AHAT0M1E GÉNÉRALE DES MUSCLES
on moins éloignés, décrivent une courbe et s'insèrent au même point parleurs deux extrémités, on bien n ont même pas de point d'insertion fixe, en ce que leurs extrémités se confondent l'une dans l'autre: ces muscles sont appelés orbicuLdres ou sphincters. (Tes musdcs sont composés d'une série de faisceaux, qui euxmêmes sont formés de fascicules ou Jibres tertiaires, appréciables i l'œil nu; celles-ci, soumises au microscope, se trouvent être composées de Jibres secondaires, striées tant en travers qu'en longueur, lesquelles elles-mêmes ne sont qu'un assemblage îejihres primitives. Ces dernières sont formées par des séries de Rotules assez semblables au noyau central des globules du sang, et ayant à peine un diamètre de %00 de millimètre. Ces différentes espèces de fibres, ces fascicules et ces faisceaux sont unis entre eux par un tissu cellulaire d'autant plus fin que les parties sont plus petites. Le muscle lui-même est enveloppé d'une gaine cclluleuse, qui est quelquefois renforcée par des fibres aponérrotiques.
Les fibres musculaires secondaires ont un diamètre qui varie de quatre à huit centièmes de millimètre; elles sont parallèles ou très-peu obliques, jamais entre -croisées. Dans l'état de relâche* lient du muscle ces fibres sont droites ; quand le muscle est contracté, elles sont repliées sur elles-mêmes en rigzagf]
Les vaisseaux des muscles sont très-nombreux, itsse divisent dans leur intérieur en formant des réseaux autour des fascicules et autour des fibres secondaires* sans cependant se continuer «rec les fibres elles-mêmes.
Ia& nerfs des muscles sont très-nombreux aussi; arrivés dans l'intérieur des muscles, leurs branches les parcourent tantôt suivant leur longueur, d'autres fois obliquement à leur direction; [Ks filets qui en partent se ramifient entre les fibres secondaires ^ans qu'il soit possible d'indiquer telle ou telle direction générale <p auraient les filets par rapport aux fibres musculaires. Quelquesvis de ces filets nerveux, après avoir parcouru un trajet d'une certaine étendue, se replient sur eux-mêmes en arcade et rentrent dans le tronc qui les a fournis ou dans un tronc voisin; d'autres filets nous ont semblé se perdre entre les fibres muscutyjes sans que nous ayons pu remarquer ces arcades. ^Oa voit par là que chaque fibre primitive ne reçoit pas dans ** composition des vaisseaux et des nerfs, comme on le pensait; nais qu'elle est soumise à leur influence tout en "subsistant par «Ile-mème. 7 Les muscles sont en grande partie composa de fibrine; on y
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trouve en outre de la gélatine et de l'albumine en moindre quantité, et quelques sels en très-petite proportion.
Nous ayons vu que l'insertion de la plupart des muscles se fait par des tendons; la structure de ces organes est semblable i celle des ligamens.£t*s fibres des tendons sont beaucoup plus grêles que les fibres musculaires secondaires, mais elles se rapprochent davantage du calibre des fibres primitives des muscles; dans quelques muscles les fibres secondaires semblent se continuer immédiatement avec les fibres tendineuses, en formant a l'endroit de l'union de petits bourrelets; dans d'autres muscles les fibres semblent comme collées obliquement sur les fibres tendineuses, en sorte qu'il est impossible de voir comment elles sont unies!) Les tendons varient relativement à leur forme: les uns sont longs et grêles; d'autres sont épais; d'autres, enfin, connus sous )e nom d'aponévroses, sont larges, minces et étendus en membranesjTl y a des tendons qui peuvent être convertis en membranes par la tractionA
[^Plusieurs muscles n'ont pasae véritables tendons à leurs extrémités , mais leur attache se fait par des fibres musculaires et tendineuses entremêlées. 11 y a des tendons qui se bifurquent à leur extrémité et où chaque moitié s'attache séparément; dans d'autres, les extrémités bifurquées se réunissent de nouveau; quelques aponévroses se divisent, en deux lames. Enfin , on remarque des tendons et des aponévroses de muscles différens qui s'unissent entre eux pour s'insérer en commun/]
Quand les tendons des muscles sont reunis en faisceau dans un endroit resserré, chacun d'eux est entouré d'une gaine muqueuse. Ces gaines muqueuses sont des espèces de poches sans ouverture, qui enveloppent, dune manière très -lâche, les jjpdons et même quelquefois une portion du muscle lui-même fet dont la surface interne est lisse et lubrifiée par une humeur albumineuse; elles sont très -minces, molles, souples, et elles reçoivent un assez grand nombre de vaisseaux sanguins. Ces gaines servent à fournir aux tendons l'espace nécessaire pour leurs mouvemens, à diminuer leurs frottemens, et leur permettent de se mouvoir les uns indépendamment des autres. On voit que ces gaines sont assez semblables, par leur structure et leurs usages, aux membranes synoviales des articulations.
Aux endroits où les muscles et les tendons passent sur une éminence osseuse ou sur une articulation, leur glissement est favorisé par des capsules muqueuses placées au-dessous deux. Ces capsules sont des poches arrondies, semblables, quant â leur
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structure, anx gaines muqueuses, et elles n'en différent qu'en ce qu'elles n'entourent pas les tendons circulairement; leur intérieur renferme une humeur albnmineuse qui diminue les frottemens des parties.
Les gobes fibreuses des tendons sont des canaux ligamenteux qui firent à leur place les tendons qui les traversent. Leur tissu ressemble à celui des ligaroens. On les trouve surtout vers l'extrémité des membres, où elles empêchent le déplacement des tentons pendant les mouvemens des articulations; quelquefois efies font l'office de poulies de renvoi, en changeant la direction des tendons.
On observe que la totalité du système musculaire est entourée par des aponévroses (fasciœ), qui sont peu développées au tronc» mais qui le sont beaucoup plus aux raembres.rLa lame inreuse, plus ou moins distincte, placée sous le tissu cellulaire sons-cutané et qui recouvre extérieurement tous les muscles du tronc, a plus particulièrement reçu le nom itjascia superficiaUi^es propriétésphysiques de ce fascia le rapprochent du tissu nffieux-élastiquïXes aponévroses forment d'abord une enveloppe générale à lapartie dont elles tiennent les muscles appliqués contre l'os; puis on voit, dans l'intervalle des muscles, des cloisons qui servent à retenir chacun d'eux en place. Ces aponévroses ou leurs prolongemens s'insèrent aux os en différais endroits, {plusieurs d'entre elles reçoivent des portions de tendons on ont même des muscles spéciaux, qui servent à les tendre dans les grands efforts musculaires^
Pkeparatioh. Il est facile de séparer les muscles tn faisceaux et en fibrts tertiaires avec le scalpel , et Ton voit pendant cette préparation le tissu cellulaire qui les unit; mais leur division ultérieure ne peut être faite qu'après les avoir soumis à la macération , on après les avoir laissé* séjourner pendant quelque temps dans un mélange de parties «galet d'alcool et d'essence de térébenthine. Quelques anatomistes emploient à cet effet des muscles cuits ou rôtis» et que Ton a ensuite lusse macérer pendant une huitaine de jours. Ces fibres musculaires ainsi séparée» doivent être examinées au microscope. Il est cependant préférable de soumettre au microscope des muscles crus et sans préparation préalable; on choisit à cet effet un plan musculeux trèsmince, par exemple le peaucier dans Phomme, ou bien mieux encore le droit de l'abdomen de la grenouille. On verra très-bien en même temps la dernière distribution des nerfs dans ces plans musculeux» Les ondulations en slgsag que les muscles présentent pendant leur contraction , seront observées sur un muscle que l'on vient de détacher d'un animal vivant, par exemple d'une grenouille; une petite portion étant placée sous le microscope , on la pique > ou bien on y établit un petit courant galvanique avec deux pièces de métal différent»
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Les vaisseaux des muscles seront examinés, à la loupe on au microscope, sur des muscles bien injectés; ils deviennent surtout très-visibles si on laisse sécher un plan musculeux très-mince et injecté, le peauci er, par exemple, qu'on recouvre ensuite d'une couche de vernis bien transparent. Les muscles peuvent être privés de leur couleur rouge, en les malaxant pendant quelque temps sous un filet d'eau.
Les tendons peuvent être séparés en un faisceau de fibres soyeuses très-fines, en les soumettant à une macération prolongée dans l'eau, ou bien dans le vinaigre, suivant le conseil de Moscati. On choisit ordinairement le tendon d'Achille pour faire cette opération. On parvient encore, mais avec beaucoup plus de peine, à séparer les tendons par des moyens mécaniques. En exerçant sur le tendon du muscle plan* taire grêle des tractions latérales, on peut le réduire en une membrane nacrée de près d'un pouce de large.
Les gaines muqueuse» des tendons se trouvent surtout à l'avant-bras, à la main, a la jambe et au pied; elles n'exigent pas de préparation spéciale, mais dès qu'on voit les tendons des muscles enveloppés d'un tissu cellulaire rougeâtre et mou ,• on fait dans ce tissu une petite incision par où Ton introduit une soie de porc, qui sert à guider le tube avec lequel on insuffle de l'air qui distend la gatne et permet d'en étudier le développement,
Pour voir les capsules muqueuses il faut user de précaution en détachant les muscles placés dessus ou dans leur voisinage; elles ressemblent souvent à du tissu cellulaire, mais elles ont un aspect plus soyeux et ne sont pas imprégnées de graisse. Dès qu'on y a fait une petite ouverture , on s'arrête dans la dissection et on les insuffle.. Ces capsules peuvent être entièrement détachées des parties voisines, et l'on voit parfaitement alors que ce sont des poches sans ouverture ; on les incise, pour voir l'humeur albumineuse qui en lubrifie la cavité.
Les gaines fibreuses sont faciles a disséqner, si l'on a égard à la direction de leurs fibres; pour bien les isoler, il faut enlever les portions de gafnes muqueuses qui les a voisinent, et qu'on distingue facilement a leur transparence et à leur strneture non fibreuse. Cette dissection so fait très-facilement avec des ciseaux r surtout aux doigts et aux orteils. lut* aponévroses d'enveloppe se trouvent entre le tissu cellulaire sous-< cutané et les muscles, en sorte qu'il ne faut pas porter le scalpel trop profondément en incisant la peau; on aperçoit les cloisons et les gatne* particulières qu'elles forment aux muscles, en les incisant sur le milieu de chacun d'eux et suivant sa longueur; on replie les lambeaux de l'aponévrose a droite et a gauche , on sort le muscle de la gaîne , et Ton voit alors que celle-ci l'entoure aussi à sa face inférieure, en s'insinuant entre lui et son voisin.
La dissection des muscles doit être commenoée par celle des aponévroses d'enveloppe , dont l'étude est très-importante pour la pratique des opérations chirurgicales; on enlève donc d'abord la peau, aveo tout le tissu cellulaire et la graisse qui recouvrent l'aponévrose , afin de préparer celle-ci aussi proprement que possible. Il est essentiel de ne pas se presser dans cette préparation, sans quoi l'on serait obligé d'y revenir pour enlever la graisse en deux temps, ce qui serait plus difficile. L'aponévrose étant étudiée , on la fend et on la replie des deux
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cotés de la préparation, pour mettre à découvert les muscle*; dans cette partie de la préparation il faut avoir soin d'enlever en même temps qae l'aponévrose le tissa cellulaire et la graisse qui recouvrent immédiatement le muscle, afin de l'isoler complètement dn premier coni». Pour obtenir les muscles bien proprement disséqués, il faut toujours luire agir le scalpel dans le sens des fibres musculaires; car, quand même l'instrument porterait sur le muscle lui-même, il ne ferait alors qu'en érailler les fibres; tandis que, si le scalpel est porté obliquement ou transversalement à leur direction , celles-ci seront coupées eu travers toutes les fois que l'instrument les touchera. Au tronc, l'apoaéVrose d'enveloppe est tellement mince, qu'on peut très-bien la nécJiper et Penlever du premier coup avec la peau, pour isoler de suite les muscles sons-jacens. On fera bien cependant de la conserver par exemple à la partie inférieure de l'abdomen , où &ts rapports avec l'anneau inguinal deviennent importans dans l'étude de la hernie inguinale.
L'attache des muscles rend raison de leur action ; il est donc évident qu'il faut avoir soin de les préparer aussi exactement que possible j pour ne pas laisser de doute sur le point précis de l'os où cette insertion se fait. Il ne faut couper les muscles que quand cela est absolument indispensable pour voir ceux placés au-dessous, ce qui n'a guère lien que pour les muscles du tronc ; aux autres parties du corps il sniEt ordinairement d'écarter les superficiels pour préparer ceux qui sont plus profondément situés, en sorte qu'on a l'avantage d'étudier les différentes couches dans leurs rapports. Quand cependant on est obligé de diviser un muscle, il vaut mieux, en général, le faire dans son milien qu'à son attache ; car de cette manière il sera toujours facile de réappliqueT les deux moitiés pour les étudier de nouveau.
On fait bien, quand on dissèque la myologie pour la première fois, de n'étudier que les muscles et leurs dépendances, et de couper toutes les antres parties; mais quand on aura pris une idée générale du système musculaire, il est important, dans les dissections subséquentes, d'observer ses connexions avec les parties voisines, telles que les principaux troncs vasculaires et nerveux, dont on ne connaîtra jamais bien la disposition qu'en les envisageant dans leurs rapports avec les muscles ; c'est dans ce but que nous ayons ajouté à cet ouvrage un abrégé danatomie topographique.