MUSCLES DES COTES
Nous avons déjà examiné le triangulaire du sternum, les petits dentelés postérieurs supérieur et inférieur, eX,\e.s, scalènes , en sorte qu’il nous reste à indiquer les suivants :
lo. Muscle carre des lombes. Muscle quadrilatère, situé entre la douzième côte et l’os des îles, à côté des vertèbres lombaires. Ce muscle est enveloppé par une gaine aponévrotique , qui est formée par les lames postérieure et moyenne de l’aponévrose commune à l’oblique interne et au transverse de l’abdomen. Il nait par un corps épais de la lèvre interne de la crête iliaque et du ligament iléo-lombaire. Il monte de là et s’insère aux apophyses transverses des cinq vertèbres lombaires et au bord inférieur de la douzième côte. Ce musele est renforcé postérieurement par quelques faisceaux qui proviennent des apophyses transverses des deux ou trois vertèbres lombaires inférieures.
Usages. Il abaisse la douzième côte, qui entraîne les côtes suivantes, et il contribue à la flexion latérale de la colonne lombaire.
2». Muscles petits releveurs des côtes ( surcostaux). Petits muscles triangulaires, situés en arrière vers l’extrémité postérieure des côtes. Ils sont au nombre de douze , et commencent chaeun à l’apophyse transverse placée immédiatement audessus de la côte à laquelle ils s’attachent; leur insertion aux côtes se fait au col de ces os.
3o. Muscles longs releveurs des côtes (surcostaux). Semblables aux précédents; mais ils ne se trouvent ordinairement qu’aux trois côtes inférieures; au lieu de s’insérer à la côte qui suit immédiatement l’apophyse transverse à laquelle ils commencent, ils passent par-dessus elle et ne s’insèrent qu’à la deuxième côte inférieure; par exemple celui qui vient de la septième vertèbre se termine à la neuvième côte.
Usages. Comme leur nom l’indique, ils élèvent les côtes et élargissent ainsi la poitrine.
4°. Muscles intercostaux externes. Au nombre de onze; on en trouve un dans chaque intervalle des côtes. Leurs fibres, en partie aponévrotiqiies , sont dirigées en bas et en avant. Ils commencent au bord inférieur de la côte supérieure et s’insèrent au bord supérieur de la côte inférieure , et ils s’étendent depuis la tête de la côte jusqu’à son cartilage.
5». Muscles intercostaux internes. Semblables aux précédents, à la face interne desquels ils sont
situés. Ils en diffèrent par la direction de leurs fibres, qui se portent en bas et en arrière; ils en diffèrent encore en ce qu’ils ne commencent en arrière que vers l’angle des côtes , tandis qu’en avant ils arrivent jusqu’au sternum.
Usages. Les intercostaux servent à rapprocher les côtes les unes des autres, et par conséquent à rétrécir la poitrine, s’ils agissent tous ensemble pendant que la douzième côte est fixée. Si les intercostaux externes agissent seuls , ils élèvent les côtes et deviennent inspirateurs. Les intercostaux internes , qui ont une direction opposée , semblent destinés à abaisser les côtes, surtout si la douzième est retenue par le carré des lombes , tandis que, si ce muscle reste relâché, ils peuvent contribuer avec les externes à l’élévation des côtes.
6». Muscles sous-costaux. On les voit dans l’intérieur de la poitrine , près de l’extrémité postérieure des côtes; ee sont des lames musculaires très-minces , qui ont la direction des intercostaux internes; mais qui, au lieu d’aller d’une côte à la côte voisine , passent par-dessus elle pour ne s’insérer qu’à la deuxième côte, par exemple de la sixième à la huitième.
Préparation. On parvient au carré des lombes dès que le corps du long dorsal et du sacro-lombaire est emporté, et nous avons dit qu’il fallait alors user de précaution pour ne pas enlever en même temps le muscle qui nous occupe; mais il est encore recouvert en arrière par la lame moyenne de l’aponévrose commune au transverse et à l’oblique interne, qu’il faut par conséquent en séparer. On peut encore étudier ce muscle par sa face antérieure, après avoir enlevé tous les viscères du bas-ventre , ainsi que la lame antérieure de l’aponévrose du transverse qui le recouvre.
Les releveurs des côtes sont visibles dès que le sacro-lombaire est enlevé ; il n’y a qu’à les isoler en passant le scalpel au-dessous d’eux; on se rappellera que les longs releveurs ne se trouvent qu’aux côtes inférieures.
Intercostaux : les externes sont déjà préparés par la dissection précédente ; les internes se voient si l’on enlève avec précaution les externes dans les intervalles des côtes. Mais on les étudie plus facilement encore par la cavité thoracique , après avoir replacé le cadavre sur le dos; ils sont bien visibles dès que la plèvre est séparée des côtes.
Les sous-costaux se voient dans l’intérieur de la poitrine près de la colonne vertébrale dès que la plèvre costale est enlevée; ces muscles manquent quelquefois d’un ou même des deux côtés.
nouveau manuel I)E L’ANATOMISTE.