‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 261 sur 297 · DES MUSCLES · texte numérisé non relu

DES MUSCLES

saire-épinenx, compliqué de l'épine, grand et petit droits de la tète 9 grand et petit obliques de la tète ; à la partie antérieure de la pièce on trouve les muscles droits antérieurs long et court, droit latéral et long du cou. Tous ces muscles sont desséchés de manière à ce qu iU soient parfaitement distincts les uns des autres, et à ce que toutes leurs attaches puissent être aperçues d'un seul coup d'oeil, en sorte qu'il suffit d'avoir examiué cette pièce pendant un temps très-court, pour connaître exactement la distribution de ces muscles, que l'on a ordinairement tant de peine à apprendre.

Quel que soit le soin que Ton a pris d'emporter tout le tissu cellulaire qui recouvre les muscles, et de repasser la pièce pendant le temps de son immersion dans la liqueur, on trouvera le plus souvent que la surface des muscles est de nouveau recouverte de débris de ce tissu quand on voudra les sécher : on les rend donc aussi propres que possible; puis, quand ils sont parfaite ment secs, on leur donne une ou même deux couches de vernis, afin d'en rendre la surface bien lisse. Quand le vernis est desséché, on peint les muscles et leurs tendons de manière à leur donner autant que possible la couleur qu'ils avaient à l'état frais ; mais il faut que la couche de couleur soit bien minoe et qu'elle représente par des stries la structure fibreuse des parties, et il faut en outre qu'on puisse voir d'une manière insensible la continuation des fibres musculaires avec les fibres tendineuses. Enfin, quand la couleur est bien sèche,, on recouvre toute la pièce d'une ou de plusieurs couches de vernis de copal.

Les tendons, réduits en filamens par la macération, doivent être conservés dans l'esprit de vin.

Les gaines muqueuses des tendons et les capsules muqueuses peuvent être conservées par dessiccation, en les laissant eu rapport avec les parties voisines. Les gaines muqueuses seront desséchées après avoir été insufflées; les capsules le seront après avoir été remplies de coton imprégné d'un corps savonneux ou d'un mélange d'huile d'olives et d'essence de térébenthine, afin de l'empêcher d'adhérer à la capsule ; les grandes capsules muqueuses pourraient aussi être desséchées après avoir été remplies d'air. On exécutera ensuite sur ces gaines et sur ces capsules différentes coupes, afin d'en voir l'intérieur.

Les aponévroses d'enveloppe, par exemple, le fascia laia ou \efascia- crural, seront conservés par dessiccation: à cet effet, après avoir enlevé exactement la peau et le tissu cellulaire souscutané, on fend l'aponévrose le long de chaque muscle,. et l'on enlève alors ces derniers en les divisant à leurs deux extrémités,

de manière à ne plus avoir à la fin que l'os entouré des différentes loges aponévrotiques; on remplace ensuite les muscles par de la baleine râpée, dont on rembourre légèrement les gaines, et pour conserver mieux encore la forme de ces dernières, on recoud les parties de l'aponévrose qui avaient été fendues. Quand la pièce est desséchée, on enlève la baleine, et Ton vernit

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