‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 30 sur 297 · OS DU TRONC · texte numérisé non relu

OS DU TRONC

corps comme les antres vertèbres, un arc appelé arc antérieur f présentant an tubercule en avant et une facette articulaire en arrière. Les apophyses transverses, placées sur la même ligne que les apophyses articulaires, sont longues et non bifurquées. L'apophyse épineuse est peu saillante, en sorte qu'on lui donne le nom d'arc postérieur s eUe est terminée en arrière par deux petits tubercules. Les apophyses articulaires supérieures sont trèsgrandes, concaves, obliques en avant et en dedans; les inférieures sont planes et horizontales. Le trou vertébral est Irès-frrand ; les échancrnres sont situées derrière les apophyses articulaires, la supérieure est très-profonde pour loger l'artère vertébrale.

Deuxième vertèbre cervicale, axis ou epistropkeus. Son corps a beaucoup plus de hauteur que dans les autres vertèbres cervicales; on voit sur sa face antérieure une crête longitudinale, et sw sa face supérieure s'élève Xapophyse odontoïde, espèce de pivot sur lequel roule Tare antérieur de l'atlas : cette dent est recouverte en avant et en arrière de cartilage. L'apophyse épineuse est longue et bifurquée; les apophyses transverses sont courtes, non bifurquées; les trous percés à la base de ces apophyses sont dirigés obliquement en haut et en dehors: les apophyses articulaires supérieures, placées sur la même ligne que les apophyses transverses, sont larges et horizontales; les inférieures sont ovales, concaves, dirigées en bas et en avant. L'échancrure supérieure est placée plus en arrière que l'inférieure.

la septième vertèbre cervicale, proéminente ou saillante, reçoit ces dernières dénominations de son apophyse épineuse, <pri est beaucoup plus longue que celle des autres vertèbres du «m, et qui n'est pas bifurquée à son extrémité.

2) Vertèbres dorsales. Ces vertèbres , au nombre de douze , sont plus grandes que les vertèbres cervicales; leur corps a plus d'étendue d'avant en arrière que transversalement; il est trèsconvexe en devant, un peu concave en arrière. On remarque â la partie latérale et postérieure du corps des vertèbres dorsales, quatre facettes articulaires, dont deux sont placées au bord supérieur et deux au bord inférieur; ces facettes servent â- l'articulation de la tète des côtes, en sorte que chacune de ces tètes appuie sur la facette supérieure de la vertèbre correspondante «t sur la facette inférieure de la vertèbre placée au-dessns. Uapopfyse épineuse est longue, inclinée en bas, terminée par un hibercnle; les apophyses transverses, placées sur la même ligne que les apophyses articulaires, sont longues, épaisses, courbées «n arrière, terminées par un tubercule, garnies à leur face an-

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térieure d'une facette articulaire, sur laquelle appuie le tubercule de la côte correspondante. Les apophyses articulaires sont verticales; les supérieures sont dirigées en arrière; les inférieures en avant Les trous vertébraux sont arrondis et plus petits qu'an vertèbres cervicales. Les échancrures sont plus grandes qu'au cou.

Première vertèbre dorsale. Son corps a plus d'étendue transversalement que d'à vaut en arrière ; la facette articulaire supérieure sur les côtés du corps est plus grande , parce que la tète 4t la première côte y appuie en entier; l'apophyse épineuse est longue» presque horizontale.

La dixième vertèbre dorsale n'a pas de facettes articulaires i la partie inférieure de son corps; les facettes supérieures sont très- grandes et servent presque en entier à loger les tètes des dixièmes côtes.

La onzième et la douzième vertèbre dorsale ont un corps arrondi, très-considérable, qui ne présente de chaque côté qu'une seule facette articulaire, située en partie sur la racine de l'apophyse transverse. L'apophyse épineuse de ces vertèbres est courte, large, horizontale; les apophyses transvases sont très-courtes et n'ont pas de facettes articulaires.

3) Vertèbres lombaires. Elles sont au nombre de cinq. Lear corps est très- volumineux, il a plus d'étendue transversalement que d'avant en arriére : X apophyse épineuse est aplatie sur les côtés, très -Large, horizontale, garnie quelquefois d'une facette articulaire à son bord supérieur et à son bord inférieur, surtout entre la troisième et la quatrième vertèbre. Les apophyses transversesif placées au devant des apophyses articulaires, sont longues, minces, horizontales, un peu tournées en arrière; on remarque en bas près de leur base une apophyse accessoire trèsforte dans la première vertèbre, mais qui diminue au point qu'elle manque ordinairement dans la quatrième et la cinquième Les apophyses articulaires sont très-prononcées et ovales ; les supérieures sont concaves, dirigées en arrière et en dedans; les inférieures convexes, dirigées en avant et en dehors. Le trou vertébral est triangulaire et plus grand que dans la région dorsale ; les échancrures spnt très-grandes.

2.° Sacrum. Le sacrum est formé par cinq vertèbres sondées entre elles; mais dont il est facile d'apercevoir les lignes de séparation. Il se continue avec le bas de la colonne lombaire, et forme la partie postérieure du bassin. Sa figure est triangulaire, la base du triangle étant dirigée en haut

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La face antérieure du sacrum est concave; on y voit quatre lignes transversales saillantes , qui correspondent aux points d'union des fausses -vertèbres qui le composent; de chaque côté on remarque quatre trous sacres antérieurs, par où passent les branches antérieures des nerfs sacrés.

La face postérieure est convexe; on y voit sur la ligne médiane quatre on cinq tubercules, rudimens des apophyses épineuses, et en bas une ouverture triangulaire par Laquelle se teraune le canal vertébral. En dehors de ces tubercules on voit de chaque côté quatre trous sacrés postérieurs, que traversent les branches postérieures des nerfs sacrés; en dehors de ces trous, eafin, il y a de chaque côté une rangée de tubercules, qui sont les rudimens des apophyses transverses.

Les faces latérales ou bords du sacrum , présentent en haut une surface en forme de rein, qui s'articule avec une face semblable de l'ilion; au-dessous de cette surface les bords deviennent plus minces et rugueux» et donnent attache à des liga-

La base du sacrum offre au milieu une surface transversalement ovalaire, qui s'articule avec le corps de la cinquième vertèbre lombaire ; ces deux os s'unissent entre eux dans une direction oblique, de manière à former en avant une saillie appelée angle sacro- vertébral. Sur les côtés on trouve deux apophyses articulaires qui correspondent à celles de la dernière yertèbre lombaire, et des échancrures pour le passage des derniers nerfs lombaires. En arrière, on voit l'ouverture triangulaire du canal sacré, qui termine en bas le canal vertébral

Le sommet du sacrum présente une petite surface ovale, qui. s'articule avec la première pièce du coccyx.

3/ Coccyx. Le coccyx est formé par quatre (rarement cinq) pièces on f ausses-vertèbres > qui se soudent à un certain âge, de manière à former alors un os triangulaire, plus large en haut qa'en bas, et concave en avant; les pièces inférieures se soudent les premières, en sorte qu'on trouve long-temps encore le coccyx composé de trois pièces séparées.

On distingue à la première pièce du coccyx une partie moyenne, représentant le corps de la vertèbre, et garnie de deux facettes oUoagnes transversalement, l'une pour l'articulation avec le sacrum, l'autre pour celle avec la seconde pièce; on y remarque eu outre de chaque côté un prolongement supérieur assez considérable, qui est le rudiment d'une apophyse articulaire, et un

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petit tubercule qui se porte en dehors, et qui semble indiquer une apophyse transverse.

Les autres pièces du coccyx ne sont que des grains osseux, un peu plus larges en haut qu'en bas, et un peu aplatis d'avant en arrière.

4.° C6tes. Les côtes sont des arcs osseux, formant la charpente solide des parois latérales de la poitrine; elles sont au nom* bre de douze de chaque côté, dirigées obliquement en avant et en bas, convexes en dehors, concaves en dedans et tordues sur elles-mêmes, de manière à ce que l'extrémité postérieure soit un

(>eu tournée en haut et l'extrémité antérieure en bas. On divise es côtes en siernales ou vraies-côtes, au nombre de sept, qui s'articulent par leurs cartilages avec le sternum , et en faussescôtes ou côtes asternales , abdominales, au nombre de cinq, dont les cartilages n'arrivent pas jusqu'au sternum.

L'extrémité postérieure des côtes est arrondie ; elle reçoit le nom de tête et présente deux facettes qui s'articulent avec les facettes latérales du corps de deux vertèbres; savoir, avec la facette supérieure de la vertèbre correspondante et avec la facette inférieure de la vertèbre supérieure. Après la tête, vient une portion rétrécie, appelée col de la côte; ce col se termine dans un renflement appelé tubercule ou tubérosilé de la côte, qui s'articule av,ec la facette de l'apophyse transverse de la vertèbre correspondante. Au-dessous ou en dehors de ce tubercule , surtout dans les côtes moyennes, on en rencontre souvent un second, donnant attache à des fibres ligamenteuses. Un peu plus en avant, la côte forme sa plus forte courbure; dans ce point on remarque a la face postérieure ou externe une ligne saillante, oblique, appelée angle. L'extrémité antérieure de la côte présente une petite facette concave, qui s'articule avec le cartilage. Le bord supérieur des côtes est mousse et arrondi ; le bord inférieur est tranchant et présente en dedans une gouttière profonde en arrière, superficielle en avant, et servant A loger les vaisseaux et nerfs intercostaux. Les côtes varient en longueur : elles augmentent depuis la première jusqu'à la huitième, et diminuent depuis la neuvième jusqu'à la douzième, qui est la plus courte de toutes.

La première côte est placée de manière à ce que sa face externe soit dirigée en haut et sa face interne en bas; sur la face supérieure on remarque un tubercule pour l'attache du muscle scalène antérieur. La tête n'a qu'une seule facette pour son artt-

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