‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 49 sur 297 · ARTICULATIONS DE LA TETE · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS DE LA TETE

quatre traits de scie verticaux on enlève , a un pouce environ de distance du grand trou occipital, les parties antérieures, postérieures et latérales de la tête, de manière à ne plus conserver que la portion tonte voisine de ce trou.

Disséquant ensuite les muscles qui s'attachent à la portion restante de la tête et du cou, on les coupe le plus près possible de leurs in* sertions aux os. Il faut user de précaution , en préparant entre l'atlas et le grand trou occipital, pour ne pas enlever les membrane* des arcs antérieur et postérieur, que leur texture lâche expose à être divisées; on les ménagera plus facilement en écartant un peu l'atlas de l'occipital pendant la dissection. En enlevant les muscles droits antérieurs et latéraux de la tête , on fera attention de ne pas emporter le ligament propre de la première -vertèbre, auquel ils s'attachent en partie. Ce ligament ne peut guère être isolé de la membrane qu'il renforce \ mais on peut isoler le ligament cervical antérieur, en passant un scalpel mousse entre lui et la membrane. Après avoir enlevé le tissu cellulaire qui recouvre l'espace entre l'atlas et l'axis, on voit les ligamens qui les naissent. La texture celluleuse de la membrane postérieure fait qu'on la coupe facilement, si on n'agit pas avec précaution.

Après avoir préparé ces ligamens, on ouvre le canal vertébral, en divisant les lames des épines des vertèbres et l'arc postérieur de l'atlas immédiatement en arrière des apophyses articulaires. Cette section se fera, soit avec la scie, soit avec des tenailles incisives, eo procédant de bas en haut. On coupe la membrane de l'arc postérieur dans la même direction que les vertèbres, puis on scie l'occipital transversalement, de manière à laisser une partie un peu plus grande du trou occipital en rapport avec la pièce antérieure.

La dissection sera continuée alors sur cette pièce antérieure de la tête et des vertèbres : on détache de bas en haut la dure-mère rachidienne, pour la replier dans l'intérieur du crâne, où elle pourra rester attachée. Dès qu'elle est enlevée, on voit Y appareil ligamenteux, qui se continue en bas avec la longue bande postérieure» La séparation de la dure-mère près de l'apophyse basilaire devra se faire avec précaution, parce qu'elle adhère fortement dans cet endroit à l'appareil ligamenteux. Pour découvrir le ligament croisé de la dent, on divise en travers l'appareil ligamenteux entre la seconde et la troisième vertèbre, et on le dissèque vers l'occipital. Il est à remarquer que cette bande adhère en partie aux appendices du ligament croisé, qu'on court risque d'enlever en même temps, en sorte qu'il vaut mieux laisser encore une couche très-mince de l'appareil ligamenteux, recouvrant le ligament sous-jacent. En faisant ensuite exécuter des mouvemens de rotation a la dent, on voit les Contours du ligament croisé se dessiner a travers les restes de l'appareil ligamenteux et le tissu cellulaire qui le recouvrent, et qu'il s'agit d'enlever peu à peu. Les ligamens latéraux ds la dent se voient au-dessus de la partie transversale du ligament croisé dès qu'on a enlevé le tissu cellulaire qui les cache *, ce sont deux forts cordons ligamenteux, situés presque transversalement. On les dissèque avec soin, puis, pour les voir par leur face antérieure , on coupe avec le ciseau la portion moyenne de l'arc antérieur de l'atlas, dans une longueur de cinq lignes environ ; on la détache

y 2 OSTEOTOMIE ET SYNDESMOTOMIE.

de tontes les parties environnantes, a l'exception do ligament cervical antérieur, auquel elle reste adhérente. Par cette opération on Toit la facette articulaire de tare antérieur de V atlas et celle de la dent; de* deux côtés de cette dernière, ses ligamens latéraux, et directement en haut, le ligament droit, qu'une très-petite dissection suffit pour mettre encore plus au net.

Pour mieux voir en arriére les ligamens latéraux, ainsi que le ligament transversal placé au devant d'eux , on détache de l'occipital l'appendice supérieur du ligament croisé, on divise prés de leur attache les deux portions latérales de ce ligament, et on récline le tout vers le bas, en laissant subsister l'attache de l'appendice inférieur. Cette dissection permet encore d'étudier la disposition de la facette cartilagineuse postérieure de la dent et celle de la face antérieure du ligament croisé.

Une très-bonne manière de préparer les ligamens latéraux et le ligament sus penseur de la dent consiste , enfin , à enlever peu a peu toat l'atlas, en ne laissant adhérer la deuxième vertèbre a l'occipital que par ces trois liens fibreux.

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