Des moyens de préservation des pièces desséchées
Quand les préparations sont parfaitement desséchées, ce qui s'opère d'autant plus lentement que les pièces sont plus volumineuses, on les recouvre d'un vernis, qui, rendant leur surface poKe, empêche la poussière d'y adhérer, en éloigne les insectes, et s'oppose à ce que l'huniidité de l'air ne les attaque et ne les fasse moisir. Le vernis a en outre l'avantage de rendre les parties translucides , et de permettre d'apercevoir dans leur intérieur la distribution des vaisseaux qui ont été injectés. • Les vernis que l'on emploie le plus fréquemment, sont le vernis à l'alcool , le vernis à l'essence, l'huile de lin ou de noix cuite avec de la litharge, et le vernis de copaL On peut se procurer tous. ces vernis dans le commerce.
Le vernis à l'alcool sèche très-promptement, et il est trèsbrillant: mais comme il est extrêmement friable, on ne peut pas l'employer pour les parties minces et flexibles, telles que la vessie, les membranes, etc.; parce que dès qu'on touche ces parties, le yernîs tombe en poussière. On ne devrait donc l'employer qu'à recouvrir les os ou d'autres pièces dures. Peut* être pourrait-on remédier à cet inconvénient en y ajoutant un peu de térébenthine.
Le vernis i l'essence sèche plus lentement que celui à l'alcool; mais il convient mieux pour les parties membraneuses, parce qu'il est plus souple. On choisira encore de préférence ce vernis pour en recouvrir des pièces que l'on n'a pu priver entièrement de leur graisse.
L'huile de lin on de noix bouillie, formant en se desséchant un vernis très-souple et élastique, convient parfaitement pour enduire des parties membraneuses; mais elle sèche difficilement, en sorte qu'il faut placer les pièces dans une étuve. On ne l'emploîra donc pas pour recouvrir des préparations injectées.
De tous les vernis , celui de copal est sans contredit le plus beau et le plus durable: il a beaucoup d'éclat, il est très-dur, et
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U reste flexible; mais il sèche aises lentement, cependant sans qu'op. ait besoin pour cela de placer les pièces dans l'étave, Oi a dans les boutiques plusieurs qualités de ce vernis; il convient de le prendre de première qualité, parce que les autres sont trop brunes, à moins qu'on n'ait à vernir des préparations d'une couleur foncée. Encore cette première qualité ne peut-elle pas senrir pour les préparations qui doivent rester blanches, de manière qu'on emplolra alors de préférence le vernis à l'essence, que l'on peut se procurer tout-à-fait limpide.
Quelques anatomistes conseillent, pour écarter plus sûrement les insectes, de recouvrir les pièces d'un vernis tenant en saspension du sublimé corrosif ou un sel arsenical réduit en pondre impalpable, dans la proportion d'un gros par livre de vernis. Mail il vaut mieux laisser les pièces plongées dans quelque liquide préservatif, ou y faire une injection de ce genre, comme n#us lavois indiqué plus haut.
Si Ton veut ternir une pièce, <& commence par appliquer une première touche, très-mince, au moyen d'un pinceau de poil de chameau ou de blaireau, de là grosseur du doigt, on plus petit, selon les circonstances. Afin de permettre à cette première couche de vernis de s'insinuer dans tous les enfoncemens des parties, il convient de le délayer un peu avec de l'alcool on avec de l'essence de térébenthine, selon 1 espèce de vernis que l'on emploie. Il faut promener le pinceau à grands traits sur la préparation , et le mouvoir toujours. dans le même sens, afin de reaire la couche bien égale. Si Ton a choisi le vernis à l'alcool, il fa* éviter de laisser passer l'haleine sur la préparation , sans quoi l'eau, Venant à se combiner avec l'alcool du vernis, ferait précipiter les résines, en sorte que ce dernier deviendrait blanc et opaque, U même inconvénient résulterait de l'application d'une couche de vernis à l'alcool sut une préparation déjà vernie à l'essence, quand ce dernie? vernis n'est pas complètement desséché. En général* il' faut éviter d'appKqner Une deuxième couche de vernis quand la première n'est pas encore bien sèche, sans quoi la préparation resterait gluante et poisseuse. Selon l'espèce de rems que l'on emploie, il faut donne* aux préparations deuroa plusieurs couches, jusqu'à ce qu'elles aient acquis un beau poli. Il sera même nécessaire de donner un plus grand nombre de couches de vernis aux parties des pièces qui, s'en imbibait trop facilement, restent d'abord ternes, tandis que tout le reste de la pièce est devenu brillant
Pour vernir la cavité d'un Organe creux, on y vecse un pe«