‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 84 sur 297 · MUSCLES DU CRANE ET DE LA FACE · texte numérisé non relu

MUSCLES DU CRANE ET DE LA FACE

et descend, en se portant en dedans, y ers la lèvre supérieure, où il se perd en s'unissant au releveur de la lèvre et de l'aile du nez et au canin.

Usages. Il relève la lèvre supérieure et la tire un peu en dehors.

10.* Muscle petit zygomatique. Muscle grêle, qui naît de I*os de la pommette et du bord inférieur du muscle orbicnlaire, et se porte en dedans et en bas vers la lèvre supérieure, où il s'unit au releveur. ,

Mêmes usages.

11.° Muscle releveur de l'angle de la bouche; canin. Il commence par une base assez large dans la fosse canine, se porte en bas et en dehors en se rétrécissant, et se termine â l'angle de la bouche.

Usages. Il relève l'angle de la bouche et le tire en dedans.

12.° Muscle grand zygomatique. De forme alongée; il commence à l'os malaire derrière le petit zygomatique, et se dirige vers l'angle de la bouche, où il s'unit au releveur et à l'abaisseur.

Usages. Il relève l'angle de la bouche et le tire un peu plus en dehors que les précédens muscles.

13.° Muscle buccin ateur. Ce muscle, carré, forme en grande partie la joue. Il s'attache au bord alvéolaire de la mâchoire supérieure, à l'aile ptérygoïde interne, et â la ligne oblique externe de la mâchoire inférieure; de là les fibres se dirigent horizontalement en avant vers la bouche, où elles s'unissent à celles de l'orbiculaire, des releveurs et des abaisseurs; ce muscle est traversé par le canal de Sténon.

Usages. Il tire la bouche en arrière et ride la joue ; si son action se combine avec celle de l'orbiculaire de la bouche, il porte les joues en dedans; ces mouvemens sont surtout utiles pendant la mastication, l'exercice de la parole x l'action de siffler, etc.

14.° Muscle orbiculaire de la bouche. Les fibres extérieures de ce muscle ne sont autre chose que les extrémités (tes muscles releveurs et abaisseurs, qui se dirigent circulairement quand ils sont arrivés près des lèvres; les fibres internes appartiennent les unes à la lèvre supérieure, les autres â l'inférieure; cçsdeux trousseaux se recourbent suivant la direction des lèvres,

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et s'entre- croisent vers les commissures de la bouche, sans se continuer Tun dans l'autre.

Usages. 11 ferme la bouche; s il se contracte plus fortement, il la ride et la porte en avant.

15.° Muscle abaisseur de l'angle de la bouche; trianjQULAÎn^r. <U commence par une base large au bord inférieur de la mâchoire inférieure, et monte en se rétrécissant vers l'angle 4le la bouche, où il se termine.

Usages. Il abaisse l'angle de la bouche et la lèvre inférieure,

16.° Muscle abaisseur de la lèvre intérieure; carré De forme rhomboïdale; il provient du bord inférieur de la mâchoire inférieure, monte de dehors en dedans, et se termine à la lèvre inférieure, qu'il abaisse en se contractant.

17,° Muscle receveur du menton; muscle de la houpe pu menton. Muscle court et conique, qui commence par un sommet assez rétréci dans une fossette qui correspond à l'alvéole de la deuxième dent incisive, et se porte de là en avant et en ba* en s'élargissant pour s'implanter par sa base dans la peau du menton* Usages. 11 relève le menton et la lèvre inférieure.

18.° Muscle transverse du menton. Nous en avons parlé à l'occasion du peaucier; nous avons vu alors que ce dernier s'approche en haut de celui du côté opposé, en communiquant avec lui par des fibres transversales placées sous le menton. - Usages. Il abaisse le menton et le rétrécit

19.° Muscle risorius pe Santorini. Il se compose d'un os de plusieurs faisceaux musculaires, qui se détachent du peaucier et se portent en avant en montant vers l'angle de la bouche, qu'ils tirent en bas et en arrière, ce qui a surtout lieu quand on sourit

Préparation. Les muscles dont nous nous occupons ici ne sont pas également faciles a disséquer sur tons les sujets; en. général ceux q*È Ont la peau de la face flasque, infiltrée, ou qui sont morts d'ane^ maladie chronique , sont peu propres à ce genre de dissection. Relativement à ces muscles, il est encore a observer qu'il est très-difficile de les mettre au net en même temps qu'on enlève la peau; je préfère de séparer d'abord cette dernière et de nettoyer les muscles après, en me serrant de ciseaux. Remarquons, enfin, que quand les muscles sont préparés, ils deviennent beaucoup plus visibles, puisqu'ils rougissent en les laissant exposés à l'air pendant guelques heures.

Occipito- frontal. Place? un billot sous la nuque et rases la tête;

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