique, venant de la vésicule ombilicale : cette veine, avant de s'unir à la veine cave, se ramifie en grande partie dans le foie, lequel ne parait pas avoir existé dans les premiers temps. L'aorte donne quelques ramuscules au corps et se termine par l'artère omphalo-mésentérique. Les vaisseaux ombilicaux ne se forment qu'un peu plus tard. Dans la sixième semaine, le cœur est sous-divisé en oreillette et en ventricule; dans la septième, il y a deux ventricules, communiquant par une ouverture étroite située à la partie supérieure de la cloison; dans la huitième semaine, ils sont tout-à-fait séparés; en même temps la cloison inter- auriculaire commence à se former. La veine cave est beaucoup plus grosse que l'aorte. Cette dernière, dans la septième semaine, naît encore des deux ventricules; son intérieur présente une cloison continuée de celle des ventricules, qui la sous-divise en deux canaux; dans la huitième semaine, on distingue aussi à l'extérieur la séparation de l'artère primitive en deux canaux, qui sont l'aorte et l'artère pulmonaire, provenant chacune de son ventricule. On aperçoit dans la huitième semaine de petits rameaux que l'artère pulmonaire donne aux poumons.
Dans le troisième mois, le péricarde est bien formé. La moitié droite dn cœur est plus grande que la gauche. Le cœur, qui dans
3YST£ME VASCULAlftE *AI<GCIJf. 6i3
fies premiers temps était vertical, a maintenant sa pointe inclinée à gauche. La valvule de Botal se forme; celle d'Eustache, qui est une continuation de la paroi antérieure de la veine cave inférieure, «st très-grande; elle empêche le sang de la veine cave supérieure d'arriver à l'inférieure et dirige le sang de cette dernière presque en totalité vers le trou ovale. Le sang de la veine cave supérieure ya directement dans le ventricule droit. L'artère pulmonaire monte d'abord directement et s'unit à l'aorte vers le milieu de sa crosse; plus tard elle se recourbe à gauche et s'unit à l'aorte au-dessous de la sous-clavière gauche : elle est réellement l'aorte descendante -qui se termine par les artères ombilicales, lesquelles ne donnent que de petits rameaux aux extrémités inférieures et au bassin.
An quatrième mois, le cœur est encore plus oblique; les oreillettes sont devenues pins minces, et elles ne sont plus supérieures en capacité aux ventricules. Le trou ovale a diminué ; sa valvule le recouvre à moitié. Le sang de la veine cave inférieure ne se porte plus si exclusivement dans l'oreillette gauche; mais la. majeure partie y va toujours, parce que le trou ovale s'est placé juste devant la veine. L'artère pulmonaire augmente, et le canal artériel diminue et se porte directement en arrière. La veine cave inférieure s'est placée plus haut au cinquième mois, en sorte qu'il passe moins de son sang dans le trou ovale. On remarque au sixième mois que le cœur a beaucoup diminué en proportion du corps : il a une forme plus alongée ; les oreillettes sont plus petites en les comparant aux ventricules. A partir de cette époque on ne remarque plus que des changemens peu notables jusqu'au terme de là gestation.
Dans le fœtus à terme, la veine ombilicale, naissant dn placenta, parcourt le cordon ombilical, passe dans le bas- ventre du fœtus , et se dirige le long de sa paroi antérieure vers le sillon longitudinal du foie, où elle donne quelques rameaux à ce viscère. Là elle se divise en deux branches : Tune s'unit à la branche gauche de la veine porte, pour se ramifier avec elle dans le foie; 1 autre continue» sous le nom de canal veineux t à marcher dans le sillon longitudinal pour se jeter dans la veine cave inférieure. Cette veine cave s'ouvre dans le cœur entre les deux oreillettes, de manière, toutefois, à appartenir davantage à l'oreillette droite qu'à l'oreillette gauche; tandis que la disposa tien inverse avait en lieu dans les premiers temps. Mais l'oreillette droite communiquant librement avec la gauche par le trou de Botal» et la valvule d'Eustache étant disposée de manière à changer la direction du sang de la veine cave inférieure, une grande
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partie de son sang entre toujours encore dans l'oreillette gaodte; tandis que le sang de la veine cave supérieure est dirigé par la valvule d'Eustache dans le ventricule droit eu même temps que la
|>artie du sang de l'autre veiné cave qui n a pas pénétré dans 'oreillette gauche. Le sang arrivé dans le ventricule droit passe dans l'artère pulmonaire, qui se termine dans l'aorte par le canal artériel, après avoir donné deux branches aux poumons. Le sang de la veine cave inférieure, quand il est arrivé dans l'oreillette . gauche, passe dans le ventricule gauche et de là dans l'aorte , qui, après avoir fourni ses trois branches ascendantes, s'unit au canal artériel pour former avec lui l'aorte descendante. Cette artère, quand elle est arrivée au bas de la région lombaire, se divise en artères iliaques primitives, qui À leur tour se divisent en deux branches : la plus petite est l'iliaque externe; la plus grande, qui forme la continuation du tronc, est l'artère hypogastrique. Cette artère , après avoir donné les diverses branches que nous lui connaissons , monte sur les côtés. de la vessie, sous le non $ artère ombilicale, et sort par l'ombilic avec l'artère du côté opposé, pour se distribuer dans le placenta, où ses dernières ramifications donnent naissance aux radicules de la veine ombilicale.
6,° Système lymphatique. On ne connaît rien de précis sur l'époque de formation de ce système et sur sa disposition chez le fœtus; seulement est-il certain que les glandes lymphatiques y sont beaucoup moins nombreuses que dans l'adulte , et que beaucoup d'entre elles n'y exigent encore qu'à l'état de plexus, parce que lés vaisseaux qui les constituent ne sont pas encore unis entre eux par du tissu cellulaire serré.
7.° Larynx; trachée-artère; poumons. Les poumons n'entrant en action qu'après la naissance, le foetus a dû être pourvu d'autres organes respiratoires ; et comme le nouvel être est plongé dans des liquides, sa respiration se fait par des organes branchiaux 9 comme chez les' animaux aquatiques. Ces organes sont, 1) les branchies cervicales, qui paraissent dans la troisième semaine sous forme de petites ouvertures placées sur les parties latérales du cou, communiquant avec l'arrière-bouche; dans leur intérieur la muqueuse forme des duplicatures, sur lesquelles se ramifient des branches de l'aorte ; elles disparaissent à 1^ fin de la quatrième semaine ou au commencement de la cinquième; a) Xallantoïde, qui se forme de suite après les branchies cervicales, et qui disparait aussi rapidement qu elles* cofnme pocfce di$-
LARYNX; TfiJUH^r A&t£*K ; VOUMORS. 6l£
tincte, chez l'embryon humain ; 3) le placent* y qui se forme après, et qui persiste pendant toute* la vie fœtale. Nous avons vu, en parlant de Tallantoïde, que le placenta en est à proprement parler une dépendance , et que ces deux organes peuvent être considérés, physiologiquemeui parlant, comme n'en formant qu'un seul.
Le rudiment du larynx parait dans la sixième semaine, mais on n'y distingue les cartilages que dans la semaine suivante. Les cartilages thyroïde et cricoïde se forment de deux parties latérales, qui deviennent peu à peu cartilagineuses: cette réunion est achevée pour le cartilage thyroïde dans le quatrième mois; celle du cartilage cricoïde se fait plus tard; le volume relatif du larynx, qui était très -considérable d'abord, a diminué dans le quatrième mois. Au cinquième, le larynx et la trachée sont remplis de mucus; l'épiglotte est alors encore très-molle. Le larynx est très-petit dans le fœtus â terme et même dans reniant,- il ne se développe complètement qu'à l'époque de la puberté.
La trachée-artère est dans la sixième semaine un filament délicat, aplati; on y aperçoit dans la huitième semaine les ébauches des cerceaux cartilagineux, qui sont mieux formés dans le troisième mois; dans le quatrième, ce conduit à pris une forme cylindrique.
Les poumons sont visibles , dans la sixième semaine, sous forme de petits amas de vésicules; au troisième mois ils sont divisés en lobes par de* scissures profondes, et les lobules sont aussi un peu séparés les uns des autres, ce qui n'a plus lieu dans le mois suivant : alors les poumons ont pris une couleur rougeâtre et ils ont grandi; au, cinquième mois ces organes sont plus rouges encore et plus compactes : caractères qui ont augmenté dans le sixième mois; il est très-difficile alors de les insuffler. lies bronches ont des plaques cartilagineuses. Les poumons ne reçoivent d'abord leur sang que de l'aorte ; ce n'est que plus tard que parais* sent les véritables artères pulmonaires. Dans le fœtus i terme qui n'a pas respiré, les poumons sont* toujours refoulés- vers la colonne vertébrale, compactes, non crépi tans, ne surnageant pas à l'eau. Leur couleur est d'un rouge plus foncé qu'après la naissance.
8.° Glaude TnxnoïnE. La première trace de la glande thyroïde s'aperçoit, vers la sixième ou la septième semaine, sous forme de deux petits corpuscules, qui grandissent peu à peu, en sorte qu'au quatrième mois les parties latérales sont Unpmrsréo-
*1 6 WWBRYOTOMffi.
nies et qne la glande a une forme alongée : son tissu granuleux est alors visible. L'augmentation relative du volume de la glandé a lieu jusque dans le cinquième mois; mais au sixième, ce corpfr cesse de se développer plus fortement que le reste du fœtus, quoiqu'il augmente toujours encore de volume. Peu â peu In glande thyroïde prend une forme plus arrondie. En général , elle est relativement plus développée chez le fœtus que chez l'adulte.
9.° Thymus. Le thymus est un corps glanduleux, irrégulièrement divisé en deux lobes à sa partie supérieure , placé dans la cavité du médiastin antérieur, immédiatement derrière le ster*num et au devant des gros troncs vasculaires de la poitrine : il monte souvent dans le cou jusque la glande thyroïde. Sa couleur est rosée; il est mou, composé de granulations unies entre elles et formant des lobules et des lobes. Ces granulations contiennent une humeur blanchâtre et assez épaisse ; d'ailleurs le thymus n'a pas de conduits excréteurs. Il commence à paraître au troisième mois de la gestation, et bientôt il prend un accroissement considérable jusqu'au moment de la naissance, Depuis cette époque il reste presque stationnaire dans son développement, et à la fin de la première année if commence â diminuer, en sorte qu'on n'en trouve ordinairement plus de traces dans les enfans de douze ans. Les usages du thymus sont inconnus; quelques physiologistes pensent que le suc laiteux qu'il contient est destiné à la nutrition du fœtus, d'autres supposent que cet organe remplace les poumons pendant la vie intra-utérine.
10.° Organe de la vision. Les yeux paraissait être originairement des prolongemens extérieurs des vésicules membraneuses qui occupent la cavité crânienne. Ils sont visibles dans la quatrième semaine sous forme de points noirâtres, recouverts en dehors par la substance muqueuse, qui tient lieu detégumens. La partie de l'œil maintenant formée, semble être la soUrotique avee la cornée, renfermant dans leur intérieur le rudiment du cwiollin. Bientôt des vaisseaux venant à pénétrer dans l'oeil , la rétine et la choroïde se forment. Ces membranes n'existent d'abord qu'à la partie supérieure et externe du globe de l'œil ; pen à peu elles s'étendent plus loin, mais de manière à ce qu'il y subsiste pendant quelque temps une fente longitudinale vers la partie inférieure interne de l'œil. Cette fente finit à son tour par se souder vers la septième semaine. Pendant la formation de la relise et de la choroïde, la gaine membraneuse et creuse
0A6AKES DE LA VISION ET WK l/AUDlTION. 617
Ai nerf optique s'est remplie de substance nerveuse. Le corps vitré apparaît bientôt après. Le cercle ciUaire se forme y ers la sixième semaine, et Ton aperçoit Y iris dans la septième, sous la forme d'un cercle très- étroit, décoloré ; sa couleur noire ne paraît qu'une semaine plus tard, en même temps que le cercle s'élargit. Le cristallin, très-volumineux, qui avait été trouble jusqu'ici , est devenu tout à coup transparent vers la fin du deuxième mois. C'est à la même époque que deux légères saillies indiquent l'apparition des paupières; celles-ci forment des replis distincts dans, la neuvième semaine, et dans la onzième elles sont assez alongées pour qu'elles se touchent et s'accolent; mais elles se réparent de nouveau dans le cinquième mois. Le lac et le sac lacrymaux se forment dans la dixième semaine, les points lacrymaux sont déjà très -développés dans te quatrième mots, et la caroncule, visible dès la fin du deuxième mois, est très-volumineuse au cinquième. Dès le commencement du troisième mois on voit se développer la membrane pupillaire f qui ferme l'ouver* ture de ce nom. Cette membrane est formée d'un tissu cellulaire qui se continue avec la face antérieure et avec la petite circonférence de l'iris, et elle est tapissée en devant par un prolongement de la membrane de Deraours. La membrane pupillaire a d'abord très-peu de consistance, mais elle devient peu à peu plus ferme jusqu'au septième mois lunaire , où elle a acquis son plus grand développement. Passé cette époque ses vaisseaux se flétrissent et la membrane s'amincit et se rompt. Les vaisseaux de la membrane pupillaire ont une disposition rayonnée: ils sont fournis par ceux de l'iris; mais nous ne pensons pas que ses vaisseaux forment plus tard le petit cercle de l'iris, comme le soutient J. Cloqu£T; bien au contraire, il nous a semblé que ce Eetit cercle existe en marne temps que les vaisseaux de la merarane pupillaire; et de plus la pupille est visible sur un iris encore garni de sa membrane pupillaire, que l'on examine par sa face postérieure. Au surplus , cette membrane ne se rompt pas seulement â son centre, d'une manière régulière, par une simple rétraction de ses bords, mais elle se déchire en lambeaux, que l'on voit facilement flotter dans l'œil des fœtus de neuf à dix mois, et qui sont peu à peu résorbés.
11.° Organe de l'audition. V orifice du conduit auditif devient visible après la sixième semaine, et bientôt après un petit bourrelet indique le papillon de l'oreille , qui ne se développe que très-lentement; les éminences du pavillon se dessinent
6lQ EMBftXQTOMlE.
au troisième mois et il s'y dépose un peu de substance artSagi-r neuse ; la conque ne se développe qu'au, cinquième mois, et le lobule au sixième. Le conduit auditif est très-court, sa portion osseuse n'étant formée que par un ample cercle osseux» en sorte que la membrane du tympan est presque à fleur d» tète; ce n'est qu'après la naissance que le conduit auditif osseux commence à se former réellement; un bouchon cérumineux ferme le conduit au troisième mois. Le cadre du tympan, cartilagineux , se forme dans la huitième semaine; il commence à s'ossifier au troisième mois et il l'est complètement au quatrième; dans le mois suivant il se soude au rocher. La cavité du tympan est très-petite, et les cellules mastoïdiennes manquent, parce que l'apophyse qui les renferme ne commence à se développer qu'après la naissance; Les osselets de l'ouïe existent déjà à l'état cartilagineux, an commencement du troisième mois, et leur ossification commence dans la douzième semaine, en sorte qu'ils sont formés bien avant la naissance; leur substance, chez le fœtus à terme, est toutefois encore moins compacte que chez l'adulte, ils sont un peu plus petits et leurs apophyses surtout sont plus grêles. Le rocher est encore cartilagineux dans le troisième mois; on aperçoit déjà alors les canaux qui le traversent, et les membranes qui les revêtent intérieurement sont entièrement formées. La substance du rocher est encore distincte de celle du labyrinthe dans le fœtus à terme; la première est spongieuse, l'autre est dure, lisse et séparée de la substance du rocher qui l'entoure, par des cellules osseuses très-fines. La substance du rocher commence à s'ossifier vers la fin du troisième mois. Le labyrinthe , à cette époque, est en partie cartilagineux et en partie formé d'une membrane épaisse. On aperçoit dans la douzième semaine des points d'ossification près de la fenêtre ronde, et aux canaux demi-circulaires verticaux. Le limaçon est ossifié au quatrième mois, et le canal demi-circulaire horizontal l'est au cinquième. Au septième mois, l'ossification de l'organe de l'ouïe est complète. Le nerf acoustique est d'abord un prolongement creux du quatrième ventricule; la cavité du nerf se ferme bientôt à l'endroit qui correspond à la moelle alongée, en sorte qu'il subsiste à l'autre extrémité une cavité isolée, qui se transforme en membranes nerveuses du 1*» byrinthe.
12.° Organe de l odorat. Les narines paraissent dans la septième semaine, et le nez commence à faire une petite saillie dans la huitième; mais en général il rfcste très-petit pendant tonte
KEX; VEAU; WiSU ÇEiLULAI&E. £19
k vie fœtale, et même dans les premières années de la vie de l'enfant. Au troisième mois» les narines sont trèarécartées, à canse de la grande épaisseur de la cloison du nez, et elles sont fermées par un bouchon membraneux. Les fosses nasales, d'abord très* petites et qui avaient été réunies à la cavité de la bouche,, s'en sont séparées dans le courant du troisième mois. Le premier point d'ossification des os propres du nez parait dans la douzième se* inaine, et le vomer s'ossifie au quatrième mois; c'est alors aussi que se forment les ailes du nez. L'ossification de Yethmoïde et des cornets se fait au cinquième mois, en même temps que les narines s'ouvrent de nouveau. Au sixième mois l'épaisseur de la cloison des narines a beaucoup diminué.
Les nerfs olfactifs ne sont d'abord que des prolongemens creux des hémisphères cérébraux ; Jeçr cavité se continue avec celle des ventricules latéraux; elle a disparu au huitième mois.
13.° Peau ; tissu cellulaire. Dès le troisième mois on commence à apercevoir la peau, qui, à * cette époque, est ex* trèmement mince, molle, transparente, semblable à une membrane muqueuse : elle ne parait pas alors être recouverte à' épiderme; celui-ci n'est bien visible aux mains et aux pieds qu'au septième mois, et bientôt après sur le reste du corps. Les ongles commencent à paraître à quatre mois et demi; mais ils sont en? core membraneux; au sixième mois ils sont plus cornés, mais mous, et ce n'est qu'au huitième mois lunaire qu'ils acquièrent de la dureté. Au cinquième mois on remarque au cuir chevelu , aux sourcils et aux paupières de petites élévations percées d'oùyertures par où passeront les poils dans le mois suivant C'est aussi dans le sixième mois que toute la peau se recouvre d'un duvet, qui tombe ordinairement pendant le dernier mois de la grossesse ou peu après la naissance. Ce n'est que vers le neu-» yième mois que la peau perd sa transparence, quoiqu'elle soit encore plus mince et plus vasculeuse qu'après la naissance. A partir du sixième mois la peau se recouvre d'un enduit , d'abord muquenx , mais qui devient peu à peu plus tenace et qui est connu sous, le nom de vernis caséeux.
Le tissu cellulaire du fœtus est mou, transparent, rempli de sérosité dans les, premiers temps de la formation; ce n'est que vers le sixième mois qu'il commence à s'y déposer de la graisse, en sorte que les formes du fœtus deviennent d'autant plus arrondies qu'on se rapproche davantage du terme normal de la gestation.
éao EMMTOTOM1*
14 * OiOAins M la dioestiok. a La bouche et le m forment d'abord une seule cavité fermée. L'ouverture buccale se forme dans la sixième semaine et elle grandit très-prompteneat Les lèvres commencent à paraître dans la huitième semaine sois forme de petits replis; la supérieure, par l'alongement successif de trois papilles, une moyenne et deux latérales; l'inférieure, an moyen de deux papilles. Dans la neuvième semaine la bouche est largement béante et la langue en sort ; mais les lèvres continuant 4 s'accroître, elles ferment la bouche dans la dounème semaine. Dans le courant du cinquième mois la bouche diminue en grandeur et elle s'entr'ouvre. Vers la fin du deuxième mois, la bouche se sépare du net par la formation de la voûte palatin* et du voile du palais , qui croissent d'avant en arrière et de dehors en dedans vers la ligne médiane; leur formation est achevée dans la dixième semaine. La langue parait dans la septième semaine et grandit rapidement; l'os hyoïde est visible dans la neuvième semaine. Dans le troisième mois on aperçoit les glandes solidaires sous forme de vésicules qui sont groupées sur des canaux ramifiés dont le tronc part de la muqueuse buccale.
La formation du tube digestif est due à un étranglement qii s'établit dans la vésicule ombilicale, en sorte que cette vésicule est alors sous-divisée en deux loges : celle qui tient à l'enibryoa se convertit en canal intestinal ; celle qui en est éloignée conserve le nom de vésicule ombilicale, et Je point étranglé s'oblitère bientôt
forme vers son union avec la vésicule ombilicale, avec laquelle il communique par un canal court et étroit. Dès la cinquième semaine ce canal s'est oblitéré. Il y a un mésentère, et le coecua est visible en rudiment. Le tube digestif est alors en grande partie contenu dans le cordon ombilical, dont l'extrémité atteint é l'embryon est creuse, évasée, et directement continuée avec les parois abdominales. Dans le courant du deuxième mois, Ti* testin commence à se retirer vers la cavité abdominale, en même temps que la vésicule ombilicale s'éloigne en sens opposé. L'estomac, dont la direction est toujours verticale, est un peu phtt
1 Mbcul, BUdmngsgêsckickte des IMrmkmnaU; jirchitfir FkysM. Ton. M? if. S,
Rolawdo, Sur lt formation du canal alimentaire pendent, etc. Journal compl. , tom. XVI, pag. 53.
Rolawdo, Sur la formation du canal alimentaire et des tiacèret qui en °**
ORGANES DE IA DIOBSTIOlt. 6ai
gros que l'intestin grêle ; ce dernier forme quelques circonvolutions: le gros intestin, dont le calibre ne surpasse pas encore celui de l'intestin grêle, est tout droit Le cœcnm s'est développé davantage. L'anus n'est qu'une fossette borgne dans la septième semaine; il s'ouvre de suite après. Dans le troisième mois, l'estomac se place plus transversalement t l'extrémité cardiaque .se forme et la petite courbure se dessine. Le duodénum est trèslarge et mal séparé de l'estomac. L'intestin grêle forme au commencement du mois plusieurs circonvolutions en spirale; dans la dixième semaine il est tout-à-fait logé dans l'abdomen, dont il occupe la partie moyenne et gauche; son extrémité intérieure, plus rétrécie, est mvaginée dans le commencement du gros intestin, ce qui donne lieu à la formation de la valvule du colon» L'iléon contient du méconiuro. L'appendice vermiforme, d'abord aussi gros que l'intestin grêle, se forme dans la dixième semaine. Le calibre du gros intestin a un peu augmenté dans sa moitié supérieure; vers la dixième semaine il se porte d'abord transversalement à gauche, puis en bas : ce n'est qu'à la fin du mois qu'il commence à se courber en haut A la même époque on voit la muqueuse intestinale former des plis et des villosités. L'anus forme une ouverture arrondie, béante, placée immédiatement derrière l'orifice génito-urinaire; mais le coccyx se portant ensuite en arrière, l'anus, tiré dans le même sens, forme une fente longitudinale, et le périnée se développe au devant de lui. Au quatrième mois, l'estomac est tout*a-ftft transversal et son extrémité cardiaque très-arrondie. Le pylore se forme. L'intestin grêle acquiert un calibre plus uniforme. Le duodénum a beaucoup de villosités, mais pas encore de valvules conniventes. L'appendice vermiforme devient plus grêle. Le cœcum se fixe et le colon ascendant est formé. Le rectum se plisse en long. Dans le cinquième mois, l'estomac a des rides et des villosités, et le duodénum est rempli de valvules conniventes. Les villosités de l'extrémité inférieure de l'intestin grêle et celles du gros intestin deviennent plus petites que celles de la partie supérieure. On remarque des cellules au colon transverse, et plus tard elles se développent sur le reste du colon. La courbure iliaque du colon se forme L'anus est resserré. Le tube digestif a maintenant à peu près la forme qu'il conservera pendant toute la vie; il convient toutefois de faire remarquer, que chez le fœtus à terme encore, l'S romain du colon forme des inflexions plus considérables, et que le cœcum et l'appendice vermiforme, pris ensemble, ont la figure d'un cène dont la base répond au premier et le sommet au second.
6a 1 EMBRYOTOlWtlî. »
Le Joie est originairement formé par une ramification de la cavité de l'intestin qui pousse vers l'extérieur et dont les divisions sont aussitôt réunies par de la matière animale ; la consistance de cette glande est toutefois tris- peu considérable dans les premier» temps. On aperçoit le foie dès te premier mois; son volume relatif est alors énorme, car il pèse le tiers du corps entier. Peu 4 peu ce volume relatif diminue, bien que le foie continue à grandir beaucoup. II est d'abord également étendu des deux côtés do ventre ; mais dans le quatrième mois il s'étend moins à gauche, parce que le lobe de ce côté s'accroît moins rapidement; mais i droite il descend encore presque jusqu'à la crête iliaque. Au sixième mois le foie remonte davantage et soulève le diaphragme; son lobe droit ne descend plus si bas. La vésicule biliaire apparaît au deuxième ou au troisième mois sous la forme d'un canal, qui n'est d'abord qu'un appendice borgne du conduit excréteur du foie et qui. ne se dilate que plus tard. Elle contient du mucns incolore au quatrième mois, et du mucus verdàtre dans le mois Suivant. Lés orifices dés conduits cholédoque et pancréatique dans le duodénum sont distans d'une ligne et proéminent sous forme de mamelons dans le quatrième mois; au sixième mois, la distance de ces orifices a beaucoup diminué, ainsi que leur saillie. Chez le fœtus à terme la vésicule est davantage enfoncée dans la substance du foie que chez l'adulte.
On aperçoit le pancréas au commencement du troisième mois; il est d'abord vertical, mais il change de position avec l'estomac. Au quatrième mois, il forme une masse plus unie par le rapprochement de ses granulations; son canal est très-large. Cette glande, dont le volume était d'abord relativement très- considérable, diminue en proportion â partir du sixième mois.
La rate apparaît dans la dixième semaine; elle est très-petite et blanchâtre : elle s'accroît lentement et ne prend qu'assez tard sa couleur foncée; même chez le foetus à terme elle est relativement beaucoup plus petite que chez l'adulte.
15.° Corps de Wolfp. ■ On donne ce nom à deux organes, un de chaque côté, situés le long de la face antérieure de » colonne vertébrale, et n'existant, chez l'homme et les maronnl*1** du moins, que dans les tout premiers temps de la vie embryonnaire. Ces corps de Wolff paraissent avant les reins et les organes
1 J. Mullir, Bildungsgeschiehte der Genitûlien^ etc. Rûsseldorf, l&°* 4.\ t?ee fi g.
corps «de woLf*; orcaHes urihaihe*. 6a 3
génitaux ; ils ont acquis leur plus grand développement quand ceux-ci se forment; mais bientôt après ils diminuent eh volume relatif , bien qu'ils s'accroissent pendant quelque temps encore; plus tard ils se flétrissent Ces corps sont relativement très-volunrineux ; ils ont une forme alongée et ils se composent d'une grande quantité de petits conduits borgnes, parallèles, qui s'ouvrent à angle droit dans un conduit excréteur très-large, lequel s'abouche à côté de celui du côté opposé dans le sinus uro-génital commun. Les corps de Wolff sont déjà extrêmement petits et sur leur déclin cbez les embryons humains de huit semaines : cependant on en trouve ordinairement encore des traces après la naissance dans le sexe féminin, où on les rencontre dans les Kgamens larges de la matrice. Les usages des corps de Wolff sont totalement inconnus ; mais leur structure démontre que ce «ont des organes sécréteurs, et leur grand volume semble indiquer leur importance dans les premiers temps dé la vie.
16.° Organes urinaires. Les capsules surrénales sont visibles, dans la septième semaine, è la partie supérieure et interne des corps de Wolff Elles sont très-volumineuses, mais leurs contours ne sont pas encore bien dessinés. Dans la neuvième semaine elles sont bien formées, deux fois plus grandes que les reins, et elles se touchent par leurs extrémités inférieures, lesquelles ne tardent pas à s'écarter. Les capsules surrénales sont alors formées d'un tissu granuleux, qui est devenu moins distinct dans le quatrième mois: leur volume relatif a diminué peu à peu, en sorte qu'à cette époque les reins les égalent en grandeur ; elles n'en forment plus que le tiers dans le fœtus à terme, et chez l'adulte elles se sont flétries au point que les reins les surpassent vingt à trente Ibis en volume. C'est à partir du sixième mois que la surface des capsules surrénales est rendue inégale par des scissures profondes et que l'on rencontre dans leur intérieur un liquidé brunâtre.
Les reins paraissent également dans la septième semaine â la partie supérieure interne des corps de Wolff. Ils sont d'abord extrêmement petits et entièrement cachés derrière les capsules surrénales. Nous avons vu, en parlant de ces dernières, comment leur volume relatif change en rapport inverse avec celui des reins. Les reins ont d'abord une structure granuleuse et ce n'est qu'à la fin du troisième mois qu'on les voit composés de sept à huit lobules séparés, correspondant aux cônes que forme la substance tubuleuse, mais qui commencent à s'unir entre eux au quatrième mois, en sorte qu'au sixième mois ils ne sont plus
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sépares qu'à la surface; disposition qui ne s'efface entièrement qu'après la naissance.
Les uretères, qui sont visibles à la même époque que les mas et qui sont d'abord extrêmement gros, se terminent dans \tsim uro- génital commun, cavité à laquelle aboutissent à la fois les uretères, les conduits excréteurs des corps de Wolff et des orgue» de la génération, ainsi que l'extrémité inférieure de l'intestin, et de la partie antérieure de laquelle s'élève l'ouraque, qui n'est autre chose que le col de l'allantoïde. Cette cavité subit peu i peu des transformations importantes. Il s'y établit d'aberd une cloison transversale, rudiment du périnée, et qui sépare ainsi l'intestin du sinus uro-génital, lequel est maintenant fermé et arrière. Les nouveaux changeraens qui surviennent diffèrent seld le sexe. Chez l'embryon femelle, l'ouraque avec la portion du sinus uro-génital où s'abouchent les uretères, se sépare dusinns commun, en ce que son point d'insertion, qui se rétrécit de plis en plus, se porte toujours davantage en avant Ce rétrécissement du point d'insertion de Touraque coïncide avec la dilatation de la portion de ce canal placée au-dessus, ce qui donne lieu, dans la huitième semaine , à la formation du canal de T urètre et de la vessie. Cette dernière a long-temps encore l'air d'une simple dilatation alongée de Touraque, qui ne devient plus arrondie qu'an troisième et au quatrième mois, en se limitant en bas et en haut Dans ce dernier point elle se sépare enfin entièrement de l'o* taque, qui, encore ouvert jusqu'à l'ombilic au troisième mois9 s'oblitère complètement après le quatrième ; mais même chex le fœtus à terme la vessie est encore un peu conique et placée plu* haut que chez l'adulte. La vessie, d'abord vide, contient au Quatrième mois du mucus, qui est remplacé par de l'urine au cinquième mois. Chez l'embryon mâle les rapports sont. un pe* différens : le conduit étendu entre la vessie et l'orifice uro-géniw» conduit qui n'est autre chose que le canal de l'urètre , reste le canal principal , dans lequel s'ouvrent les conduits excréteurs rétrécis des organes génitaux, tandis que chez la femme les toi** urinaires et génitales se séparent peu à peu complètement
17.* Organes génitaux. On aperçoit dans la septième semaine, sur le côté interne du corps de Wolff, au-dessous de la capsule surrénale et sur la partie externe et antérieure du rem» un corps alongé qui est le germe du testicule ou de Xovaire% <*J il est impossible alors de reconnaître le sexe. Le long du bow externe du corps de Wolff, on trouve un conduit qui $'ouy*e *
ORGANES GENITAUX. Ù2$
bas dans le canal excréteur de ce corps , lequel canal est d'ailleurs beaucoup plus gros que le premier. C'est ce conduit qui , suivant le sexe, deviendra soit épididyme soit trompe de Fallope. On aperçoit en outre à la même époque, ou peu de temps après, un faisceau fibreux qui, partant de l'anneau inguinal, se fixe à l'extrémité inférieure du conduit qui longe le bord externe du corps de Wolff; ce faisceau deviendra soit gouvernail de Hunier, soit ligament rond de la matrice , et la partie du conduit située au-dessous de l'insertion du faisceau, formera, selon le sexe, le canal déférent ou bien la corne de la matrice. Nous avons déjà fait remarquer que les organes génitaux s'ouvrent d'abord , sans distinction de sexe, dans Te sinus ùro-génital. Quant aux parties externes, on aperçoit dès la sixième semaine, au-dessous deTombilic et au devant de l'orifice uro-génital, une papille qui se transformera en verge ou en clitoris , et qui , dans la septième semaine, se creuse d'une gouttière à sa face inférieure. Un pli cutané, que l'on aperçoit des deux côtés au-dessous de cette papille, donnera naissance au scrotum ou aux grandes lèvres. Nous entrerons dans quelques détails sur ces diverses transformations, en parlant des organes individuels.
Les ovaires ont au commencement une structure en grappe, qu'ils perdent dans le quatrième mois ; leur volume relatif, qui d'abord avait été très-considérable, diminue à partir de la même époque. Dès le troisième mois ils ont commencé à descendre, en sorte qu'au quatrième mois ils sont déjà placés à quelques lignes au-dessous des reins, et qu'on les trouve dans le bassin dans le courant du cinquième ou du sixième mois.
Les trompes de Fallope résultent de l'évolution du canal qui longe le bord externe du corps de Wolff. Leur extrémité supérieure, fermée, d'abord très-rapprochée de l'ovaire, s'en sépare dans le troisième mois en devenant plus épaisse, et elle s'ouvre dans le quatrième, en même temps que le canal commence à décrire quelques inflexions; changemens qui sont encore plus prononcés dans le mois suivant. Au sixième mois le pavillon de la trompe est garni de larges franges.
La matrice n'existe pas encore comme cavité distincte du sinus uro-génital, avant la fin du deuxième mois,* mais alors il s'élève de la partie toute supérieure du sinus un prolongement médian sur lequel les trompes sont implantées, et c'est ce prolongement qui est la matrice, tandis que le reste du sinus se transforme en vagin, La partie des trompes de Fallope étendue entre leur insertion dans la matrice' et l'attache du ligament rond, grossit
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dans le courant du troisième mois, ainsi que le corps de la matrice elle-même, en sorte que cet ojrgane est alors surmonté de deux longues co?mes9 â l'extrémité desquelles s'attachent les ligamens ronds. Ces cornes disparaissent au quatrième mois, en se confondant avec le fond de la matrice, dont le bord supérieur, encore concave alors, ne devient convexe qu'au sixième mois, après avoir été droit dans le cinquième ; époque à laquelle ht matrice, d'abord placée plus haut, descend dans le petit bassin. Les cornes de la matrice rentrant dans le fond de cet organe, les ligamens ronds, qui d'abord s étaient insérés à l'extrémité des cornes, s'attachent maintenant à la matrice elle-même, sans avoir changé de rapports.
Le .vagin a d'abord le calibre de l'utérus ; mais il commence à se rétrécir dans le courant du troisième mois. Très-alongé à cause de la position élevée de l'utérus, il se raccourcit dans le cinquième mois, quand ce dernier organe descend, et ses rides intérieures paraissent, ainsi que \hymen% qui se forme de deux plis latéraux.
Le clitoris est trètf-long et saillant jusqu'à la fin du troisième mois, époque à laquelle il grandit moins rapidement que les tégumens qui l'entourent, en sorte qu'au quatrième mois cet organe est retiré et recouvert d'un prépuce ; les bords de la gouttière que l'on avait remarquée à la face inférieure du clitoris, se sont alongés et transformés en nymphes. Ap cinquième mois h clitoris se recourbe en bas et il est caché par les nymphes au sixième mois. Les grandes lèvres, qui, au troisième mois, sont encore très-peu développées, augmentent peu à peu de volume, en sorte qu'elles cachent plus tard le clitoris et les petites lèvres. Le pénil se voûte au cinquième mois.
La formation de ïépididyme est due aux changemens qui ont lieu dans le conduit qui longe le bord externe du corps de Wolff. L'extrémité supérieure de ce conduit , qui d'abord n'avait aucune connexion immédiate avec le testicule, s'unit aux vaisseaux efférens qui sortent de ce dernier ; c'est des inflexions de plus en plus nombreuses de ces parties que résulte la tète de l'épididyme. La formation du corps de l'épididyme est également due à de nombreuses inflexions de la partie du conduit qui s'étend jusqu'à l'insertion du gouvernail de Hunter, et la partie à laquelle s'attache ce dernier, prend le nom de queue de l'épididyme; enfin, l'extrémité du conduit, à partir du point d'insertion du gouvernail, ainsi que le canal excréteur du corps de Wolff, jusqu'à sa terminaison dans le sinus uro-génital, devenu lui-même canal de l'urètre,