‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 26 sur 297 · ANATOMIE GÉH&AU DES OS ET DES UGAMENS · texte numérisé non relu

ANATOMIE GÉH&AU DES OS ET DES UGAMENS

ieor même des os , et elles en sortent ordinairement par cett* multitude de petits trous innommés qu'on remarque sur differens points de leur étendue. Dans les os de la tète, les veines ont une forme arborescente; on les voit quelquefois traverser les sutures pour passer d'un os à un autre. Dans les corps des vertèbres elles forment une petite arcade à convexité antérieure, et dont les extrémités correspondent aux petits trous que l'on remarque i h face postérieure du corps de l'os; de la convexité de cette arcade partent en rayonnant plusieurs branches, qui se portent vers la partie antérieure de la vertèbre. D'après les recherches récentes faites i ce sujet, il semblerait qu'un grand nombre de cellules de la substance spongieuse des os serait en communication directe avec ces veines.

Cest en vain que par les moyens qui nous sont connus jusqu'à présent l'on rechercherait des vaisseaux lymphatiques dans tes a*; ces vaisseaux y sont apparemment et trop ténus et trop garnis de valvules, pour qu'on puisse les y découvrir. Mais on obtient quelquefois par l'effet du hasard ce que Ton n'a pas pu trouver par les recherches les plus assidues; car il est arrivé plusieurs fois qu'en injectant des vaisseaux lymphatiques, les valvules de ceux qui sortent des os se sont laissé forcer; c'est ainsi fie CftuiKSHAHK et Sœmmeabikc les ont vus remplis de mercure.

On n'a Jamais pu suivre des nerfs dans l'intérieur des os ; aussi, /3s en possèdent, comme les phénomènes morbides de ces organes ne permettent pas d'en douter, ne sont-ce que des rameaux extrêmement fins, qui y pénètrent en entourant de leurs plexus les vaisseaux nourriciers.

PiépAtATio*. On examine les artères des os sur un sujet parfaitement injecté. Si Ton vent faire use injection spéciale des os cPun seul membre, on fait bien d'envelopper celui-ci dans tonte sa longueur de tours de fendes asses serrées pour refouler l'injection vers les parties profondes, -sans cependant en intercepter le cours; l'injection se fait alors par Partere principale du membre. Quoi qu'il en soit, on recherché Pariées nourricière de l'os, et pour cela on choisit un de ceux dont l'artère présente un volume considérable, par exemple le tibia, le Jemnr ou l'os et» fies. L'artère étant trouvée, on débarrasse l'os de toettes les parties molles qni l'entourent, à l'exception du périoste, qui. êWt rester intact. On pratique sur les os longs une section longitudinale, en ayant soin de laisser renfermée l'artère nourricière dans une des moitiés de l'os, puis on lave la préparation et l'on tache d'enlever pen à peu la moelle au mojen d'une petite brosse servant a peindre à Pnoile- Une macération peu prolongée dans une eau légèrement alcaline, permet ordinairement d'enlever le reste de la moelle, surtout si fou fait dans la substance spongieuse des injections alcalines au moyen

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«Tune petite seringue. Taat que les os sont encore humides et qu'il* conservent par là on peu de transparence, les vaisseaux qui rampent dans leur substance sont assez visibles; mais on ne les distingue plus que difficilement, dès que les os sont secs et qu'ils ont pris de la blancheur. Il faut, pour remédier a cet inconvénient, les plonger dans de l'acide hydrochlorique ftès-étendu, afin de rendre les os transparena par la dissolution du phosphate calcaire. Nous reviendrons sur oet objet en parlant de la manière de faife des préparations de cabinet. Pour bien connaître le trajet de l'artère nourricière des os, il est utile de pratiquer sur les os longs injectés des coupes transversales; ou bien on ouvre avec le ciseau le canal que parcourt l'artère nourricière , ce qui peut très-bien se faire sur des os secs.

Pour, découvrir les artères des os larges et courts, il faut suivre l'artère nourricière dans leur intérieur, en enlevant Pune des tables de l'os avec le ciseau ou bien avec la râpe,

Les veines des os et les canaux veineux qui les renferment ne peu-* vent bien être vus que sur des os de vieillards. On se sert à cet effet d'os frais, pris sur nn oadavre dont les veines ont été injectées par les procédés ordinaires, ou même simplement d'os gorgés de sang que Von a fait coaguler par une immersion dans l'acide hydrochlorique pendant vingts quatre heures : quelquefois on prend des os secs. Si l'on a un cadavre iojecté, on découvre les veines des os du crâne, eu .disséquant d'abord celles qui rampent dans le péricrane, et en recherchant spécialement les veines émissaires qui traversent les trous pariétaux , condyloïdiens postérieurs et mastoïdiens; on suit ces veines dans l'intérieur des os, en enlevant la table externe avec le ciseau on la râpe. Sur les os secs on commence de suite à enlever la table externe da crâne avec une râpe, après avoir (Ué la tête dans un étau. Dès que l'on est arrivé au diploe, on ne tarde, pas à voir cette substance spongieuse parcourue par des canaux larges d'une ligne environ , irréguliers» criblés de trous, se confondant par leurs extrémités avec les cellules de la substance diploïqne. Quand on a trouvé un de ces canaux, on en suit la direction, que l'on peut ordinairement connattre d'avance, en y introduisant une soie de porc; de cette manière on dépouille peu à peu le crâne de la table externe. On peut quelquefois apercevoir des veines dans l'intérieur des os du crâne, en plaçant nne calotte fraîche et translucide entre l'œil et le jour, mais il faut que la dure -mère et le péricrane soient enlevés; on reconnaît alors facilement les veines a leur volume et k leur disposition arborisée. Comme on reconnaît par là d'avance leur direction , qui n'a d'ailleurs rien de constant, il est facile de les mettre à découvert.

Pour mettre en évideoce les veines des vertèbres, quelques anatomistes conseillent de diviser ces os sur la ligne médiane ; mais nous préférons le procédé que suivent d'autres anatomistes, et qui consiste» •oit à diviser les vertèbres par une section horizontale au niveau des trous les plus volumineux que l'on remarque à la partie postérieure du corps de ces os , .soit a enlever peu à peu avec la râpe des couches horisontales du corps des vertèbres, jusqu'à ce qu'on soit parvenu à un des canaux qui les parcourent, et à suivre ensuite ce canal, soit avec Ufrâpe, soit avec le cbeau.

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Les canaux reineux du sacrum, de l'os des lies» du sternum, seront recherchés par des procédés analogues j cens des os longs seront préparés de la même manière , mais ils sont très-petits , et leur préparation est difficile à cause de la dureté des os.

5.° Cartilages. Les cartilages sont des organes blancs, nacrés, demi -transpar eus, très -élastiques,* après les os ce sont les parties les plus dures du corps. On en connaît de plusieurs espèces: les ans recouvrent les surfaces articulaires mobiles ; on les appelle cartilages diurUirodiaux. Ce sont des lames larges et minces, dont la surface libre est extrêmement lisse pour rendre les mouremens pins faciles ; ils se composent de fibres perpendiculaires i la surface de Fos sur lequel ils sont placés; cette apparence fibreuse s'évanouit toutefois sous le microscope.: là le tissu cartilagineux apparaît composé par une foule de globules disposés sans régularité; l'aspect fibreux, visible à l'œil nu, n'est donc dû qu'à un assemblage en faisceaux de ce tissu globuleux irrégulier. Ces cartilages ne sont recouverts que par la membrane synoviale, le périoste n'arrivant pas jusqu'à l'extrémité articulaire des os. D'autres cartilages, par exemple ceux des côtes, sont trèsaloigés, leur structure est plutôt lamelleuse que fibreuse; ces lames sont ovalaires, comme l'est Faire de la coupe transversale des cartilages; la longueur de ces derniers résulte de la série de ces plaques empilées les unes sur les autres. Les cartilages costaux sont entourés d'une membrane fibreuse, appelée périchonr are, et qui est immédiatement continuée du périoste. Les cartilages du nez, ceux du larynx, etc., ont une structure analogue i celle des cartilages costaux; mais nous n'avons pas à nous en occuper ici. Enfin, on remarque des lames cartilagineuses trèsminces entre les os qui sont articulés d'une manière immobile, par exemple ceux du crâne; on les a nommées cartilages synartkrodiaux : ces cartilages tiennent fortement aux deux os entre lesquels ils sont placés, et ils concourent par conséquent à les fixer d'une manière solide.

Chez les adultes les cartilages ont peu de vaisseaux, au moins les injections s'arrêtent- elles ordinairement à leur surface sans pénétrer dans leur intérieur; j'ai toutefois réussi à injecter les cartilages costaux. L'analyse chimique y démontre de l'albumine, de l'eau et un peu de phosphate de chaux.

PtipABATiox. On étudie la forme et les différens degrés d'épaisseur de» cartilages diartbrodiaux , en pratiquant diverses coupes sur les extrémités osseuses qu'ils recouvrent. On s'assure de leur structure fbreuse en sciant longitudinalement un bout d'os, recouvert de son cartilage, jusqu'à prés dt son extrémité, et en achevant ensuite la

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division de l'os en faisant sur les denx fragmens des trierions en sens opposé, de manière a ce que le cartilage soit déchiré; les fibres sont très-apparentes à l'endroit de la division. La section de l'os lui-même ne pourra être facilement achevée -dans un étau; on y parvient plus aisément en fixant une scie à arbre entre le mur et la poitrine, les dents de la scie étant dirigées en haut, et en faisant ensuite agir l'os sur la scie; mais il n'est pas inutile peut-être d'ajouter qu'il faut user de précaution pour ne pas se blesser les mains.

La structure fibreuse des cartilages peut encore être démontrée en les traitant par un acide affaibli ou en les soumettant pendant six mois à la macération. Il y a des cartilages qui prennent par ces procédés un aspect plutôt lamelleux que fibreux,, par exemple ceux des côtes-, qui se divisent en plaques ovales, séparées par des lignes circulaires ou spirales. On hâte et on rend plus apparente cette séparation en fibres ou en lames, si l'on fait dessécher un cartilage qui a été long* temps soumis à la macération.

La disposition des cartilages synarthrodiaux sera étudiée sur les os du crâne, par exemple dans la suture écaille use du temporal, sur laquelle on fait une coupe en profil, ou que l'on tache de disjoindre.de vive force après l'avoir soumise pendant quelque temps à. la macération.

6.° Fibro-cartilages. Les fibro-cartilages ont, comme leur nom l'indique, une structure fibreuse,- les fibres qui les composent , examinées au microscope , sont les unes parallèles entre elles, lisses, semblables à celles des ligamens; les autres entortillées, rugueuses à l'extérieur, peut-être composées de globules. Les fibro-cartilages sont blancs, très-denses, très -tenaces, trèsélastiques. Il y en a qui sont libres par leurs deux faces, tels que ceux que Ton trouve dans plusieurs articulations; les plus forts sont les cartilages semi-lunaires, placés dans l'articulation fémorcrtibiale, dont ils servent à faciliter et à assurer les mouvemeas. D'autres fibro-cartilages sont adhérens par leurs deux faces, par exemple entre les corps des vertèbres (les cartilages intervertébraux), où ils font l'office de ligamens. Ces derniers sont remarquables en ce qu'ijs sont beaucoup plus denses vers leur circonférence que vers leur centre. Les fibro-cartilages reçoivent pea de vaisseaux.

Préparation. La structure de ces corps peut être étudiée par différente» coupes que Ton y pratique; on parvient à séparer leurs fibre* en les soumettant très -longtemps à la* macération. Pour étudier les fibro-cartilages interarticulaires, on choisira ceux qui se trouvent entre le fémur et le tibia. Les fibro-cartilages intervertébraux seront de préférence étudiés dans la région dorsale on lombaire ; a cet effet on sépare deux vertèbres en coupant dans la substance fibreuse qui les unit: en examinant la surface des sections, on observera la disposition ci reculai re des fibres, ainsi que le peu de consistance de cette substance vers le centre.

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7.* Articulations. On appelle ainsi la jonction de deux on de phisienrs os qui se touchent dans une portion de leur étendue. Ea égard à la mobilité ou à l'immobilité de* os, on divise les articulations de la manière suivante :

. À. Diarihrose: l'articulation es] mobile ; les extrémités osseuses sont recouvertes de cartilages lisses. i.° Diarthrose orbiculaire ou vague: les mouvemens s'exécutent dans tous les sens; i) énartkrose : nue éminence arrondie est reçue dans une cavité ; a) arthrodie ou diarthrose planiforme : les surfaces de contact sont beaucoup plus planes. a.° Diarthrose alternative ou ginglyme : les mouvemens n'ont plus lieu qu'en deux sens; 1) ginglyme angulaire : les os forment un angle entre eux en se mouvant; 2) ginglyme latéral : les os placés l'un â côté de l'autre, exécutent l'un sur l'autre des mouvemens de rotation suivant leur axe. B. jémphiartkrûse , diarihrose de continuité, ou articulation mixtes les os sont réunis par une substance fibro-cartilagineuse interposée, dont la souplesse et l'élasticité leur permettent d'exécuter quelques mouvemens, peu étendus, il est vrai

G Synarthrose : les os sont unis de manière à ne pouvoir exécuter aucun mouvement. i.° Harmonie : les os se touchent par des bords droits et lisses. 2.0 Suture: lès os s engrènent réciproquement par des dentelures que présentent leurs bords correspondait; 1) suture profonde : les dentelures sont très-alongées; 2) suture écailleuse : les- dentelures sont plus petites, et les os, coupés en biseau aux dépens de leurs faces opposées, se touchent par ces biseaux. 3* Gomphose : un os est reçu dans un trou , comme le serait une cheville.

Pi&aiatiov. Il suffit pour l'étude des surfaces articulaires d'inciser les parties molles qui les retiennent; cette étude peut d'ailleurs se faire sans préparation préalable, sur des os secs. L'articulation du fémur arec b cavité cotjloïde donnera un exemple d'une énartbrose ; celle des os do tarse entre eux se fait par arthrodie; l'humérus s'articule par gimgtyme angulaire arec le cubitus; ce dernier os s'articule par gin~ çfyme latéral avec le radius. Les corps des vertèbres sont articulés par ampkiarthrose. On trouve une ynat'ihrose par harmonie entre les deux os propres du nez j les os pariétaux s'unissent entre eux par suture profonde, et arec la portion écailleuse des temporaux, par suture écail — n hase; enfin, l'implantation des dents dans leurs alvéoles nous donne [ ma exemple ày articulation par gomphose.

8/ Appareils synoviaux. Les capsules synoviales articulaires sont des poches membraneuses, minces, molles, demi-transparentes, semblables aux membranes séreuses et placées entre les surfaces articulaires des os, auxquelles elles adhèrent d'une ma-

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nière extrêmement intime. Les cartilages ne sont donc pas à wt dans l'intérieur des articulations, comme on pourrait le croire ; mais ils sont recouverts par la synoviale, poche sans ouverture, qui, après avoir tapissé le cartilage supérieur, se replie en bas, pour tapisser de même le cartilage inférieur.

Vers leur intérieur les capsules synoviales forment des prolongerons rougeâtres, frangés, graisseux, connus sous .le nom de glandes ou de franges synoviales, ou iï appareils synoviaux, auxquels on avait à tort attribué une structure glanduleuse.

Les capsules synoviales, et surtout les franges, reçoivent des vaisseaux sanguins qui y sécrètent la synovie, humeur glaireuse qui sert à lubrifier les surfaces articulaires et à en faciliter les mouvemens.

Préparation. On choisira pour cet objet nue grande articulation, par exemple la fémoro-tibiale. Si Ton veut entièrement isoler la capsule, on enlève tous les ligamens qui entourent l'articulation, ayant soin de ne pas blesser la synoviale extrêmement mince qu'ils recouvrent. Comme cependant cette préparation est difficile, on préfère ordinairement n'étudier cette capsule que sur un seul point; pour cela on dissèque de haut en bas le triceps crural, et on ne tarde pas a rencontrer entre lui et l'os une grande poche membraneuse, qui est la capsule que l'on cherche. *

Pour s'assurer que les membranes synoviales tapissent les cartilages, on enlève obliquement une couche d'un de ces derniers, et on la renverse ensuite de manière à la rompre à sa base; on verra alors que les deux fragmens tiennent encore par la synoviale > qui , étant plcrs souple, reste intacte. Les injections prouvent encore cette proposition ; car la synoviale devient parfaitement rouge à l'endroit où elle se jette sur le cartilage? tandis que le cartilage sous-jacent reste blanc.

9.° Ligamens. Les ligamens sont des organes blancs, nacrés, flexibles y très-tenaces ; ils forment des cordons plus ou moins aplatis, ou des bandes, qui s'étendent d'un os à l'autre , en passant par-dessus la capsule synoviale, et servant ainsi à lier solidement les diverses parties du squelette, à permettre certains mouvemens et à en empêcher d'autres. Les ligamens ont une texture essentiellement fibreuse; leurs fibres sont très-déliées, parallèles ou entrecroisées. Des vaisseaux sanguins en petit nombre viennent s'y ramifier. Leurs principales parties constituantes sont l'albumine et la gélatine.

Il y a des ligamens qui ont des caractères tout opposés à ceux des ligamens ordinaires, ce sont les ligamens élastiques ou ligamens jaunes. Comme leur nom l'indique, ils sont jaunes examinés à l'oeil nu, ils sont composés de faisceaux de fibres en apparence parallèles, mais en réalité entrecroisées comme le serait

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ne natte. Cette disposition entrecroisée devient encore beaucoup plus évidente par l'examen microscopique qui fait reconnaître que les fibres élémentaires qui composent le tissu jaune, sont contournées de mille et mille manières, enchevêtrées les unes dans les antres, comme l'est le crin dans nos matelas. Ce n'est peutêtre qu'à raison de cette disposition toute physique que ces ligamens sont si éminemment élastiques! Leur usage est de soutenir sans effort certaines parties mobiles, que leur élasticité ramène constamment dans la situation naturelle, dont elles ont été dis* traites par les puissances musculaires. En employant le langage figuré, on pourrait appeler ces ligamens des muscles passifs.

PiIfaiatio*. On isole les ligamens en enlevant tons les muscles et tendons qui recouvrent les articulations : on distingue les tendons des Hganeos, en ce que les premiers sont la continuation d'un muscle, tandis que les ligamens tiennent à des os par lenrs deux extrémités. Ces organes n'ont pas besoin d'être soumis a une préparation spéciale pour <foe leur structure fibreuse devienne évidente ; nous nous bornerons donc s dire que par la macération leurs fibres se séparent les unes des antres. En comparant, sur un sujet parfaitement injecté, les ligamens an autres parties du corps , on s'assure du peu de vaisseaux qui ïj rendent. Desséchés, les ligamens deviennent durs, j a un A 1res et translucides ; leur aspect fibreux se perd, mais ils acquièrent de nouveau leurs propriétés si on les met tremper dans Peau.

Les ligamens élastiques se voient entre autres dans le canal racbidien, entre les branches des apophyses épineuses, qu'il faut par conséquent séparer du corps des vertèbres.

10.° Dents. Les dents sont des organes que l'on avait toujours rangés parmi les os, mais que les anatomistes modernes préfèrent de rapprocher des ongles et des poils. Nous suivrons l'ordre anciennement adopté, parce que l'étude des dents déjà formées, se bit ordinairement avec celle des os. Mous parlons de leur développement dans l'Embryotomie. On distingue aux dents trois parties: la racine, le collet et la couronne. C'est par leur racine <p'elles sont implantées dans les os maxillaires supérieurs et inférieurs; le collet est la partie entourée par la gencive; la eourone proémine dans la bouche. Toute la dent est parcourue par m canal qui s'ouvre à l'extrémité de sa racine, et par où entrent les vaisseaux et les nerfs. La substance de la dent est jaunâtre, tts-dnre et d'un aspect corné; sa structure parait être lamel* kw« ou celluleuse. La couronne est recouverte par Y émail, qui esta*» blanc laiteux, translucide et extrêmement dur. Selon quel- <pes anatomistes, cet émail se compose de fibres perpendiculaire i (a surface de l'os ; suivant d'autres, il est celluJeux comme

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la substance même de la dent Ces organes ne sont pas recouverts de périoste.

La substance osseuse de la dent se compose, d'après Bebzelius, de gélatine et de substance animale insoluble 28,00, phosphate de chaux 62,00, fluate de chaux s,259 carbonate de chaux 5,3o, phosphate de magnésie 1,0 5, soude et muriate de soude 1,40.

L'émail, d'après le même chimiste, ne contient pas de gélatine; il y a trouvé: phosphate de chaux, 85,2; fluate de chaux, 3,3; carbonate de chaux, 8,0; phosphate de magnésie, i,5 ; soude, eau et matière animale insoluble, 2,0.

PuÉpAEÀTioji..Poar bien voir le canal dans l'intérieur des dents, on pratique sur les différentes espèces une coupe longitudinale et des coupes transversale» à diverses hauteurs. Ces préparations exigent des précautions particulières, à cause de la petitesse, de la dureté et de la fragilité de ces parties. Ainsi on les enveloppe d'une lame de plomb ou d'une feuille de carton avant de les serrer dans un étau , et leur section se fait avec une petite scie dont la lame est construite avec un ressort de montre. Comme la coupe longitudinale des dents n'en ouvre pas toujours la cavité dans toute sa longueur, on est souvent obligé de la découvrir au moyen d'nne lime, avec laquelle on pourra encore exécuter sur les dents d'autres préparations qu'il est superflu d'indiquer ici. En soumettant une dent a l'action de l'acide sulfurique affaibli , elle éclate ordinairement dans son milieu , en sorte que la cavité de la dent devient bien visible, et il n'est pas difficile alors d'isoler les filets nerveux et vascul aires qui y pénètrent, surtout si la dent a été prise sur un sujet bien injecté. On conçoit que cette dissection fine doit se faire avec un instrument très-acéré, une aiguille, par exemple.

Pour démontrer les fibres de rémail des dents, on en expose In couronne a la flamme d'une bougie : par là l'émail se fendille, devient comme soyeux, et se sépare en partie de la substance osseuse, tout en conservant sa blancheur, tandis que la substance osseuse noircit et se charbonne.

Les anatomistes qui admettent dans les dents une texture celluleuse, les soumettent a Faction de l'acide nitrique ou hydrochlorique affaibli , et examinent ensuite la pièce sous le microscope.

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