MUSCLES DU CRANE ET DE LA FACE
plis incises la peau sur la ligne médiane depuis la protubérance occipitale externe jusqu'à la racine du nez; faites une incision transversale depuis le point de départ de la première jusqu'à l'apophyse mastoïde, et faites-en une seconde très-superficielle depuis la racine du nés jus* qu'à l'apophyse orbital re externe, en suivant le bord or bi taire supérieur; dissèques avec précaution la peau de dedans en dehors, en inclinant le tranchant du scalpel vers la peau, afio de laisser sur la tête le plan moeculeux. 11 n'y a pas de maj à laisser les muselés recouverts on et 14 de graisse, qu'on enlèvera plus tard avec les ciseaux. Il est à observer que le muscle frontal est très<-paie et qu'il se compose de fibres très-peu prononcées, tandis que le muscle occipital est beau- . coup plus fort. En mettant le frontal à découvert près de l'areade orbi- Uire sapérieure, il faut ménager l'orbiculaire des paupières, qui le recouvre un peu dans ce point. Il faut avoir bien soin de ne pas enlever avec la peau la calotte aponévrotique; cette membrane est intacte tant que la face interne de la peau que l'on détache est couverte de tissa graisseux ; elle est au contraire coupée , si l'on remarque que la face interne de la peau est lisse. Si Von prolonge l'incision cutanée taperaciellement le long du dos du nés, et qu'on en dissèque le lamfeeaaun peu en dehors, on découvre le muscle pyramidal du nez; mais il dut avoir soin d'incliner le tranchant du scalpel vers la peau, pour ae pas enlever ce petit trousseau musculaire.
Orbiculaire des paupières. Continuez l'incision cutanée superficiellemeat sur le bout du nez, la cloison des narines et sur la lèvre supérieure; faites- en. une seconde, qui n'intéresse également que la peau et qui de l'angle de la bouche se porte vers l'apophyse or bi taire externe, ta décrivant nne légère courbe à convexité inférieure, et réunisse* ces deux incisions par une troisième qui suive le bord de la lèvre; enlevés ensuite toute la peau qui reoouvre la partie supérieure de la face, en disséquant de haut en bas le lambeau qui correspond à la paupière wpérieure, et de bas en haut celui qui correspond à la paupière inférieure; usez surtout de précaution en disséquant les paupières ellesnemes, où la peau devient excessivement mince et où les fibres mus- «laires sont souvent très-pâles. Ménagez au bord inférieur de l'orbi- *utire le trousseau qu'il donne au petit sygomatique; disséquez avee •°ia le tendon de l'orbiculaire ou ligament palpébral, que vous reconnaître» à la saillie qu'il fait quand on tire les paupières en dehors. Examinez, enfin, les rapports de cette partie avec le sac lacrymal, en devant la portion de l'orbiculaire qui s'insère à la partie inférieure dn tendon. En enlevant la peau qui recouvre la partie supérieure de * i**e, il faut faire attention de ne pas emporter en même temps le f*** yçomâtique , cjui y est entouré de beaucoup de graisse.
Sourciller. Abaissez la partie de l'orbiculaire qui cache le frontal ▼•nia moitié interne du rebord orbi taire supérieur; détachez le frontal *& le séparant du muscle du o6té opposé sur la racine du nés , et dis- *«i*e*4e en dehors; vous verrez derrière lui le sourciher, qui s'en distingua de suite' par la couleur foncée de ses fibres; on peut encore *oir ce muscle après avoir abaissé l'orbiculaire, si Ton fait sur le frontal °oe légère incision le long de la moitié interne du rebord sourciller, tt >i Von écarte les deux lambeaux du muscle incisé.
*1© MYOTOMIE.
. Le releveur de Vaile du nez et de ta lèvre supérieure devient visible, quand on écarte un peu en dehors la portion interne de l'orbiculaire des panpiéres placée sous le ligament palpébral. On voit déjà en partie le transversal du nez depuis que la peau est enlevée du dos du nez; mais comme la partie aponévrotique.du muscle est mince, il faut avoir fait agir le scalpel peu profondément pour ne pas la couper ; pour voir la portion charnue de ce muscle, on renverse le muscle releveur ea dehors, après en avoir divisé la portion qui se rendait à l'aile du net.
Vabaisseur de Vaile du nez. est profondément situé au bord inférieur de la portion charnue du transverse et il en est un peu recouvert; il faut par conséquent récliner ce dernier en dehors et disséquer la partie toute postérieure de l'aile du nés.
Le moustachier est situé dans l'épaisseur de la cloison du nés, immédiatement sous la peau, qu'il faut enlever avec précaution» Il y a des Sujets où ce muscle est très-peu apparent, mais il existe toujours.
Ji éleveur de la lèvre supérieure. Sa partie supérieure est recouverte par l'orbiculaire, dont il faut relever le bord inférieur pour le découvrir.
Le petit zygomatique est un trousseau musculaire grêle, placé asses superficiellement dans la graisse de la partie supérieure de la joue, et qui se continue en partie avec le bord inférieur de l'orbiculaire; on l'enlève facilement avec la peau, si l'on ne dissèque pas attentivement Le grand zygomatique se voit derrière et au-dessous de lui, dés que la peau est enlevée.
Le releveur de Vangle de la bouche est en partie caché derrière K releveur de la lèvre, qu'il faut un peu récliner en dedans; une grande quantité de graisse est ordinairement logée entre ces deux muscles.
Mis or i us de Santorini. Faites une incision à la peau depuis l'attache postérieure du grand zygomatique jusqu'à l'angle de la mâchoire inférieure; faites une seconde incision cutanée très-superficielle sur la ligne médiane depuis la lèvce inférieure jusqu'au menton, et une autre depuis la partie supérieure de celle-ci jusqu'à l'angle de la bouche; disséquez de haut en bas la peau de la joue et de la lèvre inférieure, et conduisez le scalpel très -superficiellement pour ne pas intéresser les fibres musculaires. Le$ paquets musculaires pâles, qui se continuent du peaqcier par -dessus la mâchoire inférieure jusque vers l'angle de la bouche, constituent le risorius»
Buccinateur. Il faut écarter les faisceaux du risorius et enlever la graisse de la joue au-dessous de l'os de la pommette, pour voir ce muscle. Dans cette préparation on fait bien de conserver le canal de S tenon , qui a l'épaisseur d'une plume de corbeau environ et que l'oa pourrait prendre pour une artère; il se porte horizontalement d'arrière en avant, et perce le buccinateur vers son milieu.
Orbieulaire de la bouche. On l'aperçoit déjà en partie quand la peau est enlevée; pour le voir en entier, on coupe circulaire ment avec des ciseaux la peau fine et rougeâtre qui recouvre le bord libre des lèvres, mais il faut se rappeler que l'orbiculaire est placé immédiatement sous cette peau.
L1 abaisseur de Vangle de la bouche et Vabaisseur de la lèvre inférieure sont visibles par les préparations 'précédentes ; ce dernier est cependant un peu recouvert par le bord antérieur du triangulaire. Ob*