Ligamens entre F omoplate et'Thumérus
L'extrémité supérieure de l'humérus s articule par arthrodie avec la cavité glénoïde de l'omoplate : la surface articulaire de l'os du bras est arrondie et a reçu le nom de tète; celle de l'omoplate est ovale de haut en bas» et elle est rendue légèrement concave par un bourrelet fibreux qui l'entoure et qui est renforcé par le tendon du long chef du biceps. Cette surface articulaire de l'omoplate ne pouvant pas, à beaucoup près, contenir la tète de l'humérus, cette dernière est retenue en position par facromion et l'apophyse coracoïde réunis par le ligament coracoacromial» qui agrandissent l'articulation en formant une espèce de voûte au-dessus de la tète de l'humérus. Ces deux os sont maintenus en position : 1) Par le ligament capsulaire9 qui est extrêmement lâche; lui seul ne pourrait pas retenir l'humérus, si cet os n'était fixé par des muscles qui viennent s'y attacher. Parmi ces derniers il y en a plusieurs dont les extrémités tendineuses s'unissent à la capsule et Ini fournissent une gaine fibreuse; tels sont les muscles surépineux, sous-épineux, petit rond et sous-scapulaire. On pensait autrefois que le dernier de ces muscles pénétrait dans l'articulation même ; mais il est généralement reconnu aujourd'hui qu'il ne traverse que la gaine fibreuse de la capsule , et que la poche synoviale proprement dite reste entière, mais qu'elle se réfléchit sur le tendon, auquel elle s'unit intimement. Le sousscapulaire n'est pas le seul muscle qui parait percer la capsule synoviale : le tendon du long chef du biceps est dans le même cas; mais un examen attentif fait voir que la capsule se réfléchit également sur lui et lui fournit une gaine. L'extrémité de ce tendon contribue à former le bourrelet qui entoure la cavité
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glénoïde. L'intérieur de la capsule contient des franges synoviales assez nombreuses.
a) Le ligament accessoire provient du ligament antérieur de l'omoplate et de l'apophyse coracoïde, descend de la voûte, et se dirige vers la capsule articulaire et en partie vers la grosse tubérosité de l'humérus : ce ligament est mince et membraneux.
Mouvemens. L'omoplate exécute des mouvemens obscurs dans tous les sens dans son articulation avec la clavicule; mais la principale mobilité de cet os se fait sentir dans les mouvemens de totalité qu'il fait avec la clavicule dans l'articulation slernoclaviculaire. L'usage de la clavicule est de servir d'arc-boutant qui empêche l'épaule d'être portée en avant, soit dans les mouvemens de l'omoplate, soit dans ceux du bras.
La forme arrondie de la tète de l'humérus et la petitesse de la cavité glénoïde, jointes à la laxité de la capsule articulaire, font déjà pressentir que cette articulation jouit d'une grande mobilité : aussi le bras peut-il exécuter des mouvemens dans tons les sens, c'est-à-dire en avant, en arrière, en haut, ainsi que dans toutes les directions intermédiaires, et en outre il fait sur son axe des mouvemens de rotation.
Préparation. Od procède a la dissection des ligamens après avoir étudié les muscles de l'épaule et du bras. On se facilite la préparation en sciant la clavicule et l'humérus par leur milieu. Outre les ligamens» il faut considérer l'insertion des muscles sur- et sous- épineux, sousscapulaire, petit- rond, et celle du long chef du biceps, dont les tendons ont des rapports intimes avec l'articulation huméro-scapulaire : on en conservera donc une portion, que l'on coupe a deux pouces environ de distance de la capsule articulaire. Tous les autres muscles seront enlevés le plus près possible de leurs attaches aux os.
On a souvent de la peine à distinguer le ligament conoïde du f'~ pézoïde, parce que ces deux ligamens sont ordinairement unis par du tissu cellulaire traversé par des cordons fibreux ; il faut se rapp£lcr qu'ils forment deux plans à peu près parallèles, ou légèrement ob iques l'un sur l'autre, mais qui se distinguent par leurs attaches : ° s'en facilite la préparation en écartant fortement la clavicule de 1 o*10" plate, et comme ces ligamens adhèrent davantage en arriére q*»e T Je bord antérieur de la clavicule, on opère leur séparation par dernier point, en passant le scalpel entre eux, et en enlevant la g1*] intermédiaire. Le ligament acromial de la clavicule ne peut pas séparé de la capsule qu'il recouvre, il faut donc le couper en tra pour voir la capsule articulaire , ainsi que le cartilage intermédia •
Le ligament coraco-acromial ne peut pas être isolé non pi0* capsule articulaire, parce qu'il lui adhère intimement en arrière, la préparation de ce ligament il faut faire attention a la mem accessoire qui se porte vers le ligament capsulaire.
En disséquant le ligament capsulaire lui-même , on n'isole le*
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ions des muscles qui raffermissent qu'autant que cela peut se faire facilement. Cette capsule étant tiès- lâche, il faut la disséquer avec précaution, et la tendre en écartant l'humérus de l'omoplate. On voit l'attache du muscle sous-scapolaire et du long chef du biceps , après avoir ouvert la capsule par une incision circulaire; on Terra alors dans ffntérieur de l'articulation que ces tendons sont partout enveloppés d'une gaine synoviale. On observe en outre les franges synoviales et le bourrelet fibreux de la cavité glénoïde, ainsi qu'un petit ligament assez fort (reiinaculum) , qui, de la tête de l'humérus, se jette dans la capsule articulaire a l'endroit où elle se replie sur le tendon du muscle biceps.