VEII
gneusement Panneau fibreux qui lui livre passage. On sépare ensuite les muscles de la cuisse pour découvrir le trajet de V artère crurale profonde , en évitant autant que possible de diviser les muscles en travers; le plus souvent il suffira de bien les soulever, après avoir enlevé tout le tissu cellulaire ambiant. A la partie antérieure du membre il n’y a guère que le muscle pectiné et les deux premiers adducteurs qui doivent être séparés de leurs attaches au pubis, afin de voir le trajet de Varfère circonflexe interne, ainsi que la terminaison de \'urtère obturatrice , qui ne sera disséquée que maintenant. A la partie postérieure de la cuisse il faudra couper en travers le muscle carré , pour apercevoir la branche ascendante de la circonflexe interne.
A la jambe , pour voir le trajet de Vartère tibiale postérieure et de péronière , il faut diviser le gastroenémien interne à son attache supérieure , et séparer le soléaire du tibia , afin de replier les muscles du mollet en dehors, en les laissant attachés au condyle externe du fémur et au péroné. L’artère tibiale antérieure sera parfaitement visible si l’on écarte bien les muscles extenseurs des orteils, du tibial antérieur , après avoir divisé le ligament croisé. Pour voir la pédieuse et les artères du tarse et du métatarse, il faut exactement séparer les différents chefs du muscle pédieux, et, au Itesoin, diviser ses chefs externes à leurs attaches postérieures.
Dans la plante du pied , on peut conserver la partie postérieure du muscle abducteur du gros orteil , qui passe sur l’artère tibiale postérieure , dont on voit le trajet après avoir enlevé toute la graisse qui l’entoure. 11 faut alors, après avoir disséqué la peau de la plante, détacher du calcanéum l’aponévrose plantaire et le muscle petit fléchisseur des orteils , et les replier de côté en les isolant peu à peu des parties profondes de la plante , mais en ménageant les rameaux artériels qu’ils reçoivent. On poursuit enfin les artères plantaires depuis leur point d’origine, tantôt en coupant sur leur trajet les muscles qui les cachent encore, et tantôt en les soulevant de manière à pouvoir les incliner de côté.