A3AT0MIE GESEBALE DES OS ET DES U6AMENS
Les plus belles préparations pour la démonstration des cellule» des es, sont celles qui ont été faites snr des os frais, que Ton a divisés arec une scie très-fine et que Ton a ensuite laissé macérer pendant le temps nécessaire pour en extraire tons les sucs médullaires, on que Ton a soumis a fébnlHlion. On favorise la sortie de la moelle en poussant de Tean dans le tissa réticalaire an moyen d'une seringue ; maïs il ne &at pas perdre de vue que ce tissa est très- fragile ei qu'il faut par conséquent le manier avec beaucoup de précaution. En se serrant d'os secs, on a l'avantage de pouvoir étudier leur structure dans l'instant aéme, mais leurs cellules sont souvent remplies d'adipocire qui empêche «Ten bien voir la disposition, et en outre, les os secs étant plus fragiles qne les os frais, leurs cellules seront toujours pins on moins rompues d'une manière irrégulière, avec quelque soin que Von procède à leur division.
On met a découvert la partie gélatineuse des os, en les sjMrmettant i l'action d'un acide minéral étendu d'eau ; on obtient leur gfirtie terreuse, soit en les calcinant, soit en les faisant bouilUr datfe le digesteur de Papin. Nous reviendrons snr ces procédés jn indiquant la manière de faire dts préparations de cabinet. ^; *
2.° Périoste. Les os sont tapissés en dehors par une membrane fibreuse, blanche, brillante, nacrée, appelée périoste. Cette membrane ne recouvre pas les surfaces articulaires des os,mais, arrivée près de l'articulation, elle se jette par -dessus les figamens, pour passer sur l'os voisin, qu'elle tapisse de la même manière, en sorte que Ton peut se figurer le périoste comme un étui fibreux qui enveloppe la totalité du squelette articulé. Aux endroits où les muscles et les ligamens s'insèrent aux os, le périoste devient très-adhérent et très-mince, ce qui avait fait admettre qu'il n'existe pas dans ces points. Les fibres du périoste sont ordinairement parallèles à celles de l'os; on en rencontre cependant aussi de transversales et d'obliques. Cette membrane contient un grand nombre de vaisseaux sanguins qui, pour la plu* part cependant, ne font qne la traverser pour entrer dans l'os lui-même. Le périoste qui recouvre les os du crâne, a reçu le nom de périerdne. L'intérieur de la cavité crânienne est recouvert par la dure-mère, membrane fibreuse très-forte, qui tient lien de périoste à cette partie.
Pe£paiatio*. Ponr préparer le périoste, on enlevé avec soin les ■tnscles qui entourent un os quelconque, en évitant surtout d'intéresser la membrane fibreuse qui le tapisse, mais en divisant toutefois les fibres musculaires le plus près possible de l'os sur lequel elles s'insèrent. Le périoste étant mis à découvert, on place la préparation dans Peau pendant un jour ou deux, puis on l'éponge fortement et on l'essuie avec un linge propre. En circonscrivant un lambeau de périoste par trois incisions 7 il sera facile de le détacher de l'os avec le manche d'un scalpel ou bien avec une rugine. On fera attention dans cetle
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préparation aui filomens qui unissent cette membrane à l'os, et qui sont pour la plupart autant de petits vaisseaux qui vont pénétrer dans la substance osseuse , ce dont il est facile de s'assurer, si Ton exécute la préparation sur nn sujet bien injecté.
En disséquant un lambeau de périoste du corps de l'os vers une de ses extrémités articulaires, on verra, <en y procédant avec patience, que le périoste quitte l'os là où la capsule synoviale vient se réfléchir sur le cartilage 9 et qu'il se jette lui-même sur la capsule pour se continuer sans interruption sur l'os voisin.
L'os long sur lequel le périoste est le plus facile à étudier, c'est le tibia, surtout vers sa face interne; pour les os larges on choisira l'omoplate, Fos des lies ou bien le crâne.
3.° Membrane médullaire. La cavité médullaire des os longs est tapissée par une membrane très-délicate, lisse, transparente, appelée membrane médullaire ou périoste interne. Cette membrane forme des espèces de vésicules, très -semblables aux vésicules graisseuses et dans lesquelles est renfermée la moelle qu'elle sécrète La membrane médullaire se prolonge jusque dans le tissu réticulaire des os longs, dont elle tapisse les aréoles; ces dernières sont par conséquent également abreuvées de suc médullaire; une disposition analogue existe dans la substance réticulaire des os courts et des os plats. La membrane médullaire est trèsvasculeuse; elle reçoit son sang de l'artère nourricière de l'os, qui s'y ramifie en grande partie.
Préparation. L'étude de la membrane médullaire et de la moelle qui y est renfermée, se fera sur des os frais, sur lesquels on pratique diverses coupes longitudinales et transversales. Cette membrane devient pins visible quand on fait séjourner une portion d'os pendant quelques instans dans <U l'eau bouillante, ou qu'on l'approche du feu, ou bien encore quand on la soumet à l'action d'un acide étendu. C'est surtout dans le corps des os longs que Ton aperçoit les vésicules de la membrane médullaire.
4.° Vaisseaux et Nerfs des os. Les os reçoivent un assez grand nombre de vaisseaux sanguins; les artères proviennent de celles qui se ramifient sur le périoste et sur la membrane médullaire; mais surtout des premières. C'est donc à tort qu'on donne exclusivement le nom de nourricière à l'artère qui se ramifie dans l'intérieur de l'os : celle-ci est surtout destinée à sécréter la moelle, et , comme nous venons de le dire , il n'y a que très-peu de se* rameaux qui entrent dans la substance osseuse. Les artérioles, une fois arrivées dans la substance compacte de l'os, suivent assez exactement la direction des fibres qui le composent.
Les veines des os sont très-nombreuses et très- volumineuses; «Iles rampent dans des canaux particuliers , pratiqués dans l'épais*